France - Bulgarie du 21 Novembre 1984

Sur la route du mondial mexicain. Old School Panini va balayer toutes les rencontres des éliminatoires des bleus de la coupe du monde 1986. On avait déjà vu la balade au Luxembourg pour le premier match (voir le sujet Luxembourg-France 1984) on va s’arrêter à présent sur la deuxième rencontre, un classique en éliminatoires ave un France-Bulgarie. Après celui de 1977 qui emmena les bleus en Argentine, les deux équipes se retrouvent et même si ce n’est pas un match couperet c’est un match entre deux prétendants de ce groupe très relevé (figurent aussi la RDA et La Yougoslavie). Pour ce nouvel épisode d’une histoire sans cesse recommencée (les deux nations se retrouveront aussi dans les éliminatoires du mondial 94), Henri MICHEL connait toutefois quelques problèmes pour bâtir sa sélection. A l’automne les feuilles tombent, les joueurs aussi. Championnat et coupe d’Europe causent autant de dégâts que pluie et vent. Alain Giresse blessé en coupe d’Europe à Bucarest, est le premier à déclarer forfait. Il sera suivi par ses co-équipiers Battiston et Specht. Après deux ans et demi d’absence en équipe de France, Léonard Specht a en effet regagné une place de sélectionnable. Des adducteurs douloureux l’empêchent d’enlever celle de sélectionné. Le genou d’Yvon Le Roux ayant été ouvert par le professeur Imbert, séquelle du dernier championnat d’Europe, Henri Michel doit donc chercher un défenseur central ailleurs. Il le trouve encore une fois dans ce fameux « réservoir olympique » façonné pendant deux saisons. Ainsi le 13 novembre 1984, à la sortie de son entrainement le lensois Didier Sénac apprend ainsi qu’il sera international. 24 ans après son père qui avait débuté en équipe de France contre…la Bulgarie. Petit clin d’œil de l’histoire. 

Guy et Didier Sénac entrent par la même occasion dans le clan très restreint des internationaux père et fils. A noter que Yannick Stopyra lui aussi convoqué est fils d’international (et même petit fils !!). La désignation du stoppeur lensois, grand gaillard de 1.85m est la seule réelle surprise d’une sélection qui marque entre autre le retour de Jean Tigana et Bernard Genghini au milieu de terrain, pour la première fois depuis l’Euro 84. La liste comprend également le retour de José Touré. La vague de blessures qui a précède le stage incite toutefois Henri Michel à la prudence. Cette fois, les « seize » seront dix-sept, quitte à laisser un joueur dans les tribunes le jour du match venu. Tous les joueurs arrivent le samedi 17 novembre à Jouy en Josas (centre technique avant la création de Clairefontaine) pour un match prévu 4 jours plus tard. Tous sauf le turinois Platini qui a un derby Juve-Torino le dimanche, Henri Michel est inquiet et espère que son génie ne se blessera pas. L’incident qui arrivera, hélas, le dimanche n’aura pas lieu en Italie mais à St-Nazaire et sera dramatique. Sur une route glissante les nantais Seth Adonkor et Jean-Michel Labejof trouvent la mort dans un accident de voiture (voir le sujet sur la mort tragique de Seth Adonkor le grand frère de Marcel Desailly). Cette nouvelle jette la consternation chez les bleus où Bossis, Bibard et Touré pleurent leurs co-équipiers et amis disparus. Dans ces conditions, l’entrainement du lundi est bien morose. On en oublie les bulgares, qui se préparent de leur côté sur les bords de la mer noire. Mercredi 21 novembre le match débute, côté français il n’y a que deux seuls rescapés de la victoire de 1977 : Platini et Bossis. Les bleus débutent timidement et d’une manière hésitante. Côté droit c’est branlant, Tigana est posté dans un faux rôle d’ailier qui ne luis sied guère et Bibard se montre trop hésitant à monter. L’équipe de France à du mal à trouver des espaces dans une défense très regroupée, n’arrive pas à se mettre en position de tir. Elle sera toutefois sauvée par un penalty, généreusement sifflé par l’arbitre ouest-allemand de la rencontre, après une faute de main peu évidente de Markov. Platini ne se fait pas faute de transformer ce péno providentiel. Voici l'action et le péno en vidéo :



Le reste est l’affaire de Joël Bats, qui sauve son camp à trois reprises sur une frappe de Zdravkov, une volée de Mladenov et un centre tir vicieux de Gotchev. Les bleus ont aussi un grand gardien, au cas où certains l’auraient oublié. La victoire est là, pas la manière. Après la rencontre, le sélectionneur bulgare fulmine contre l’arbitrage : « Markov n’a pas touché le ballon de la main. Les champions d’Europe n’avaient tout de même pas besoin de ça » et pourtant il faut bien croire que si !





La fiche du match et les 13 joueurs français















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