Un champion du monde à l'AS Aix en Provence

On se souvient tous de l'arrivée en 1974 des deux champions du monde Jairzinho et Paulo Cesar sur la Cannebière. Si Jairzinho débarque à l'OM en octobre 1974, Paulo CESAR lui a déjà posé ses valises au cours de l'été durant linter-saison. Et aujourd'hui c'est justement Paulo Cesar qui nous intéresse. Champion du monde à 21 ans, il était promis à une grande carrière, c'est le roi Pelé lui-même qui l'avait prédit, en désignant aux médias brésiliens, le jeune champion du monde (21 ans en 1970) comme son successeur à l'issue du mondial mexicain. Quatre ans plus tard, voici Paulo CESAR à l'Olympique de Marseille juste après la coupe du monde en Allemagne. Paulo Cesar n'a pas confirmé en Allemagne qui l'était le digne successeur du roi Pelé. Bien qu'il brille en club avec Botafogo puis Flamengo sa vie dissolue, n'est pas compatible avec le statut de plus grand joueur mondial. Les supporters marseillais vont connaitre ces deux facettes. Brillant avec l'OM par intermittence, spectaculaire, capable de véritable coup d'éclats, le duo brésilien et surtout Paulo Cesar régalent le public qui vient en nombre au Vélodrome à chaque sortie des Phocéens. Mais les résultats sont peu convaincants et les prestations manquent de consistance, de régularité. Mais au début de l'année 75, les brésiliens assurent définitivement le spectacle et l'OM remonte spectaculairement en championnat pour se caler à la deuxième place derrière la grande équipe de Saint-Etienne. Sauf que tout va basculer lors d'un quart de finale retour de la Coupe de France contre le Paris-Saint-Germain, Jairzinho est accusé d'avoir agressé un juge de touche à l'issue de la rencontre dans les couloirs du Parc des Pinces. Même si Jairzinho clame son innocence, il est reconnu coupable et condamné à deux ans de suspension dont un avec sursis, Paulo Cesar qui a participé à l'altercation selon le délégué, prend trois matchs de suspensions. Ce jugement signifie la fin du passage à Marseille pour le tandem brésilien. Paulo Cesar avec 18 buts au cours de la saison a su conquérir le public marseillais mais s'est également bien fait remarquer par les marseillais pour son goût pour les virées nocturnes. En 2015, dans une interview sur la chaîne brésilienne Globonews, il a déclaré être tombé dans la dépendance de la cocaïne justement lors de son année à Marseille (en pleine période de la French Connection mais ce n'est sûrement qu'une coïncidence).Cette addiction va durer 17 années où le champion du monde va toucher le fond en vendant sa médaille gagnée au mondial mexicain pour s'acheter ses doses de cocaïne : «Je n'avais pas de contrôle émotionnel. Jamais je n'aurais dû négocier et vendre une médaille si précieuse. C'est une perte énorme! Je ne l'ai jamais dit à personne, mais maintenant je vais me confier», déclare l'ex-joueur, dans le reportage. «Le plus important pour moi, c'était la cocaïne. La médaille l'était moins», ajoute l'ancien milieu de terrain, qui aurait aussi vendu une réplique du trophée pour acheter la drogue. En tout cas l'air de la Provence lui a plu car il y reviendra en toute fin de carrière pour une pige d'une saison avec le club d'Aix en Provence alors en division 3. Voici une image proposée cet après-midi sur les réseaux sociaux d'OSP où il fallait le reconnaître avec le colosse allemand Horst HRUBESCH. 
Paulo CESAR et  Horst HRUBESCH en 1983 lors du match amical entre Aix en Provence et Hambourg
Ce qui est amusant c'est de voir qu'Hambourg est venu faire un match amical à Aix contre une équipe de D3, pour mémoire les allemands seront champions d'Europe cette année là en battant la juve de Platini. Mais ce qui est encore plus amusant, c'est que le brésilien n'en a pas fini avec Hambourg au cours de cette année 1983. En effet Paulo CESAR finira sa carrière à Gremio pour les six derniers mois de l'année. Le Gemio qui vient de gagner la Copa Libertadores et qui affronte en fin d'année au Japon, le Hambourg SV dans la cadre de l'ex Coupe Intercontinentale. Les brésiliens l'emporte 2 à 1, Paulo Cesar, titulaire, joue 70 minutes et quelques mois après avoir affronté Hambourg avec Aix en Provence, il devient champion du monde des clubs en battant le même adversaire. Paulo Cesar arrêtera sa carrière sur ce fait d'armes et brulera la vie pas tousl es bouts encore quelques années avant de se ranger.
Paulo César sable le champagne après avoir signé son contrat avec le président Fernand Méric, le 11 juillet 1974

Sources : 

Cyrille REGIS' spectacular goal of the season


The Baggies legend demonstrated what he was capable of against Norwich City in 1982 when he scored a stunning long-range strike in the FA Cup which went on to win the BBC’s Goal of the Season award. He was a pioneer for black footballers in the game when he played alongside Laurie Cunningham and Brendon Batson at The Hawthorns, being appointed an MBE in 2008 and a 10ft statue of the trio was unveiled by West Brom in 2014. Regis won five caps for England between 1982 and 1987, having been one of the stars of the Baggies team between 1977 and 1984. He scored 112 goals in 297 appearances for Albion before moving on to Coventry, winning the FA Cup with the Sky Blues in 1987. Watch Cyrille Regis score the goal of the season in 1981-82, a spectacular strike for West Bromwich Albion to knock Norwich City out of the FA Cup (5th Round - 13 February 1982) :


SPAIN - World Cup 94

The 1994 Panini World Cup album is very strange with so many differences between some countries. Today we have a look on the Spanish national team. In the Dutch version and the German album spanish players all appear in their club jerseys and we don't know why. I don't think it's a license problem as we can see with this same team in the 2002 World Cup Album, It's may be a problem between the headquarter in Italy and their brand in Germany/Netherlands. May be they didn't receive  in time the good files (with spanish jersey) or they lost it. There is two example with Pep GUARDIOLA and Luis ENRIQUE. On the sitckers just below you can see on the right side the international Edition directed by Panini headquarterers in Modena, Italy and on the other hand the Dutch/Geman edition :
I think it's a file problem because for the dutch/german edition they took the files of Spanish Liga 1993-94 album. As you can see :
And may be they used some Photoshop software (the right one with the Spanish Jersey) :
By the way the UK & Ireland edition were a little bit different with closer faces for some teams like Spain :
And now all the Spanish 1994 team with both stickers (International & dutch/german edition). Click on the pictures for better quality :

CIAO TOTTI

AS Roma's legend Francesco Totti played this afternoon his final game for the club, 24 years after his first Serie A appearance, in Roma's 2-0 win at Brescia on 28 March 1993. So Ciao and Grazie Francesco TOTTI
So here it comes the Panini Integral of Francesco Totti with AS Roma from 1994-95 to 2016-17.
Click on the picture for a better quality.
P.S : First Picture is from the arstist Steve WELSH and his awesome collection : F is for FOOTBALL

La bagarre surréaliste entre Sénac et Swierczewski

La scène fût surréaliste. Nous sommes le 21 janvier 1995 et on joue déjà la 23ème journée quand St-Etienne alors treizième au classement reçoit les Girondins de Bordeaux, quatrième. Et pourtant bien que le classement ne le laisse pas paraître, ce sont deux clubs en crise de confiance qui s’affrontent. Les verts viennent de se faire éliminer de la Coupe de France par Montpellier et chez les Girondins, la tension entre l’entraineur Toni et les cadres du vestiaire couve depuis plusieurs semaines.  Le score est de zéro à zéro à la mi-temps et sept minutes après  la reprise, arrive cette scène incroyable. Le ballon est dans le camp stéphanois quand arrive plein champ, le polonais de St-Etienne Piotr Swierczewski poursuivi par le stoppeur de Bordeaux, Didier Sénac qui frappe et met à terre son adversaire puis le piétine à plusieurs reprises rejoint par Bixente Lizarazu. Une mêlée générale commence pour séparer les bordelais qui utilise le polonais tel un vulgaire paillasson puis ce fut au tour de Christophe Dugarry de remettre une avoine à Piotr Swierczewski. Mais qu’à donc fait le polonais pour mériter un tel traitement de la part de ses adversaires ? Il y a deux versions différentes selon les protagonistes de chaque camp. Mais en tout cas ce qui est sûr et qu’on ne voit pas à l’image car hors champs c’est que Piotr Swierczewski vient de frapper par derrière, d’un coup poing le joueur de Bordeaux Zinedine Zidane qui reste au sol après la mandale du polonais. Témoin de la scène, Sénac puis Lizarazu poursuive le polonais pour venger leur coéquipier.

Voici deux vidéos qui relatent l’incident. La première est celle du journal télévisé de l’époque (France 3 – Rhône-Alpes). Même si le sujet est très intéressant et parle plus de la victoire des verts qui fait du bien au classement, le sujet évoque la bagarre mais nous en apprend pas plus sur l’origine de l’incident. Je vous laisse regarder cela dure trois minutes.


La seconde vidéo (mise en ligne par ASSE Memories) est plus intéressante car nous avons les commentaires en direct et cela nous aide à comprendre ce qui s’est réellement passé :


Le match est commenté par la chaîne locale avec des commentateurs pro-stéphanois et pourtant d’entrée ils vont dire que le polonais Piotr Swierczewski va se faire expulser. Au vu des images dans un premier temps on peut penser que c’est lui la victime mais les commentateurs, présent au stade ont vu ce que le réalisateur ne filmait pas, à savoir que le polonais vient de mettre K-O Zinedine Zidane. Mais ce qui est intéressant c’est qu’ils ajoutent quelques secondes plus tard, qu’il s’est fait justice lui-même, Zizou ayant porté le premier coup. Bien sûr il n’y a pas d’images pour étayer ces commentaires mais, je ne sais pas pour vous mais moi je le crois sans trop de difficulté vu le casier de notre Zidane national sur le sujet. D'autant qu’en première mi-temps les duels entre les deux joueurs étaient très accrochés… Je vous laisse seul arbitre.
La suite est assez hallucinante tout de même. L’arbitre ne sort qu’un seul carton rouge et il est pour le polonais. Les amis Senac, Lizarazu ou encore Dugarry qui ont véritablement lynché le polonais, repartent sans le moindre carton jaune. A noter que Swierczewski finira avec le nez cassé et des traces de crampons sur la poitrine. Le capitaine Stéphanois Laurent Blanc pose immédiatement une réserve auprès du délégué mais l’histoire fait tellement de bruit dans mes médias, vu la violence des coups, que tous sont convoqués en commission de discipline moins d'une semaine après la rencontre et les sanctions tombent :

Bixente Lizarazu : trois matchs de suspension ferme
Christophe Dugarry : quatre matchs de suspension ferme
Piotr Swierczewski : suspendu jusqu’au 15 mars 1995 soit presque deux mois
Didier Senac : suspendu jusqu’au 31 mars 1995 soit à peu près deux mois et demi mais avec la trêve internationale, dans les faits il n’écope que d’un match de plus que le polonais.

Les sanctions sont lourdes mais le président de la commission de discipline, M. Jacques Riolacill, ne prend pas de pincettes pour se justifier : « Une telle sauvagerie je n’ai jamais vu cela. Il y avait sur le terrain, au moment des faits, un climat de haine, à l’état brut.»
De retour d’un voyage d’affaires au Mexique, le président des Girondins, Alain Afflelou a sévèrement commenté le comportement des joueurs bordelais impliqués dans cette bagarre. « C’est inadmissible, intolérable et injustifiable, nous ne ferons donc pas appel des sanctions».
Didier Sénac lui veut partir et le fait savoir : « Je ne me vois pas m’entrainer pour rien jusqu’à cette date (31 mars). En revanche l’opportunité d’un prêt, vers la Suisse ou le Portugal, ne serait pas pour me déplaire. Je suis en fin de carrière et il me reste peu de temps pour assouvir ma passion ».
La réponse du président Afflelou ne tarde pas à se faire savoir : « Je comprends la volonté de Didier de pouvoir encore jouer (il va avoir 36 ans) et je ne m’opposerai pas à son départ, bien au contraire. Il le mérite pour ce qu’il a apporté. Même si, pour l’heure, il n’y a aucun contact, ça me parait être une bonne solution, car je ne sais pas comment son retour sur les stades français sera apprécié et vécu après ce qui s’est passé.»

Finalement tout le monde va purger ses suspensions et personne ne va partir. Si un seul l’entraineur de Bordeaux Toni juste avant le retour de Didier Sénac. C’est Eric Guerit qui prend les rênes du club et pour son premier match il aligne d’entrée Didier Sénac et les bordelais s’imposent 1-0 à Lescure face à Bastia, le premier avril 1995. Bordeaux terminera la saison à septième place hors des places qualificative directement pour l’Europe. Il faudra passer par l’Intertoto, un drôle  d’épopée pour les bordelais qui joueront pas moins de vingt matchs européens pour s’incliner face au Bayern de Munich en finale de la coupe de l’EUFA mais ceci est une autre histoire. Quant aux verts la saison fût longue et pénible terminant à la dix-huitième place pour se sauver in-extremis d’une relégation qui arrivera la saison suivante. Finalement cette soirée glaciale de janvier fût l’un des rares moments où les verts auront réussi à s’enflammer. En étant réduite à dix puis mené au score, les verts réaliseront l’exploit de l’emporter à dix minutes de la fin grâce à un inconnu. Elie Baup, entraineur de l’ASSE à l’époque était revenu sur ce match quelques années après et voici ce qu’il racontait sur le héros du jour : « Le gars qui avait marqué le deuxième but (Ziadi), on l’avait pris pour l’équipe de DH, parce qu’il marquait des buts en amateur. Il avait inscrit son but de la tête, entre les bras de Gaëtan Huard. Après, il avait couru vers les tribunes où se trouvaient ses copains du quartier de Montreynaud. » 
Voici les deux formations avec les vignettes Panini de la saison 1994-95 (cliquez sur les images pour une meilleure résolution)

Sources : 
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...