Il était une fois l'explosion de Carmelo MICCICHE

En cette fin de saison 1984/85, le championnat de France connaît une trêve internationale qui va voir la bande à Platini s’incliner en Bulgarie (terre maudite pour les bleus) lors des éliminatoires de la coupe du monde 1986. Après cette parenthèse, le championnat reprend pour une dernière ligne droite qui va voir Bordeaux remporter son second titre d’affilée, comme il était programmé. Mais surtout ce championnat version 1984-85, va s’emballer sous le souffle d’un vent nouveau venant de l’Est. En effet le jeune attaquant du FC Metz, Carmelo MICCICHE, va tout exploser et réaliser un exploit unique en son genre. Alors qu’il ne reste que quatre journées à jouer, le jeune lorrain va réussir l’exploit d’obtenir pour ces quatre rencontres la note très élevée de 5 étoiles France Football à chacune de ses quatre dernières sorties de la saison. Du coup le jeune Carmelo se retrouve également à chaque fois dans l’équipe type France Football de la journée aux côtés, tout à tour, de Délio Onnis, Dusan Savic ou encore l’allemand Uwe Krause. Old School Panini avait déjà fait un premier sujet sur Carmelo Micciche où on prétendait que l’attaquant lorrain s’était fait remarqué dès la saison 1985-86 avant d’exploser en 1986-87 et de connaître l’honneur d’être sélectionné en équipe de France mais il est temps de faire un erratum, l’explosion de Carmelo Micciche est intervenu après le Bulgarie-France de 1985 où il s’est imposé comme le meilleur attaquant du championnat de France lors des quatre dernières journées et qui va grandement participer à la belle fin de saison des grenats qui finiront sixième de ce championant. Voici les fiches des matchs de ces 4 journées extraites des France Football de l’époque ainsi que les quatre équipes type de la semaine : 

Une sacrée revanche pour lui car tout n’a pas été facile avant d’arriver à cette consécration. Enfant doué, il intègre le centre de formation du FC Metz sous la houlette de Marcel HUSSON, son mentor. Un mentor qui n’hésite pas à le pousser très jeune vers le groupe professionnel. L’histoire jusqu’ici était prometteuse, belle mais le compteur allait se bloquer. A 18 ans, c’est l’accident, Carmelo allait être fauché en plein envol. Cela s’est passé en coupe Gambardella face à Strasbourg, un vilain tacle et double fracture malléole-péroné. Et vogue la galère, un an sans jouer puis un prêt à Quimper et finalement l’arrêt. « Au bout de six mois j’ai effectivement quitté Quimper pour m’installer à Sarreguemines. J’étais au chômage. J’avais tiré un trait sur le foot, j’étais au fond du trou. » Le club de Sarreguemines allait toutefois l’en sortir en lui proposant de se remettre doucement, au ballon et c’est ainsi qu’on revoit Micciche sur les terrains de division 4. Carmelo retrouvait lentement mais sûrement ses sensations. La saison suivante, il livrait même un très bel exercice avec Sarreguemines, en permettant au club de se hisser jusqu’en 1/16ème de finale de la coupe de France. Après la finale remporté par le FC Metz de Marcel Husson qui venait de remplacer Kasperczack, le nouvel entraineur se rappelait au bon souvenir de son protégé du centre de formation lorrain et lui donnait une seconde chance avec les grenats de Metz. La suite ? Mûri par son expérience, Carmelo comblait vite le terrain perdu. Carmelo raconte : « En rentrant sur une pelouse, je me projetais un film. Je revoyais toutes ces images, les épreuves pas lesquelles j’étais passé. C’était suffisant ». Et puis surtout il évolue sous la protection de son mentor de toujours, qui voit en lui tout son potentiel mais aussi tous les axes de progressions. Marcel Husson va canaliser toute la fougue de Carmelo, qui naturellement doué n’a jamais su s’imposer une rigueur défensive ou collective, l’entraîneur messin va rectifier le tir comme il va le déclarer à la presse en cette fin de saison 1984-85 : « Il a de la qualité, c'est indiscutable. Mais il n'a pas d'agressivité. Il faudrait qu'il entre sur le terrain avec le mental de Cantona. Il doit aussi comprendre qu'il a tout intérêt à se replacer constamment, ne serait-ce que pour partir de loin, ce qui le rend d'autant plus dangereux. Avec lui, il faut parler sans cesse ».
Source : France Football

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