World Cup Top 100 - N°68 : SOCRATES

Socrates n'a jamais remporté la coupe du monde mais sa place dans ce World Cup Top 100 ne pourrait être remis en question tant le Docteur incarne une vision du football qui dépasse de loin le cadre du rectangle vert. Sans revenir sur la démocratie Corinthienne et en se focalisant que sur ses prestations dans les coupes du monde, Socrates n'a jamais eu peur de se taire. Lors de la coupe du monde 86, il n'hésitait pas avant chaque rencontre d'arborer un bandeau sur la tête où le message changeait à chaque fois, parfois avec des attaques bien ciblées comme celui-ci « que justice se fasse ». J’ai cherché mais je n’ai pas trouvé à quels événements il faisait allusion. Si vous avez des infos n’hésitez pas à laisser un commentaire. Et dès le début de la coupe du monde il  il n’hésita pas à jeter un pavé dans la mare. Pour son premier match le Brésil affronte l'Espagne. La Roja domine la Seleçao et aurait du ouvrir la marque grâce à Michel. Sa frappe heurte la barre et retombe derrière la ligne, le corps arbitral ne voir rien et le match continue avec encore quelques erreurs d'arbitrage et contre le cours du jeu, Socrates de la tête va inscrire le seul but de la rencontre. Après le match, devant les journalistes qui l'interrogent sur ces erreurs d'arbitrage, le Docteur ne mâche pas ses mots : « en raison d'énormes intérêts économiques et politiques, il faut que la carrière du Mexique et du Brésil se poursuive le plus longtemps possible dans cette coupe du monde ». Quand on voit l'arbitrage très favorable dont bénéficient les mexicains au premier tour, on peut ne donner que du crédit au propos du brésilien. Voici en image ce fameux but de Socrates
Et l'erreur d'arbitrage qui fera polémique sur le but valable de Michel.
Au fur et à mesure de la compétition, le Brésil et Socrates vont monter en régime avant de chuter face à l'équipe de France dans ce mythique quart de finale de Guadalajaja. Mais c'est surtout en 1982 que le Brésil peut avoir des regrets (voir le sujet : Comment le Brésil n’a pas été champion du monde en 1982 ?).

Et pourtant lors de cette coupe du monde en Espagne, le Brésil impressionne et surtout régale le public avec un jeu époustouflant. Le premier match est une démonstration d’attaque défense avec 11 brésiliens face à une muraille moscovite appelé Rinat DASSAEV. C’est Socrates qui, d’un exploit individuel, arrivera à tromper le grand Dassaev avant qu’Eder offre le premier succès (2-1) de la Séléçao dans ce mondial. La suite c’est une série de démonstration : 4-1 contre l’Ecosse, 4-0 contre la Nouvelle-Zélande et surtout un cinglant 3-1 face à l’éternel rival argentin. Mais le Brésil se fera éliminé par l'Italie et Paolo ROSSI à la surprise générale. Socrates revient sur cette défaite face à l’Italie : « Cette coupe du monde devait être l’aboutissement de 3 bonnes années de travail. Quand vous avez bien travaillé vous être naturellement confiant, c’est comme à l’école, si vous avez bien travaillé vos leçons il n’y a aucune crainte à avoir le jour de l’examen. Contre l’Italie nous n’avions rien changé à notre style et nous sommes préparés comme pour les autres matchs, nous avons joué note football comme les matchs précédents, le seul fait nouveau c’est que l’Italie a marqué plus de but que nous, incompréhensible ».

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