World Cup Top 100 - N°66 : Nils LIEDHOLM

"Au milieu des partenaires frappés par la classe adverse, Liedholm a tenté l'impossible à sa manière, celle d'un footballeur d'une clairvoyance exceptionnelle" Ainsi parlait Max Urbini, au lendemain de la finale de la coupe du monde de 1958 dominée par le Brésil du jeune roi Pelé, en rendant hommage à cet indestructible Liedholm, auteur d'un but, d'entrée, au bout de deux dribbles qui n'appartenaient qu'à lui, et qui aurait pu donner confiance à ses coéquipiers suédois pour l'impossible. Mais la vague brésilienne était trop forte. "Les Brésiliens ne sont pas des footballeurs comme les autres" disait le vieux Nils, trente-cinq ans, au sortir d'un tournoi mondial qu'il quittait grandi, n'ayant rien perdu de sa puissance et de son habileté qui auront toujours été ses forces. Cet homme lucide et généreux repartait vers un nouveau scudetto, le quatrième avec le Milan AC. Quelle classe et quelle longévité ! Liedholm était le "Li" de "Gre-No-Li", le trio magique rossonero, qui permit au milanais de dominer le calcio dans les années cinquante. Il était aussi l'ailier gauche de la sélection suédoise qui sera champion olympique en 1948 à Londres au temps où il évoluait encore au pays à Norrköping et une sélection qu'il emmènera, dix ans plus tard, en finale de la coupe du monde, la meilleure performance de l'histoire de la Suède. Meneur d'hommes il deviendra logiquement un entraîneur exceptionnel conduisant le Milan AC et l'AS Roma vers le titre, celui qui deviendra par la suite le Baron Liddas
Nils LIEDHOLM  lors de la finale de la coupe du monde 1958

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