World Cup Top 100 - N°65 : Emmanuel SANON

En 1974, Haïti arrive au sommet du football mondial avec un enthousiasme qui force le respect. Avant le début de la grande aventure en Allemagne un nom se dégage déjà parmi les autres : Emmanuel Sanon. Il a fait partie de la pouponnière de patronage soigneusement couvée par le père Djebbels. Il gravit ensuite tous les échelons jusqu'à la première catégorie haïtienne dans le rangs du Don Bosco. Mais c'est le lycée de Pétionville qui le révèle en championnat inter-scolaire et qui le conduit en équipe nationale juniors qui brille aux Bermudes. La véritable consécration, il devait la connaitre en 1971, lorsque Piétonville remporta la coupe Pradel, le trophée le plus convoitée à Haïti. Sanon était devenu le leader d'attaque incomparable et un terrible buteur. Il est l'attaquant le plus doué, le plus racé de toute l'histoire du football haïtien. Ses buts sont souvent extraordinaires ou inattendus. En Force ou en finesse, du gauche ou de la tête, sous tous les angles. Il parvient assez facilement à semer son garde du corps par sa vitesse de démarrage et ses changements d'appui. Sa lucidité et sa présence devant le but faisant le reste, il n'est pas étonnant que ce Haïtien-là soit entré dans l'histoire. Il aura fallu pour cela un exploit de haute volée de la part de l'avant-centre des caraïbes, échappant à Burgnich et Spinosi, cet athlète de vingt-trois ans s'en alla dribbler Dino Zoff comme si de rien était. L'Italie était menée 1-0 par Haïti, la foudre tombait sur Munich, et Sanon venait de mettre fin à 1 143 minutes d'invincibilité, record mythique. Par la suite, la Squadra Azurra rétablit bien sûr sa suprématie, non sans mal (3-1). Mais Sanon, auteur également de l'autre seul but de son équipe face à l'Argentine d'un tir canon, avait gagné son pari personnel et le droit de signer un contrat professionnel au Beerschot d'Anvers où il y fera une remarquable carrière.


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