World Cup Top 100 - N°64 : DIDI

Le vrai maître à jouer, le meneur de jeu du Brésil 58, c'était lui. Pelé avait l'étincelle du génie, Didi la régularité du métronome. Grand, élégant, artiste à ses heures, ce demi de liaison réglait et lançait les offensives, orientait la relance, alertait les ailiers. Il fut le chef d'orchestre parfait d'un quatuor de rêve : Pelé, Vava, Garrincha, Zagalo. Qui dit mieux ? Fluminense, puis Botafogo se le disputèrent et bénéficièrent tour à tour de son exceptionnelle qualité d'organisateur. Outre son intelligence tactique, Didi possédait un atout rare : une réussite exceptionnelle sur coup de pieds arrêtés. Claude Abbes en a fait la délicate expérience, lorsqu'il dut s'incliner sur une frappe en feuille morte, sa spécialité, de vingt-cinq mètres lors du 2-1 face à la France en demi-finale du mondial suédois. Le coup fit mal au moral des tricolores et le Brésil s'envola dès lors vers un impressionnant 5-2. Demeure pourtant une ombre à son tableau de joueur : acquis à prix d'or par le Réal Madrid, il ne put jamais s'adapter à la Liga et surtout se heurta à l'hostilité de Di Stefano, qui voulait rester seul maître à bord des "merengues". devant se résoudre de quitter le club madrilène, Didi retourna à Botafogo et conquis un nouveau titre de champion du monde, en 1962 au Chili, sans retrouver toutefois une influence aussi importante sur le collectif auriverde. Mais, pédagogue, il sut mettre au service des autres ses facultés d'analyse tactique. C'est ainsi qu'il fut un entreprenant et séduisant sélectionneur péruvien, au Mundial 70, avant d'entreprendre une fructueuse carrière d'entraineur de Brésil au Moyen-Orient.
Deux légendes de la coupe du monde 58, les meneurs de jeu Didi et Kopa

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