Le doublé de TRIFON au Camp Nou face au Barça

Vous savez sur Old School Panini on parle beaucoup des « Trifons » en hommage à Trifon Marinov IVANOV mais jamais ici vous ne lirez du mal de ce joueur. Au contraire OSP fait tout pour réhabiliter son statut de joueur de valeur et on va le prouver aujourd’hui avec un sujet sur son doublé au Camp Nou face au Barça entrainé par Cruyff. Et oui monsieur ! Trifon IVANOV débute sa carrière dans le club de sa ville natale (Veliko Tarnovo) avant d’être repéré par le CSKA Sofia. C’est dans l’équipe de l’armée qu’il se liera d’amitié avec les Hristo Stoichkov et autre Emil Kostadinov que nous connaissons si bien en France, tous deviendront internationaux à la fin des années 80 lors de leur passage au CSKA. En France c’est face à l’OM en coupe d’Europe que l’on va voir pour la première fois le Trifon sur nos écrans de TV. C’était au cours de la saison 1989-90, où le CSKA fera une grande campagne avant de s’incliner face aux Marseillais. 

Mais qui dit révélation sur la scène européenne dit fuite des talents la saison suivante : Hristo Stoichkov part au FC Barcelone, Emil Kostadinov au FC Porto, Lubo Penev au FC Valence et notre Trifon n’est pas en reste et part au Real Betis à Séville. Trifon débarque en Andalousie à 25 ans et n’entre pas dans les plans de l’entraineur. Lors des 13 premières journées il ne joue pas une seule minute en Liga avec son nouveau club. L’entraineur Julio Cardeñosa Rodríguez lui préfère la paire Miguel Ángel - Julio García Fernández en charnière centrale. Mais le Betis se retrouve bon dernier. Du coup après 8 matchs seulement et un bilan catastrophique de 2 nuls et 6 défaites, arrive un nouvel entraineur, José Luis Romero. Romero ne fait toujours pas jouer Trifon. Mais les résultats ne sont pas là et lors de la 13ème journée après une énième défaite à domicile face à l’Espanyol de Barcelone, Romero lance dans le grand bain notre Trifon IVANOV qui connait sa première titularisation à Mestalla face au FC Valence. Là normalement, quand t’as pas joué un seul match de la saison, que ton équipe est bonne dernière et que tu te lances dans le grand bain face à un grand tenor de la Liga dans son antre, tu as de quoi raisonnablement mouillé les couches.

Mais Trifon n’est pas de cette trempe et malgré une défaite 3-1 il a donné entière satisfaction à son entraineur qui en fait son homme de base désormais dans sa mission, impossible, de sauver le club. Et les résultats arrivent dès la journée suivante avec le premier succès du Betis au bout de 15 journées de championnat ! Trifon ne quitte plus l’équipe, mieux, Romero lui confie le brassard de capitaine ! Trifon enchaine 11 matchs d’affilée de la 14ème à la 26ème journée sans quitter une seule minute le terrain, en fait jusqu’à ce qu’il prenne son premier rouge de la saison. Et oui Trifon ça reste Trifon tout de même ! Un défenseur à l’ancienne on va dire, n’hésitant pas à intervenir de façon rugueuse si le besoin s’en fait sentir. Mais Trifon c’est un défenseur qui sait marquer et qui tentait toujours des frappes de n’importe où. N’hésitant pas à balancer depuis son camp des grandes chandelles sur le but adverse en espérant que le gardien se troue ou qu’il relâche le ballon sur un de ces attaquants. Mais ce n’est pas de cette façon qu’il a inscrit son double au Camp Nou face à l’ogre barcelonais. On joue la 22ème journée et le Barça, futur champion, est déjà en tête du classement. Le match est dur pour Trifon et ses coéquipiers et à la 50ème minute le score est déjà de 3-0 pour les Blaugranas. Mais à la 53ème l’arbitre est généreux avec les andalous et accorde un pénalty pour une main peu évidente de Ferrer dans la surface (qui en plus prendra un jaune, vraiment histoire de prouve pour l’arbitre qu’il n’est pas là pour rigoler). C’est le capitaine bulgare du Betis qui se charge de la sanction et prend parfaitement à contre-pied Zubizarreta. Je vous laisse admirer le sang-froid et la maitrise du défenseur bulgare au moment d’exécuter la sentence :

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Mais ce but du 3-1 ne change pas grand-chose et rapidement le Betis en encaisse un 4ème. Mais Trifon n’a pas dit son dernier mot, enfin surtout notre arbitre qui à 10 minutes de la fin siffle un nouveau péno. Bon, bien plus réel celui-là car le défenseur barcelonais n’hésite pas une fois passé à bien laissé trainer la jambe, si je rate le ballon je ne raterais pas le bonhomme s’est-il dit. Sauf qu’il a été chopé par la patrouille et c’est de nouveau un pénalty pour Trifon IVANOV. Nouveau face à face avec le légendaire gardien de la Roja. Mais Trifon a de la glace dans les veines et c’est de nouveau à contre-pied parfait. Admirez un peu cette maitrise du coup de pied de réparation par le loup bulgare :

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Au cours de ce match il y a une scène qui m’a bien fait marrer. 3 minutes avant le second péno de Trifon, l’arbitre expulse José Ramón Alexanko après un deuxième carton jaune tout aussi sévère que le premier. Cet arbitre, Raúl García De Loza pour ne pas le nommer, n’a pas été des plus tendre avec les barcelonais et quand il expulse Alexanko heureusement que le score est alors de 4-1 sinon il entendrait parler catalan dans ses oreilles. Mais bon Alexanko proteste quand même car du coup il va hériter d’une sanction et c’est là que notre Trifon apparait, le sourire au coin des lèvres, car lui cet arbitre il le fait bien marrer et puis quelque part c’est grâce à lui qui s’est offert un doublé au Camp Nou et ça il l’oubliera jamais. Voici la scène en question, vous trouvez pas que notre mai bulgare à un air de se foutre de la gueule de son adversaire son trop essayer de le cacher ?

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