Le jour où j'ai vu BERGKAMP entrer dans l'histoire

Pour moi parler de Dennis BERGKAMP avec la sélection hollandaise ça va être très simple et ça va se résumer à un but. Et oui toujours et encore ce fameux but face à l’Argentine. Pourquoi me diriez-vous ? Tout simplement parce que ce jour-là j’étais au stade Vélodrome et oui encore ce même stade où il avait inscrit son premier but en coupe d’Europe 10 ans plus tôt (voir le sujet Dennis BERGKAMP : les années Ajax). Je me souviendrais longtemps de ce 4 juillet 1998 à Marseille, un grand soleil sur la ville et le Vieux Port qui se  remplissait de maillots orange au fur et à mesure que le match approchait. Quel match ! Les Pays-Bas d’un côté, l’Argentine de l’autre, un choc de titans où les deux équipes vont se rendre coup sur coup. Kluivert marque, dans la foulée Claudio Lopez égalise. Le match est intense et l’atmosphère lourde comme le soleil qui nous tape dessus. En fin de seconde mi-temps l’Argentine se montre plus insistante et tranchante dans ses offensives. Battistuta peut faire la différence mais il envoie le ballon sur la barre. Arrive les dernières minutes, la 87ème pour être précis, Ortega est bête et tombe dans le piège de la provocation tendu par Edwin Van Der Sar. Coup de boule de l’argentin sur le gardien hollandais, un coupe du boule du sommet du crâne vu que le n°10 de l’albiceleste rend une tête de moins que sa « victime ». C’est le tournant du match et pas qu’un peu, Ortega n’a pas encore regagné le vestiaire que sur un long ballon de Frank De Boer, Denis BERGKAMP le magicien mystifie Ayala sur un contrôle-enchaînement qui lui seul maîtrise à ce point, proche de la perfection. La suite est limpide comme de l’eau de roche pour qualifier son pays à la 89ème minute. Ce but je m’en souviendrais toujours car j’étais derrière le but de Roa juste au-dessus. C’est incroyable comment on avait le sentiment de voir l’action au ralenti, comme si tout l’enchaînement était naturel, comme si c’était programmé. En fait ce but est une chorégraphie, fantastique :


Ce but aura été mon meilleur souvenir de cette journée pourtant riche, car ce fût aussi également le jour de mes débuts au cinéma (d’ailleurs pour l’instant ma filmographie s’est arrêté à cet unique apparition mais à 36 ans je suis encore loin de la retraite). Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire voici les faits. Tout s’est passé avant le rencontre où avec mes deux meilleurs amis (Max et JP pour ne pas les citer) nous sommes descendus de Lyon jusque dans la cité Phocéenne pour assister à ce 1/4 de finale de coupe du monde. Avant la rencontre nous partîmes sur le vieux port histoire de siroter une boisson anisée quand nous avons croisé des supporters hollandais qui jouaient au ballon. De là on improvise une petite rencontre, interrompue par un camion avec à l'arrière une bande de types qui beuglait. On se met à beugler aussi et à se chambrer, c'est à ce moment que je reconnais (je suis un peu miro et j’enlève toujours mes lunettes pour taquiner la balle) Joël CANTONA et Patrick BOSSO à l'arrière du camion mais bon comme j'étais parti en mode chambrage je ne pouvais pas m'arrêter aussi facilement sous prétexte que j'avais en face de moi des personnalités locales.  C'est là qu'un type arrive et nous dit qu'on est en train de foutre en l'air la scène finale d'un film avant de nous proposer d'y jouer les figurants. C'est comme ça qu'avec les copains et une bande de supporters hollandais on s'est retrouvé au générique d'un des plus gros nanards de l'histoire du cinéma français : les collègues ! Donc si vous regardez ce film (mais je ne vous le conseille pas forcément) au moment du générique de fin, dans la bande de zouaves qui court derrière le camion après que "les collègues" aient remportés la coupe, vous pouvez vous dire qu'il y a votre serviteur acclamant les champions en bois d'un vulgaire tournoi de sixte de quartier. Quand je serais célèbre ce sera ma casserole au moment où je passerais chez Arthur aux enfants de la télé.
Et voici la preuve irréfutable :
Bon comme avec les copains on a un peu changé depuis 1998, voici la légende ;-)

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