La "Papinade" de JPP à Peter Schmeichel

Saison 1989-90, l'OM vient de réaliser un magnifique doublé championnat-coupe de France mais les ambitions de Bernard Tapie vont plus loin que la scène nationale et pour sa première participation à la coupe d'Europe des clubs champions en tant que président de l'OM, il ne déclare pas moins que l'OM doit l'emporter. Pour ce faire il a décidé de bâtir au  cœur de l’été 1989 « une équipe comme la France n’en a jamais vu » et ainsi on a vu débarqué sur la Canebière : Enzo Francescoli, Chris Waddle, Carlos Mozer, Manuel Amoros, Jean Tigana, Carmelo Micciche, ou encore Alain Roche. Pas mal comme mercato pour remplacer les seuls Yvon Le Roux et Klaus Allofs !! Donc ce 13 septembre 1989 toute la France attends de voir les débuts sur la scène européenne de cette équipe qui domine déjà le championnat (1ère avec 5 victoires en 7 matchs et quelques cartons, 4-1 à Lyon, 6-1 face à Sochaux...). L'examen il ne faut pas chipoter sera réussi avec une victoire 3-0 face aux champions danois de Brondby mais la presse a été sévère à l'époque avec les marseillais, leur reprochant d'avoir buter trop longtemps sur le portier danois et d'avoir manqué plusieurs un contre un en première mi-temps. Il est vrai qu'à l'époque personne ne connaissait ce gardien de 27 ans, Peter Schmeichel. Bon aujourd'hui on sait ce qu'il est devenu et on comprend mieux qu'il a fallu plusieurs tentatives pour le tromper mais alors quel festival par la suite. Et notre JPP national ? Une seule occasion mais qu'il n'a pas laissé passée. Centre de Waddle dévié par un défenseur danois, Francescoli voit dans son dos JPP, il exécute alors la petite aile de pigeon qui va bien et la suite c'est une papinade de plus à mettre dans la vidéothèque. Je vous laisse admirer le tout en vidéo :



Bon comme j'ai pas le ralenti, voici le but en bande-dessinée :
Et l'arrêt sur image :
Et pour être complet sur cette rencontre la fiche du match avec les notes de France Football :

Les slaloms de Roberto BAGGIO

Saison 1989-90, avant que le FC Sochaux n'affronte la Fiorentina en coupe de l'UEFA au mois d'octobre les médias français nous parlent que d'un seul joueur du côté de la viola, un certain Roberto BAGGIO. Jeune et talentueux meneur de jeu de 22 ans, on insiste sur son match un mois plus tôt à Naples où à lui tout seul il a failli faire plier le ledaer et futur champion d'Italie à savoir le Naple de Diego Maradona. Quelle sensation ce 17 septembre 1989 à Naples où Roberto Baggio va gâcher le fête dans un premier temps. Oui c'est la fête au Stadio San Paolo où 60 000 tifosi sont venus voir le retour de ses héros sud-américains qui ont repris plus tard pour cause de Copa America. Alémao, Careca et surtout Diego vont fiare leur première apparation del a saison sous le maillot bleu ciel deu Napoli. Mais voilà que ce petit génie de Baggio vient déposer  son grain de sable dans la belle mécanique napolitaine. A la mi-temps les joueurs regagnent les vestaires avec un core de 0-2 pour les visiterus grâce à un doublé de Roberto BAGGIO et surtout un premier but superbe. Roberto BAGGIO qui a fait ses débuts avec la Squaddra Azzura un an plus tôt est l'un des grands espoirs de la Squadra Azzura pour le prochain mondial, un espoir d'autant plus grand pour les tifosi qui se régalent de le voir faire joujou au milieux des défenseurs napolitains pour inscrie un but d'anthologie après un slalom de folie. Je vous laisse admirer ce qui va devenir un classique.



Roberto BAGGIO fera une saison énorme, terminant deuxième meilleur buteur du clacio avec 17 réalisations, soit deux de moins que Marco Van BAsten mais une de plus que le maitre Diego. Pour la coupe du monde qui suit cette saison qui le verra partir à la Juventus de Turin, Baggio ne fait pas l'uninamité aux yeux du sélectionneur Vicini malgré une entente avec Toto Schillaci qui saute aux yeux. Si bien qu'au moment d'affronter l'Argentine en demi-finale, le sélectionneur italien, décide de faire confiance à Gianluca Vialli. Roberto se retrouve sur le banc des remplaçants, et son entrée trop tardive dans le match, ne lui permet pas de changer le cours du jeu. L'Italie est éliminée aux tirs au buts. L'opinion publique ne pardonnera jamais à Azeglio Vicini ce choix, d'autant que pour le match de la troisème place contre l'Angleterre, le duo Schillaci-Baggio est de nouveau sur le terrain, et c'est assez logiquement que l'Italie l'emporte 2-1. Roberto marque le premier but après une belle action dans la surface de réparation anglaise. Il aurait également pu marquer le deuxième but, mais préfère laisser tirer le penalty à Schillaci, pour que ce dernier remporte le titre de meilleur buteur de la compétition. Mais pour moi, le mondial 90 de Baggio est marqué par ce but fantastique contre la Tchécoslovaquie au 1er tour, un slalom encore plus beau que celui conrte le Napoli. Je vous laisse le re-découvrir en vidéo.

video

Et puis hop le joli petit dessin qui va avec :
C'était la saison 1989-90, Roberto BAGGIO n'était pas encore un fuoriclasse mais allait le devenir après le mondial 90 et surout en signant à la Juventus où il allait multiplier ses exploits le futur ballon d'or 1993 et avant la finale du mondial 94, un journaliste américain avait dit de Baggio : « C'est un footballeur, mais le décrire comme un simple joueur, c'est dire que Mona Lisa est une peinture. Baggio est un créateur, un inventeur, un praticien du plus grand art populaire du monde »

Hugo GATTI est-il gâteux ?

Dans mes archives, alors que je relisais le France Football de septembre 1990 où on y voyait Emmanuel PETIT en légionnaire…une autre petite brève m’a fait sourire, le retour d’Hugo GATTI à 46 ans sur les terrains de première division argentine. Deux ans après son dernier match avec Boca Juniors c’est le retour officiel du légendaire gardien de but qui remporta avec Boca : la Copa Libertadores en 1977 et 1978 ainsi que la coupe intercontinentale en 1977 (pas d’édition en 78 pour défendre leur titre). Hugo GATTI c’est « El Loco », le gardien fou, une légende vivante de la Bombonera, plus de 400 matchs avec Boca mais le problème c’est qu’il n’a jamais voulu lâcher sa place. Comme le bonhomme en plus a toujours eu une haute estime de lui-même il a fallu employer les grands moyens du côté de Boca pour faire place au très talentueux, également, mais surtout très jeune Navarro Montoya. Ainsi en novembre 1988 il fût écarté sans ménagements malgré tous ses hauts faits d’armes au sein de la maison dans un scandale et une polémique sans précédent du côté du club le plus titré d’Argentine. Car « El loco » c’est l’idole de tous les supporters de Boca Juniors. Hugo GATTI c’est un joueur à part, un fou certes mais aussi un gardien comme on en fait plus. El Grafico au moment de sa première retraite et à l’heure de faire le bilan, l’avait décrit ainsi : « Gatti c’était plus qu’un gardien, c’était un libéro qui avait le droit de se servir de ses mains ». J’adore cette phrase. Mais El Grafico l’avait enterré un peu vite après son dernier match avec Boca car depuis et jusqu’à son retour en septembre 1990, les habitants de Buenos Aires pouvait le voir s’entrainer tout seul dans le même parc de la ville et toujours il clamait qu’il demeurait le meilleur gardien de but argentin. Bon il faut savoir que pourtant après le mondial 90, tout le pays n’avait d’yeux que pour le héros Goycochea mais l’opinion publique Gatti n’en a jamais tenu compte pour s’auto-juger. Ainsi après avoir signé son contrat en 1990 avec le Deportivo Espanol (club de première division à l’époque mais qui flirtait souvent avec le bas du tableau) voici ce que déclarait Hugo GATTI, toujours fidèle à lui-même « Pour ce club, c’est une excellente affaire, car je vais attirer des milliers de supporters. D’ici à trois semaines, je serais fin prêt pour mon grand retour et vous verrez, les stades seront trop petits ». Ainsi l’Argentine va pouvoir revoir le « gardien fou » à l’œuvre,  il va enfiler à nouveau ses maillots colorés, ses shorts moulants avec ses petites socquettes et l’éternel bandeau dans les cheveux. Prêt à nous refaire son action préférée, « le coup de dieu » comme disent les journalistes argentins. A savoir dès qu’il sort de ces buts, lors d’un face à face avec l’attaquant, Gatti plie le genou à terre maintenant les bras en croix dans une figure très pieuse, d’où le surnom mais surtout très efficace.
Autre domaine où Gatti est efficace ce sont les pénaltys, dans sa carrière il en a arrêté 26 en championnat argentin. Un record co-detenu avec son plus grand rival : Umbaldo Fillol (bon GATTI détient un autre record qui favorise ses statistiques, car  avec 765 matchs en première division il est le joueur le plus capé de l’histoire du championnat argentin) .

Fillol et Gatti vont se disputer pendant des années le titre de portier n°1 du pays et quand en 1978, Luis César Menotti le sélectionneur tranchera en faveur du gardien de River Plate, Gatti ne l’acceptera jamais. Si en 1977 il est absent pour cause de blessure, il ne retrouvera plus jamais sa place lui qui était déjà présent à la coupe du monde…66 en Angleterre. GATTI entre 78 et 82 se répandra dans la presse et clamera à qui veut l'entendre qu’il est le meilleur gardien au monde. Ainsi GATTI attaquera sans cesses son rival et son sélectionneur durant ces 4 années, extraits : « Fillol et moi nous avons deux styles totalement différents. Nous sommes deux excellents gardiens de but sauf que moi je ne reste pas 90 minutes sur ma ligne ». « Je suis le meilleur de tous et ce n’est pas la peine de lancer des polémiques sur nos styles différents, notre complémentarité avec les autres joueurs puisque je suis le meilleur de tous ! ». Cette dernière déclaration date de 1982, année où il est élu meilleur joueur d’Argentine mais toujours pas n°1 aux yeux de Menotti. Et huit ans après pour son come-back alors qu’un journaliste lui demandait si ce retour à 46 ans ne risquait pas de ternir son image, déjà passablement écornée lors de ses dernières saisons à Boca, Gatti-le-fou a répondu : « physiquement, je suis plus en forme que jamais. Avec ce que je vois en ce moment dans le foot argentin je peux même vous assurer que je peux y jouer les yeux fermés ». Il est énorme ce gardien, cela ne m’étonne pas que ce soit le pote de Diego Maradona, d’ailleurs une des citations les plus célèbre de Gatti date de 1980 et met en scène El pibe de Oro. Donc Boca vient de prendre une raclée à Argentinos Juniors, 5-2 et ce gamin de 19 ans nommé Diego Maradona vient de lui marquer pas moins de 4 buts. GATTI est interrogé après le match sur ce nouveau phénomène du football argentin et « El Loco » en toute simplicité répondra : « Maradona ? Oui c’est un petit gros (Gordito en VO) qui joue pas trop mal au ballon ». L’année suivante, Diego arrive à Boca et les deux hommes deviendront copains comme cochons et je dis pas ça car ils adoraient se rouler dans la boue.
Enfin pour conclure, GATTI bien qu’ayant connu une fin de carrière difficile à Boca, se retrouve toujours dans toutes les équipes honorifiques (équipe du siècle…). Pour tous les supporters de Boca il reste le meilleur gardien de l’histoire du club

Clin d'œil - Emmanuel Petit, qu'il était beau mon légionnaire

Septembre 1990, le jeune Emmanuel PETIT vient de fêter ses 20 ans et il part remplir ses obligations militaires au bataillon de Joinville, pratiquement un mois jour pour jour après avoir honoré sa première sélection avec les A face à la Pologne. Arrière gauche de l'AS Monaco, PETIT connait une ascension fulgurante et c'est pour cela qu'on le voit tout radieux au moment de prendre les armes. Il me fait vraiment penser aux paroles de "mon légionnaire", la chanson de Piaf repris par Gainsbarre : "Il était minc', il était beau, Il sentait bon le sable chaud, Mon légionnaire ! Y avait du soleil sur son front. Qui mettait dans ses cheveux blonds. De la lumière !". Quand on voit le cliché ci-dessous, sans l'anachronisme, on jurerait que ces paroles ont été écrites en pesant au soldat Emmanuel Petit. P.S : Notez les noms de ses camarades, un autre champion du monde 98 (+ Patrice Loko et Alain Roche) et l’entraîneur en chef n'est autre que Roger Lemerre. On rigole on rigole mais l'équipe du Bataillon de Joinville ça devait être quand même une sacré équipe cette année-là.

Clin d'œil - Stéphane DEMOL et les CRS toulousains

Pas sûr que pour l'international belge, cette soirée du 10 novembre 1990 reste dans les grands moments de sa carrière. Stéphane DEMOL un des meilleurs défenseurs de l'histoire du foot belge, pilier des Diables Rouges aux coupes du monde 86 et 90, passé par Anderlecht, Bologne ou le FC Porto avant d’atterrir à Toulouse pour cette saison 1990-91. Donc ce 10 novembre 1990, Toulouse reçoit le PSG, le TFC rempote un précieux succès, un des rares de la saison où le club terminera 19ème de division 1 mais sauvera sa peau au gré des scandales et affaires de la saison qui verront Nice, Bordeaux et Brest être rétrogradés pour raisons administratives. Mais au delà de la victoire face aux parisiens, Stéphane DEMOL a de gros soucis. Ainsi sitôt la rencontre terminée il ne regagne pas son vestiaire pour la douche et si il reste sur la pelouse ce n'est pour le décrassage mais pour chercher sa dent en pivot qu'il a perdu au cours de la rencontre et pour ce faire, le libéro toulousain bénéficie du concours d'une compagnie de CRS. Bon le gros défaut de ce Clin d'œil est qu'aujourd'hui hormis le principal intéressé et les 9 CRS présents ce soir là, personne ne sait si il a retrouvé sa dent ?

Clin d'œil - Norbert NACHTWEIH et la chute du mur de Berlin

Vous vous souvenez de Norbert Nachtweih, ancien défenseur de l’AS Cannes au début des années 90 ? Et bien il faut savoir que Norbert Nachtweih contrairement aux apparences (avant de rejoindre la Bocca il avait évolué douze saisons à l’Eintracht de Francfort et au Bayern de Munich) n’était pas allemand de l’ouest mais venait de l’autre côté du mur. Norbert le « Ossie » a quitté la RDA en octobre 1976 en toute illégalité. Lors d’un match espoir entre la sélection de RDA et la Turquie, ils abandonnent ses partenaires pour rejoindre la RFA et demander l’asile politique. Bien entendu la RFA lui accorde tout de suite mais la FIFA le sanctionne un an et il n’aura jamais le droite de jouer avec la nationalmanschaft. Mais l’histoire change et quand le mur de Berlin s’écroule son premier réflexe est de faire venir sa mère et sa sœur sur la côte d’Azur qu’il n’a pas revu depuis son départ pour ce match en Turquie 13 ans plus tôt.

En tout cas si on peut sortir les violons devant ces retrouvailles, il ne faut pas oublier qu'à l'époque ces joueurs prenaient de grands risques en quittant les régimes communistes et pas que des risques sportifs liés à quelques sanctions de la FIFA. Outre les menaces et représailles envers la famille restée au pays, certains joueurs payaient de leurs vies leur exil. Ainsi, Lutz Eigendorf, passé à l'Ouest en 1979 (il jouera à Kaiserslautern puis à l'Eintracht Braunschweig) n’aura pas la même chance que Norbert Nachtweih. Le gros problème d’Eigendorf est qu’il a fui le club du Dynamo de Berlin qui était sous le patronage de la Stasi, qui était le service de police politique, de renseignement et d’espionnage de la RDA et ça les autorités est-allemandes ne l’accepteront pas. Ainsi sa femme et sa fille restée au pays étaient sous étroite surveillance par la police, pire les avocats de la Stasi ont prononcés son divorce et ont remarié madame à un type qui se révèlera être un agent secret, chargé de surveiller si l’ex joueur du Dynamo reprenait contact avec sa dulcinée. Vous croyez qu’on a vu le pire ? et bien non car en 1983, Lutz Eigendorf décède dans un accident de la route aux circonstances plus que suspectes . L'ouverture des archives de la Stasi après la chute du mur montrera plus tard que celle-ci avait orchestré l'accident. Cela fait froid dans le dos tout de même quand on voit la photo de la carcasse de son Alfa Roméo où on voit bien que la cible était le conducteur. 


Clin d'œil - Joël CANTONA

Février 1989, Peu de joueur français évolue à l'étranger alors quand l'un d'entre eux signe dans l'un des tous meilleurs clubs belges ça alerte la presse. Un transfert assez étonnant car le fait que Royal Antwerp Football Club (4 fois champion de Belgique) aille faire son marché dans notre Division 3 chez le modeste club du CS Meaux, avouez que c'est assez étonnant. Mais le coup est plutôt médiatique et de ce point de vue on peut dire que c'est assez réussi. Antwerp signe le petit frère Cantona alors que son aîné fais depuis des mois la une des journaux français à travers ses différentes frasques (jetage de maillot, insulte du sélectionneur et changement de clubs tous les 6 mois...). Du coup les journaux s'intéressent à ce petit frère plus sage et plus discret. Malheureusement sur les terrains aussi il reste discret. Joël CANTONA ne s'imposera jamais au plus haut niveau mais bon il verra du pays au moins. Après la Belgique, un retour en France en D2 avant de partir en Angleterre (Strockporten D3) ou alors en Hongrie (Upjest). En fait c'est à l'OM qui connaîtra ses meilleurs souvenirs footballistiques avec les deux années en D2 après la relégation administrative de 1994. En tout cas voici le clin d'œil de France Football du 9 février 1989 :
P.S : Bon comme OSP est mon blog je vais un peu me mettre en avant. J'ai eu la chance un jour de croiser la route de Joël Cantona, c'était à Marseille le 4 juillet 1998 précisément. Avec mes deux meilleurs amis (Max et JP pour ne pas les citer) nous sommes descendus dans la cité Phocéenne pour assister au 1/4 de finale de coupe du monde entre L'Argentine et les Pays-Bas. Avant la rencontre nous partîmes sur le vieux port histoire de siroter une boisson anisée quand nous avons croisé des supporters hollandais qui jouaient au ballon. De là on improvise une petite rencontre, interrompue par un camion avec à l'arrière une bande de types qui beuglait. On se met à beugler aussi et à se chambrer, c'est à ce moment que je reconnais (je suis un peu miro) Joël CANTONA et Patrick BOSSO à l'arrière du camion mais bon comme j'étais parti en mode chambrage je ne pouvais pas m'arrêter aussi facilement sous prétexte que j'avais en face de moi des personnalités locales C'est là qu'un type arrive et nous dit qu'on est en train de foutre en l'air la scène finale d'un film avant de nous proposer d'y jouer les figurants. C'est comme ça qu'avec les copains et une bande de supporters hollandais on s'est retrouvé au générique d'un des films les plus pourris de l'histoire du cinéma français : les collègues ! Donc si vous regardez ce film (mais je ne vous le conseille pas) au moment du générique de fin, dans la bande de zouaves qui court derrière le camion après que "les collègues" aient remportés la coupe, vous pouvez vous dire qu'il y a votre serviteur acclamant les champions en bois d'un vulgaire tournoi de sixte de quartier. Quand je serais célèbre ce sera ma casserole au moment où je passerais chez Arthur.
Et voici la preuve irréfutable :
Bon comme avec les copains on a un peu changé depuis 1998, voici la légende ;-)

Ça balance pas mal à Paris par Pierre LITTBARSKI

Le Racing Club de Paris façon Matra et son patron Lagardère c’était un rêve fou. Et quand le club a retrouvé la division 1 au terme de la saison 1985-86 on vivait déjà dans la capitale au rythme des rumeurs de transferts folles comme si les qataris étaient déjà dans la place. Lagadère voulait faire revenir Platini en France mais se dernier rêvait d’Amérique (il finira finalement sa carrière à la Juve, La famille Agnelli refusent de perdre son joyau) alors au Racing on s’est rabattu excusez du peu sur les Luis Fernandez, Enzo Francescoli et Pierre Littbarski. Pierre LIttbarski en France c’était un coup énorme, un des meilleurs attaquants du monde (vice-champions du monde 1982 et 1986) qui affolait déjà les défenseurs de division 1. Mais la mayonnaise n’allait jamais prendre et dès l’entame de la saison suivante, l’attaquant allemand ne souhait qu’une chose quitter Paris et la France. Finalement après de longues négociations, Littbarski obtiendra gain de cause dans des conditions jamaies vues pour partir. En tout cas aussitôt rentré au pays, « Litti » n’a pas hésité à vider son sac et vous allez voir ça balance pas mal à Paris comme chantait Michel Berger. « Vous voulez savoir la somme? Je dois payer une amende de 50 000 F. Cela m'est imposé par une clause de mon contrat. De plus, j'ai prêté de l'argent au FC Cologne pour qu’il puisse racheter mon contrat.. ». Evénement unique dans le football, un joueur accorde un prêt à son club! Peu importe la somme, un million ou 2,4 millions de francs, peu importe le taux d'intérêt (on parle de 5 %), l'anecdote prouve combien Pierre Littbarski avait le mal du pays.

Dès son retour en RFA,  « Litti »  n'a pas été avare de confidences : « Au Racing, on ne m'a jamais accepté. J'espérais que, cette année, ça irait mieux, mais rien n'avait changé. Au cours des deux premiers matches, on ne m'a quasiment donné aucun ballon. Le Racing reste une troupe de mercenaires qui ne fera jamais une équipe. Les buts que nous avons marqués la saison dernière ont été le résultat d'actions Individuelles. Les combinaisons, le jeu collectif n'ont Jamais existé, Chacun voulait se mettre en valeur et empêcher l'autre de briller ». Ses premiers mois à Paris, Littbarski les évoque comme un cauchemar : « Au départ, il y avait trois ou quatre hommes qui semblaient décidés à ne pas se laisser faire, mais, au bout de quelques semaines, tout le monde s'est tu. Les nouveaux dirigeants sont allés chercher un deuxième Uruguayen, sans aucune explication. Je pense que cela avait un rapport avec les affaires de Matra. Puis on a vu défiler trois entraîneurs en quatorze mois. Tout cela prouve que l'organisation n'était pas très professionnelle ». 
Un manque de sérieux Que l'International allemand a constaté en d'autres domaines : « J'ai dû chercher ma maison moi-même, personne ne m'a aidé, au club. Et, pour comprendre mon contrat de location, je me suis débrouillé pour trouver un interprète ». Littbarski estime ne pas avoir échoué au plan sportif : « Je vais, d'ailleurs, très vite prouver avec Cologne que Je n'ai rien perdu de mes qualités de footballeur. Le Racing est un club trop artificiel, où l'amitié et la chaleur humaine n'existent pas. Voilà, au fond, ce qui m'a poussé à partir ». Même si Littbarski reconnait qu'avec l'arrivée d'Artur Jorge la situation est en train de s’améliorer.

Mais la déception était trop profonde. « L'absence de véritable professionnalisme, que je déplorais parmi les dirigeants, se retrouvait également au niveau de l'équipe. On fumait dans les vestiaires, on faisait circuler des journaux turfistes. Au cours d'un stage, Luis Fernandez et plusieurs joueurs sont partis, à 2 heures du matin, parier dans un bistrot. L'entraîneur en a été témoin et n'a rien dit. Fernandez avait pris des habitudes de vedette. Certaines semaines, il n'est venu que trois fois à l'entraînement, et personne n'a osé lui demander les raisons de ses absences. Bref, le travail n'était pas sérieux ». Pierre Littbarski est amer, très amer, De ses fréquents voyages en RFA, il rapportait souvent pour les autres des produits moins chers qu'en France. Il s'occupait aussi de faire venir des chaussures allemandes que les professionnels préfèrent à celles made in France. « Eh bien! Malgré tous ces menus services, on ne m'adressait Jamais la parole ! J'essayais de comprendre la langue, en dépit de la vitesse à laquelle ils parlaient, mais personne ne m'a aidé. J'étais là sans y être. Mon seul copain était Philippe Mahut et un des jeunes, qui ne faisait pas partie des titulaires ». Les soirées à la maison, près de Saint.Germain-en-Laye, se passaient le plus souvent devant le téléviseur, à regarder les programmes allemands, que Pierre Littbarski pouvait capter grâce à une antenne parabolique. « Je suis heureux d'être de retour à Cologne. Jusqu’au dernier moment, je doutais encore que le transfert se réalise. Franchement, je ne croyais pas que le Matra Racing accepterait deux matches amicaux et 8,4 millions de francs au lieu des 10,2 millions initialement demandés ». Pour payer cette somme, Cologne a décidé d'augmenter le prix des places pour les matches face à Stuttgart et au Bayern. D'autre part, de nouveaux supporters, séduits par la rentrée de « Litti », ont rejoint les rangs des abonnés. La « galère » Racing terminée, un contrat de trois ans à Cologne signé, Littbarski a-t’iI renoncé à opérer un jour dans un club étranger ? « Non, non! J'ai connu une autre mentalité, appris une autre langue, je me suis endurci. Finalement, l'expérience n'a pas eu que des aspects négatifs. Pourquoi pas l'étranger, de nouveau, plus tard ? Mais jamais plus le Racing. Ça, c'est sûr ! ». Et Littbarski tiendra parole car il terminera sa carrière au Japon, où pour le dépaysement il sera servi.

TORINO FC - Saison 1986-87

Pour le retour du Torino en Série A, je voulais parler d'une formation du Toro qui m'avait impressionnée étant petit, celui de la saison 86-87. Et quelle démonstration de force nous avait fait ce Torino à la Beaujoire en ce debut de saison 1986-87. Une victoire en deux-temps, pour un 4-0 historique, l'une des plus grosses déroutes d'un club français à domicile en coupe d'Europe. Tout d'abord en faisant parler l'expérience et le vice à l'italienne, 39ème minute, Bracigliano effectue un tacle en même temps que sabato. Le milieu de terrain antais lui a déjà été averti, queqlques mintutes auparavant, pour avoir un peu trop appuyé un premier tacle mais là visiblement c'est lui la victime. Enfin dans un premier temps c'est ce que tout le monde croit même l'arbitre qui se dirige vers le joueur du Toro pour lui mettre un carton jaune. Mais l'italien se tord de douleur, baisse sa chaussette et comme il ne porte pas de protèges tibias, la marque des crampons nantais est encore très visible. Les joueurs du Toro, vieux combattants des joutes européennes et preuve à l'appui avecce tibia ensanglanté, villipendent l'homme en noir qui n'a d'autres alternatives que d'expulser Vincent Bracigliano. Nantes repart au vestiaire avec le 0-0 mais avec un joueur en moins mais au retour des vestaires, les canaris vont mettre eux-même la qualification au fond du puits. Et c'est la deuxième partie de cette déroute nantaise orchestrée par des italiens intelligents et qui maîtrisent parfaitement l'art du contre. Parce que, à dix contre onze, les jeunes Jaunes n'ont pas bien analysé la situation. Anziani dévoile les erreurs nantaises : "Au début de la seconde période, on a eu l'illusion de pouvoir marquer. Les italiens n'attendaient que cela. On a eu tort et même à 2-0 contre nous il fallait la maison en pensant au match retour". Les coéquipiers de Junior n'en demandaient pas tant et ils sont rentrés dans la défense nantaise comme un couteau chaud dans du beurre. Voici les 4 buts du Toro en seconde période :



Voici la planche Panini du Torino version 1986-87
Et il ne faut pas se fier aux apparences, c'est bien le Toro qui a fait plier les Canaris et Antoine Kombouaré :

Clin d'œil - Jean-Pierre Papin gardien de but de l'OM

La scène se passe le 21 mars 1990 en quart de finale de la coupe d'Europe des clubs champions. L'OM reçoit en match retour (1-0 à l'aller pour les phocéens, but de Philipe Thys) le Sredets Sofia (actuel CSKA), champion de Bulgarie en titre. Marseille se balade dans cette double confrontation bien que l'adversaire regorge d'individualités bien connu ici sur OSP. Le tandem d'attaquants n'est autre que la redoutable paire Hristo Stoitchov et Emil Kostadinov. Derrière, l'incomparable Trifon Ivanov tiens la barque. Bon, une barque qui prend la flotte vu que l'OM mène 3-0 à la 75ème minute de jeu. Les Phocéens se dirige vers une qualification sans problème. Mais à la 84ème minute Ouroukov se présente face à Gaëtan Huard. Gégete qui n'a rien eu a faire depuis le début de la rencontre se rue dans les pieds du bulgare mais heurte de pleine fouet son coéquipier Eric Mura. Le verdict est sans appel, saison terminé puisque Huard souffre d'une fracture du tibia. L'OM a fait ses deux changements, il faut donc qu'un joueur de champ s'y colle et c'est le buteur de la 27ème minute qui s'y colle, Jean-Pierre Papin. 
Et voici la fiche du match avec une sale note à Trifon. Ah ces journalistes de France Football, ils ne savent pas voir les futurs grands talents !
Bon, il faut quand même retenir que pour les 10 minutes où JPP a enfilé les gants il n'a rien eu à faire sauf plonger sur les passes en retrait de ses défenseurs. Ah, une autre époque que les années 90 où il n'y avait que deux changements et un gardien qui pouvait prendre à la main les passes de ses coéquipiers. Voici une petite vidéo de la blessure de Huard et surtout de notre JPP national avec le maillot de gardien.

Clin d'œil - Zvonimir BOBAN

9 août 1989, tour préliminaire de la Coupe de l'UEFA : L'AJ Auxerre dispute le 500ème match d'un club français en coupe d'Europe. Seulement, dans la chaleur de l'été bourguignon, la fête va être gâchée par une bande de jeune croates emmenée par un gamin de 20 ans et déjà capitaine du Dinamo de Zagreb, Zvonimir BOBAN. Les vrais connaisseurs de ballon rond savaient déjà qui était Boban depuis 2 ans, lorsque celui-ci, alors âgé de seulement 18 ans, avait emmené au sommet du monde la sélection yougoslave (Voir le sujet : La Yougoslavie championne du monde des moins de 20 ans en 1987). Mais pour le grand public, c'est la première fois que l'on voyait à l'oeuvre ce jeune joueur de génie sur une chaîne française et quelle démonstration pour un joueur de son âge. Il faut l'avouer, sa saison sera compliquée car en mai 1990, il sera l'acteur principal d'un des plus gros accidents footballistique de l'histoire de la Yougoslavie et on peut même légitimement se poser la question, et si BOBAN avait déclenché la guerre de Yougoslavie ? Toujours est-il qu'en ce mois d'août 1989, Zvonimir Boban gachait les espoirs français... C'est sans compter sur un exploit auxerrois lors du match retour, l'un de leurs plus beaux à l'échelle européenne, en le remportant 3-1 à Zagreb !
Et désormais la traditionnelle fiche de la rencontre
Bon si vous avez rien compris au but de Davor SUKER, un petit ralenti en dessin est le bienvenu :

Clin d'œil - Joël BATS et le filleul de Jacques CHIRAC

Saison 1988-89, on joue la 16ème journée de championnat en ce samedi 15 octobre 1988 et au Parc des Princes on peut assister au derby parisien entre le leader le PSG et le Matra Racing, bien décevant à sa 14ème place. Le PSG l'emporte 2-0 grâce à des buts de Daniel Xuereb et Christian Perez. Mais l'après match est l'occasion de retrouvailles dans les couloirs du Parc. Luis Fernandez gravement blessé est venu voir ses coéquipiers du Matra mais après la rencontre il file saluer ses anciens partenaires du PSG dont son pote Joêl BATS qui donne ses gants au fiston Fernandez. Un fiston aux anges dans les bras de son parrain, qui n'est autre que le maire de Paris et futur président de la république, Jacques Chirac. Personnellement j'ignorais totalement que Jacques Chirac était le parrain de Johan Fernandez et puis à l'arrière plan vous aurez reconnu le reporter de Canal +, Mr Pierre Sled.
Voici la fiche de ce derby parisien de France Football : 
Et puis comme le résumé le dit,  le tournant du match c'est ce but de Xuereb entaché d'une faute de main flagrante. Le dessinateur de France Football l'a pas loupé :
Et voici les autres protagonistes de ce sujet, à savoir Luis avec le Matra et le buteur qui s'aide de la main Daniel Xuereb. Je n'ai pas de vignettes de Chirac sinon il aurait accompagné la joyeuse bande.

Clin d'œil - Jean-Manuel THETIS

Nouvelle rubrique sur Old School Panini en hommage aux France Football des années 80. J'adorais cette petite rubrique "Clin d'oeil" avec toutes les semaines une petite anecdote ou un jeune joueur mis en valeur. Donc sur Old School Panini je vais les relayer avec bien entendu l'illustration en vignette qui va bien avec. Bon je vous cache pas aussi que dans les prochains mois je vais nettement réduire la voilure au niveau de la production (changement professionnel, changement de ville et beaucoup moins de transport en commun pour préparer les sujets) donc je cherche aussi un moyen simple pour continuer de partager avec vous tous ces trésors Panini. Pour ouvrir le bal, un petit jeune qui n'en veut et le premier match de Jean-Manuel THETIS avec le RP1 face aux Girondins de Bordeaux. Un premier match remarqué et malgré la rétrogradation en fin de saison du feu Matra Racing, le jeune Thétis retrouva vite un port d'attache en signant à Montpellier et en réalisant la brillante carrière qu'on connait. Voici le clin d'œil du France Football du 28 novembre 1989 :
Et puis pour compléter ce petit sujet, la fiche du match qui va avec. Notez que Jean-Manuel THETIS comptabilise la meilleure note de son équipe lors de cette déroute à la maison face au leader bordelais.

Philippe ANZIANI premier dopé de l'histoire du foot français

Jeudi 23 Novembre 1989, une bombe éclate dans le paysage du football français : Philippe ANZIANI est le premier dopé reconnu du football français, après avoir absorbé du Di-Antalvic (pour calmer des douleurs lombaires) une semaine avant un match de championnat, le Metz-Toulon du 30 septembre précédent. Contrôlé positif, le joueur de Toulon est suspendu un mois et devra manquer 3 matchs de championnat pour avoir pris un simple Di-Antalvic vous avez bien lu. Au départ on pourrait croire à une farce car tout le monde connait ce médicament aux effets narcoplytiques et on se qu’un sportif qui prend un médicament qui endort ne peut pas être considéré comme dopé mais la chose n’est pas aussi simple qu’il n’y parait. En fait la principale faute d’Anziani est d’avoir été chopé par la brigade quelques semaines après le vote de la loi « Bambuck » sur le dopage et de tout l’effet médiatique qui en a résulté. En effet Roger Bambuck, ministre de la Jeunesse et des sports est à l’origine de ce texte de loi du 28 juin 1989 qui au final prendra son nom et qui se voudra plus répressif face au dopage. Ainsi l’affaire Anziani constitue un test primordial pour la loi Bambuck votée par l’Assemblée Nationale il y a trop peu longtemps.

Un contexte qui va mettre hors de lui son coach toulonnais, Rolland COURBIS qui ne va pas faire dans la demi-mesure pour défendre son joueur. Voici en plusieurs extraits sa démarche avant que son joueur ne passe en commission d’appel. C’est haut en couleur et on reconnait la pate de coach Courbis. « Moi je pars du principe, communément admis, qu'il faut lutter contre le dopage comme on lutte contre la drogue. Et comme je n'ai pas l'habitude de dire et faire les choses à moitié comme je sais prendre mes responsabilités j'affirme que l'affaire Anziani est un scandale. Le scandale, ce n'est pas qu'il ait pris du Di-Antalvic, le scandale, c'est la façon dont il a été « défendu» par la famille du football. Dans cette histoire-là, on a touché un garçon et on a porté préjudice à l'individu. Et, à travers lui, c'est Toulon, le Var et tout le football qui sont touchés. Alors, comme personne ne semble vouloir défendre le football, moi je vais m'en charger. Un, je vais tenir une conférence de presse à Paris, jeudi, au soir de l’appel, quel que soit le résultat de cet appel. Deux, si la Fédération ne fait pas la différence entre stationner deux minutes en double file pour aller acheter un paquet de cigarettes et écraser un piéton, sur un passage protégé, en grillant un feu rouge, moi je vais la faire. Philippe est victime d'une énorme injustice. Il est allé à Paris pour s'expliquer devant la commission de discipline et personne, là-haut, n'a eu la délicatesse de l'écouter. Tous les médias m'ont téléphoné, le jour même, avant le début de la réunion, pour me demander mon opinion sur la sanction qui le frappait. Il était condamné avant d'être jugé. D'autre part, Philippe est fautif à 100 % c'est incontestable, d'avoir avalé un médicament inscrit sur la liste des produits interdits. Je dis qu'il est fautif, mais innocent. On a les moyens, aujourd'hui, de mener une analyse si fine, qu'on est sûr qu'il a pris du Di-Antalvic. Sûr et certain. Pas du Captagon, pas des amphétamines, pas des anabolisants : du Di-Antalvic. » 

Puis Coach Courbis transformé en avocat de la défense, continue sa plaidoirie et se fait un malin plaisir de taper sur la Fédération : « quand on a peur de son ombre, quand on est sous tutelle, quand on a déjà fait trop de bêtises et qu'on est obligé de donner la main au ministre pour traverser la rue on est incapable d'assumer la moindre responsabilité. On prend le règlement et on applique le règlement bêtement On se protège derrière le règlement. Tenez, il n'y a pas longtemps, un contrôle a révélé qu'un deuxième ligne de rugby irlandais, Anderson, avait absorbé du Di-Antalvic. La Fédération irlandaise l'a reconnu fautif, mais a eu le courage d'admettre qu'il n'avait pas triché. Il a écopé d'une amende pour sa faute, normal mais ni lui ni son club n'ont eu à encourir une pénalisation sportive. Parce que son erreur n'a pas eu d'influence sur son rendement pendant la partie, n'a pas faussé les résultats. Heureusement que la commission d'appel, jeudi, sera composée de personnes compétentes qui vont nous laisser nous expliquer pour pouvoir, ensuite, trancher. Sinon, on se fera naturaliser Irlandais. Soyons clairs. Si Anziani est reconnu coupable, il faut le radier à vie. Pas de passe-droit. Et le match à Metz, où nous avions obtenu un 0-0 on doit le perdre sur tapis vert. Ce serait ça, une vraie lutte contre le dopage ». Comme vous voyez, le trublion Coach Courbis a sorti sa plus grande panoplie d’acteur et d’homme du spectacle pour monter au pinacle et défendre becs et ongles son joueur et crier au complot contre son Toulon. Seulement si le Di Antalvic est depuis des années et c’est toujours le cas sur la liste des produits dopants du CIO s’est qu’il comporte du dextropropoxyphène, qui est un produit qui masque les douleurs et donc de dépasser les limites physiologiques, selon le CIO.

Donc la suite de l’histoire c’est qu’après Coach Courbis, la parole est aux défenseurs de la loi Bambuck et notamment le Dr Bertrand Mallat qui lui aussi s’exprime en tribune ouverte avant cette fameuse commission d’appel. « Anziani est donc contrôlé positif (une substance chimique interdite est retrouvée dans ses urines) suite à la prise d'un antalgique (médicament contre la douleur) : le Di-Antalvic. Ce dernier n'est effectivement pas anodin, un de ses composants (le dextropropoxyphène) étant proche de la méthadone (analgésique morphinique artificiel). Au regard de la loi actuelle, Anziani est coupable: cette substance est, en effet, inscrite sur la liste établie par le CIO qui fait désormais référence. La loi Bambuck qui prévoit (fait nouveau par rapport à l'ancien texte de 1965) des contrôles dans tous les sports, à l'entraînement comme en compétition, par des personnes agréées, ainsi que des sanctions pénales contre les pourvoyeurs (par incitation ou tromperie du sportif) est positive pour lutter contre tous les dopages qu’ils soient directs ou indirects. Le Cas d'Anziani peut être considéré comme un dopage indirect par ingestion de substances médicamenteuses dont le but est thérapeutique (infections, douleurs ...), mais que par effet secondaire, peuvent aussi avoir une influence, même minime, sur le rendement du joueur, on est malade, on prend des médicaments pour guérir, pour être soi, mais en risquant de se modifier indirectement. Pour Anziani, il ya la preuve qu'il y a prise de Di-Antalvic qui, effectivement, supprime la douleur, mais a également une certaine action indirecte sur le cerveau, sur la fatigue ... Il est impératif d'en tenir compte ». Et c'est ce que fera donc cette fameuse commission de discipline. Oui. Anziani était dopé le 30 septembre 1989 lors de Metz-Toulon. Non il n'est pas coupable. Ainsi peut-on résumer le verdict de la commission d'appel de la FFF, qui a confirmé la sanction prise en première instance : un mois de suspension ferme, soit trois matches contre Caen, Mulhouse et Brest pour l'avant-centre toulonnais. « Du seul fait de l'absorption de Di-Antalvic, quelles que soient les explications fournies par M. Anziani dont l'honnêteté n'est pas mise en cause, l'infraction se trouve établie », est-il mentionné dans les attendus du jugement. Commentaire de Rolland Courbis qui a tenu parole et qui était effectivement venu à Paris pour défendre son joueur: « On se retrouve avec un non-dopé qui est puni quand même. Mais voilà, il y a un règlement, bidon puisqu'il met tous les sports et tous les gens, les dopés et les autres, dans le même sac. Mais je voulais surtout que l'honneur d'Anziani soit sauf. C'est fait Son honnêteté a été reconnue.» Et Coach Courbis d'ajouter : « Certains n'ont pas été à la hauteur dans cette affaire. On dit qu'il n'est pas joli de se venger mais je leur réserve un chien de ma chienne, vous pouvez me faire confiance ... ». Un Coach COURBIS toujours fidèle à lui-même je trouve et en ce qui concerne Anziani je ne voudrais pas jeter le trouble dans votre esprit mais faites attention tout de même quand vous prenez du Di-Antalvic, ils ne préviennent pas des effets secondaires sur la notice :

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