Pourquoi Denoueix doit être le sélectionneur des bleus


La théorie d’un retour aux affaires de Denoueix revient souvent depuis 2004 et son départ forcé de la Réal Sociedad. Alors pourquoi l’ex défenseur du FC Nantes suscite t’il autant d’intérêt ? Parce qu’il représente à chaque étape de sa carrière le devoir et l’amour du beau jeu. Des valeurs essentielles à nous les nostalgiques du ballon rond. C’est pour ça que je suis sûr que Denoueix arrivera en tête du petit sondage fait sur Old School Panini : « Qui souhaitez-vous voir à la tête desBleus ? ». Sur un forum destiné à un public plus jeune je suis sûr que Zinedine Zidane arriverait largement en tête mais ici on est plus proche des valeurs que véhicule Raynald DENOUEIX. Déjà joueur il faisait l’unanimité au FC Nantes et voici ce que disait en 1977 Jean-Claude SUAUDEAU sur celui qui lui succèdera : « Dans tous les clubs, il faut un joueur comme lui, exemple de régularité, équipier modèle. A Nantes, nous avons la chance d’avoir le meilleur du genre. C’est un garçon attachant, avec qui il est agréable de travailler, et qui méconnait sans doute lui-même ses qualités. Peut être est-il malheureusement un peu tard pour lui… ». Défenseur de devoir, il est un équipier modèle et sera deux fois champion de France avec Nantes. Sa reconversion est toute assurée et après des débuts d’entraineurs à Grétigné (me demandez pas où c’est) il revient à Nantes à la faveur de la nomination de Jean-Claude Suaudeau comme entraîneur. Denoueix prend donc en 1982 la tête du centre de formation, qui sous sa direction sort quelques futurs grands joueurs jusqu’en 1997 (Desailly, Deschamps, Makélé, Pedros, Loko, Ouedec, Karembeu, Landreau….). Suite au départ soudain de Jean-Claude Suaudeau à quelques jours du début de la saison 1997-1998, il devient l'entraîneur de l'équipe première. Après des premiers résultats mitigés et une situation délicate où le FC Nantes joue la relégation, il remporte deux fois consécutivement la Coupe de France, et surtout fort de la confiance inspiré par ces succès en coupe, il arrive à mettre en place de nouveau à collectif et on reparle de jeu à la nantaise du côté de la Beaujoire. L’aboutissement de l’architecte Denoueix à Nantes sera le titre de champion de France 2001, tout en perpétuant les valeurs chères au public nantais. Mais quelques mois après le titre de champion, et malgré une brillante campagne en Ligue des Champions, il paye une série de mauvais résultats en championnat et se fait limoger.

Il rebondit en 2002 en partant entraîner le club espagnol de la Real Sociedad. Pour sa première saison en Espagne, Denoueix passe très proche de l'exploit, la Real Sociedad parvenant à rivaliser sur la durée de la saison avec le prestigieux Real Madrid et ne cédant la première place du classement de la Liga qu'en toute fin de championnat, avec un effectif limité et épuisé au terme d’une saison historique. Mais le jeu pratiqué par la Sociedad est de haute volée et séduit le monde du foot espagnol, si bien qu’à la fin de la saison, Raynald DENOUEIX est élu entraineur de l’année en Liga. Et c’est là le principal argument qu’il faut retenir pour la FFF dans son choix du futur sélectionneur. Surtout dans l'optique de se qualifier pour la coupe du monde au Brésil avec un groupe très très dur où l'épouvantail sera l'équipe championne du monde/d’europe², l’Espagne. L’Euro 2012 a vu l’écart entre nos deux nations et notre bourreau s’appelait Xavi ALONSO avec un doublé qui nous renvoyait à la maison. Or qui a fait éclore ALONSO au plus haut niveau, si ce n’est notre DENOUEIX national ? DENOUEIX avait fait de ALONSO son capitaine et c’est avec la Sociedad que le milieu de terrain du Réal jouera ses premiers matchs de ligue des champions, qu’il connaitra l’honneur des premières places avant de partir dans un des plus grands clubs d’Europe. On peut aller même plus loin, avec Denoueix peut être même que la France n’aurait pas perdu le ¼ de finale face à la « Roja ». Pour preuve regarder un peu cette petite animation qui provient du meilleur site de foot en France, Les Cahiers duFootball (#copinage), la flèche rouge indique le rôle de Malouda sur cette action :


Alors vous ne pensez pas que Denoueix aurait prévenu Malouda qu’il fallait courir sur le terrain ? Qu’il ne fallait pas laisser Alonso plongé vers le but tout seul ? Non je déconne. N’importe quel entraineur niveau pupilles aurait dit à ses joueurs que face à l’Espagne si on marche pour se replacer, au bout de seulement 19 minutes, c’est mort. Quand on voit M’Villa et Malouda qui marche sur le terrain alors que l’Espagne attaque et la différence entre Xavi ALONSO et le joueur de Chelsea dans l’attitude sur le terrain on comprend toute l’ampleur de la tache qui attend le futur sélectionneur. Il faut tout rebâtir, tout reconstruire et ne faut il pas un sélectionneur à la double casquette éducateur et entraineur ? Or, à l’heure où une génération doit tourner la page bleue (âge, progression limitée au plus haut niveau, attitude et comportement pas adéquat avec le maillot tricolore...), l’hypothèse d’une intégration progressive de nouveaux joueurs est plus que probable, ce que Denoueix, par son vécu de formateur et d’entraîneur, pourrait opérer en douceur, si on lui laisse une marge de manœuvre conséquente. Car il ne faut pas se tromper d’objectif, il faut se servir de la coupe du monde au Brésil pour préparer le championnat d’Europe à la maison en 2016. Il faut donner 4 ans au sélectionneur pour préparer une équipe capable de remporter l’Euro et croire qu’il est possible de rivaliser avec les plus grands à la prochaine coupe du monde serait utopique. Le dernier championnat d’Europe a rappelé à l’équipe de France la différence entre battre une grande nation en match amical et se qualifier face à un même adversaire dans les matchs à élimination directe. A la FFF maintenant de trouver les mots pour faire sortir Raynald DENOUEIX de sa pre-retrraite.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

LinkWithin

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...