Paninomorphologie - Claudio PRANDELLI

Après avoir vu la carrière de joueur de Vicente DEL BOSQUE, je trouvais intéressant de faire un parralèle avec Claudio Cesare PRANDELLI. Pourquoi ? Parceque les deux entraineurs qui s'affrontent ce soir en finale du championnat d'Europe ont eu un profil assez similaire dans leur carrière de joueur et peut être que c'est dans leur parcours de joueurs qu'on peut trouver la clef de leur succès actuels en tant qu'entraîneurs. Comme Del Bosque, Cesare Prandelli sera un milieu défensif qui travaillera dans l'ombre des plus grands. L'apogée de sa carrière est bien entendu son passage à la Juventus de Turin entre 1979 et 1985 où il raflera tout ce qu'un joueur peut espérer gagner avec un club. Mais avant d'en arriver là, le jeune Cesare a du batailler et cravacher. Il débute avec les pros à 17 ans mais au plus bas du professionalisme en Italie, en Série C avec le club de Cremonese. Les 2 premières saisons il se contente de quelques apparitions mais à 19 ans il devient un titulaire indiscutable et permet à l'équipe de monter d'un échelon. En série B il devient même un taulier de l'équipe et après une saison complète il est temps pour lui à 20 ans de goûter à la Série A et de se frotter à ce qu'il se fait de mieux en Europe. L'ascension ne fait que commencer, il signe avec l'Atalanta Bergame mais il n'y reste qu'une saison avant de signer chez la vieille dame. Tout comme Vicente Del Bosque, Prandelli joue dans le meilleur club de son pays et cotoie les plus grands joueurs italiens et étrangers. 
Coté compatriotes, toute la clique des champions du monde 82, Zoff, Scirea, Gentile, Tardelli, Bettega, Rossi et côté étranger, tout simplement ce qui se fait de mieux à l'époque : Platini, Boniek, Laudrup...PRANDELLI pendant six saisons va côtoyer cet univers quotidien d'un vestaire de champions italiens et étrangers et où de jeunes espoirs essayent de grapiller du temps de jeu. Même si il sera jamais un titulaire en puissance mais un douzième homme sur lequel on peut compter, Prandelli apprend pendant toutes ses années. Il finira sa carrière à l'Atalanta de Bergame mais lui sait déjà qu'il sera un futur entraineur. D'ailleurs sa reconversion est immédiate, à peine il a raccorché les crampons qu'il dirige la formation de l'Atalanta. Puis de là va grimper les échelons comme lorsqu'il était joueur. Il dirigera l'AS Rome mais surtout la Fiorentina qu'il amènera plusieurs fois en ligue des champions avec un jeu séduisant. Chose qu'il répète depuis 2010 avec la Squaddra Azzura. Pour conclure je trouve donc très intéressant de voir, que ce soit Prandelli avec l'Italie ou que ce soit Del Bosque avec l'Espagne, des joueurs à la carrière "modeste" devenir des entraîneurs internationaux de renom. Mais ce n'est sûrement pas un hasard car aujourd'hui l'entraineur doit être avant tout un manager, spécialisé en ressources humaines pour gérer les égos surdimensionnés de leurs poulains. Alors Del Bosque ou Prandelli tapit dans le vestiaire madrilène ou de la Juve à leurs plus grandes époques ou presque savent comment on doit tenir un vestiaire, entre fermeté et souplesse. La meilleure preuve est l'association des deux barjots en attaque Balotelli-Cassano qui chacun de leur côté au provoqué bien des chutes de cheveux dans la profession d'entraîneur. Prandelli lui a trouvé ma manière pour que le binôme fonctionne et que chacun donne le maximum de lui-même.

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