Et si la France en 1982 avait connu un Knysna ?

La légende de Séville, un mythe fondateur du football français mais tout ça n'a tenu qu'à un fil ou à une tête plus précisemment ! Avec les années on a toujours parlé de cette période comme la bande à Platoche, avec toujours les images joyeuses de Giresse, Tigana, des chambrages de Luis Fernandez mais ça ce sera pour plus tard. Il faut savoir dans la forteresse de Parador où le groupe tricolore séjournait, l'ambiance n'était pas aussi chaleureuse que le soleil andalou. Bien au contraire, le groupe était divisé en clans. Le principal clivage ? La brouille Platini/Larios !
On ne saura jamais vraiment d'où la brouille est partie ente les deux hommes, beaucoup avancent une histoire d'adultère ou de flirt (déjà les WAGS....). Peu importe le fait est que Larios est devenu l'ennemi du roi Platini et est mis au ban ! Du coup les proches de Larios comme Christian Lopez, les deux hommes font chambre commune, sont aussi devenus des parias. Avant même 1er match, Lopez perd sa place de titulaire et ne supporte pas sa mise à l'écart, il veut rentrer en France ! Larios lui passe ses après-midi à bronzer au bord de la piscine, pas de sieste il sait qu'il ne jouera pas. Les clans se sont ceux essentiellement de la garde rapprochée de Platini et celui des bordelais. Et l'ambiance entre les deux n'est pas forcément au beau fixe non plus. Le 21 juin c'est l'anniversaire de Platini, la délégation française fait la fête et on apporte un énorme gâteau pour le dessert, sauf que deux jours plus tard c'est celui de Tigana mais là rien, tout le monde l'avait oublié. Genghini, compagnon de chambre du milieu bordelais raconte alors cet épisode : « Arrive celui de Jeannot (le 23), et rien. Il a été oublié. Alors, il s'est levé, est allé en cuisine, est revenu avec une pomme sur laquelle il a planté une bougie, s'est assis et a lancé devant tout le monde: "Bon anniversaire, Jean." Ça jeté un froid ».
Il y a distinctement 3 clans, les pro-Larios, la garde rapprochée de Platini et les "bordelais" mais il y a aussi les exclus et le premier d'entre eux Dominique BARATELLI qui ne supporte pas de ne plus être le titulaire dans les buts. Baratelli refusera d'ailleurs d'être sur le banc face à la Pologne pour le match de la la troisième place. Il revient sur sa coupe du monde dans le dernier France Football spécial France-RFA : « Le climat était assez pesant. Avec les deux autres gardiens, l'entente était plutôt bonne mais j'avais pris un coup sur la tête de ne pas être titulaire. Je suis resté dans le groupe sans y être vraiment, à l'écart avec Larios. » Une attitude que déplore Alain Couriol, coéquipier d'Ettori à Monaco, champion de France cette saison-là: « Baratelli a eu un comportement suffisant, comme si la place lui était due ». Alors qui parle d'une super bande de potes, insouciants qui ne pensait qu'au plaisir de jouer ?
Alors quelle est la différence entre cette coupe du monde 1982 et celle de 2010 ou bien même le dernier Euro en Ukraine et en Pologne ? C'est tout simplement qu'en 82 la France a gagné et a bien joué. Le public a aimé, a vibré devant leurs TV avec ces bleus qui ont été aux bout d'eux-mêmes ! Mais il ne faut pas se leurrer si il en avait été autrement, les médias auraient ressortis toutes ces petites histoires, Larios et Baratelli auraient raconté comment on n'avait pas comptés sur eux et tout ça n'a tenu qu'à une tête ! Celle de Manu Amoros ! Et oui c'est Manu Amoros ce gamin de 20 ans qui a permis qu'on ne connaisse pas un fiasco à la Knysna. Retour sur le premier tour. Les bleus se font étrillés 3-1 par l'Angleterre en ouverture. Déjà ça part très mal, il y a la victoire face au Koweit (seul le goal average est soigné car pour l'image, il n'y a pas de gloire à battre cette équipe assez médiocre). Reste le dernier match décisif face à la Tchécoslovaquie de Panenka. Grâce au carton face au Koweit, un match nul suffit. Six ouvre le score mais Panenka sur péno égalise. Les dernières minutes son crispantes et pour l'instant, sur ces 3 premiers matchs personne parle de héros concernant les joueurs français. Arrive la dernière minute, un cafouillage, une sortie de Ettori qui se troue (pléonasme ? à chaque erreur des gardiens tricolores je repense à cette phrase de Bobby Robson : "Si les français avaient amené un vrai gardien en Espagne, ils auraient été champions du monde"). Donc Ettori se troue et le ballon repart dans les buts vides, la France va se faire éliminer, sauf que Manu Amoros lui a anticipé et sur sa ligne sauve le groupe de l'implosion :
La France passe au second tour et va enfin commencer à jouer et à bien jouer. Du coup les histoires de vestiaires et de vie commune vont rester là où elles doivent rester. Mais comme quoi tout cela ne tient pas à grand chose ainsi après le dernier Euro, il y a 4 joueurs qui vont passer en conseil de discipline (progrès par rapport à l'Afrique du Sud où ils étaient 5) mais tout ça ne serait pas arrivé si ils avaient gagné et les matchs et la ferveur du public. Mais bon pour ça ils font aller jusqu'au bout de soi-même et courir sur le terrain...et oui on ne devient pas un héros en marchant sur un terrain de foot !

1 commentaire:

  1. Baratelli était en 1982 le meilleur goal français , Hidalgo ne l a pas titularisé lors de la CM à cause d une brouille entre le joueur et le selectionneur . Et si Bara avait été à la place d'Ettori contre la RFA en demi , la France aurait gagné la séance de tab car Bara était un spécialiste pour stopper les pénalty . Et qd on voit le niveai affiché par Ettori lors de cette CM on peut en vouloir à Hidalgo de ne pas avoir mis Bara dans les cages !

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