Ce soir il y a la 112ème finale de la coupe du
Roi en Espagne. Sur les 111 éditions précédentes, 49 ont été garnir la vitrine
du FC Barcelone ou de l’Athlétic Bilbao et ce soir il s’agira de la cinquantième
fois que la coupe choisit un de ses deux favoris. Pour l’Athéltic Bilbao
longtemps recordman de victoires de l’épreuve, il en va d’une question d’honneur, il faut rattraper le Barça car comme on l’avait vu dans le sujet sur la formidable
équipe de l’Athéltic Bilbao 1984, désormais le Barça avec 25 coupes du Roi
devancent les basques qui ont soulevés cette coupe eux à 24 reprises. J’en
avais déjà parlé ici mais la finale la plus chaude entre les deux clubs fût
sans aucune contestation possible, celle de 1984 juste avant l’Euro français. Les
deux équipes s’étaient livrées à une véritable guerre des gangs à coups de
crampons dans les gencives. Une des bagarre les plus célèbres de l’histoire du
football qui dura de longues minutes sous les yeux du roi Juan Carlos médusé
et passablement énervé. Ce match sera le dernier en Espagne de Diego MARADONA
qui s’en était donné à cœur joie comme on peut le voir sur ses images :
Alors pourquoi une telle baston entre les deux équipes ? En fait ce soir là il s’agissait d’un règlement de compte entre Diego MARADONA et son boucher Andoni COICOCHEA. La scène se déroula en championnat d’Espagne quelques mois auparavant. Le 24 septembre 1983, le Barça reçoit l’Atlético de Bilbao et mène facilement 2-0, avec un but de Miguel « Perico » ALONSO le papa de Xabi (voir le sujet sur les ALONSO père-fils), quand à l’heure de jeu (59ème précisément), Goikoetxea (en basque) décide de découper Diego. Voici la vidéo, âmes sensibles des chevilles s’abstenir.
Diego quitte le terrain sur une civière et suivra une longue indisponibilité (fracture de la cheville) qui va le faire basculer du côté obscur. Diego absent des terrains de longs mois commence alors ses frasques nocturnes pendant sa rééducation et avouera que c’est à Barcelone qui commencera à toucher à la cocaïne. L’agresseur lui, prendra tout de même 18 matchs de suspension suite à ce tacle assassin mais il ne regrettera jamais ce geste au contraire : Il a encore le soulier qu’il avait utilisé pour le tacle dans une vitrine en verre chez lui …dans son salon! Et voici une interview réalisée pendant l’Euro 84, où le journaliste ne cesse de l’interroger sur cet attentat. Car Andoni Goikoetxea aura beau faire une grande carrière, double champion d’Espagne avec l’Athlétic Bilbao, pilier de la sélection, aux yeux de tous il restera le boucher qui a assassiné Diego. Lui s’en défend et si l’espagnol au final n’était pas plus coupable qu’un autre? La parole est à la défense alors faites entrer l’accusé à crampons et à vous de juger :
Cela vous
ennuie-t-il qu’on revienne toujours à cette agression commise contre Maradona ?
« Oui,
moi j’aimerais mieux qu’on l’oublie. D’abord ce que je lis dans les journaux n’est
jamais ce que j’ai déclaré. Ce ne sont que des mensonges. Ensuite, la plupart
des gens me jugent sur des rumeurs, sans même m’avoir vu jouer une seule fois. »
Mais tout le monde a vu les images à la télévision, tout le
monde se souvient de l’action, de votre tacle. Ce n’est pas suffisant ?
« Si cela a frappé les esprits, c’est parce qu’il s’agissait
de Maradona. Or, à mes yeux, Maradona est un joueur comme les autres. Et cette
action de jeu était normale je le maintiens. Tu ne veux pas changer de sujet, c’est
du passé ».
Désolé faut s’expliquer. T’as vraiment aucun remords ?
« Aucun. Je suis pro et pas plus dur qu’un autre. Je respecte
tous mes collègues. Du plus riche au plus pauvre. Je le jure, je n’ai jamais
attaqué quelqu’un pour le blesser. On exerce un métier qui comporte des
risques, non ? En France aussi, cela arrive il me semble. Non vraiment, j’ai
la conscience tranquille ».
Comment expliques-tu, dans ces conditions, la réputation que
tu traînes ?
« Jusqu’à ce moment, tous les journalistes ont écrit ce
qu’ils ont voulu, je le répète. Ils n’ont pas donné une image fidèle de moi ».
Celle que l’on a montrée à la TV parlait d’elle-même, non ?
« Pense ce que tu veux. Mais tiens je vais te dire une
chose : Qu’est ce que la presse, les médias ont dit après la finale de la
coupe d’Espagne ? Sûrement pas que Maradona avait frappé Sola à terre et l’avait
envoyé en observation pendant cinq jours, qu’on a du poser 8 points de suture à
un autre mis K-O par l’argentin. Les médias n’ont pas montré ces images. »
Sans vouloir interférer et prendre la défense de Goikoetxea,
il est vrai que ces images sont ressorties bien des années après curieusement.
Je me souviens les avoir vus pour la première fois dans les années 90, pas
avant.
Ça te fait
mal qu’on aborde toujours ce sujet ?
« Je suis vacciné. Tu peux même écrire ce dont
ut as envie ».
Tu n’as jamais culpabilisé ?
« Jamais ! Je ne suis pas celui qu’on
décrit, les gens se trompent ».
Imagines que tu te retrouves dans une situation identique.
Tu n’hésites pas à tacler comme tu l’as fait sur Maradona ?
« Aucune action n’est jamais pareille, comme d’ailleurs
il n’y a jamais eu de préméditation dans mon geste »
C’est marrant, tu as l’air plutôt gentil dans la vie. Comment se fait il que tu transformes en assassin sur le terrain ?
« Je ne suis pas un assassin sur le terrain. Ma personnalité
reste la même. La seule différence est qu’ne temps normal mon pouls vat à 60 pulsations/minute
et quand je joue à près de 200 ! ».
Es-tu vraiment sincère dans tes réponses ?
« A 100%. Je ne suis pas un menteur. Je suis basque.
Je suis normal. Orgueilleux dans mon job et dans ma réussite que beaucoup
envient. J’ai mon style et je ne peux changer ».
Que penses-tu de Maradona ?
« Rien, si ce n‘est qu’il possède des qualités de
footballeur supérieures aux miennes. Pour le reste, sans opinion. A sa place
moi j’aurais pardonné. J’aurais tendu la main. Je suis d’abord un homme et
ensuite un sportif ».
Le fait que ta suspension ait été ramenée de 18 à 7 matchs….
« Moi, j’attendais une sanction plus faible encore. Si
il n’y avait pas eu la pression de Barcelone, je m’en serais d’ailleurs tiré
avec le minimum prévu par le règlement pur une faute de la sorte ».

Goikoetxea y va clairement pour péter Diego ...
RépondreSupprimerInterview pathétique !!!