Les étrangers de la Division 1 : Richard OWUBOKIRI


Une nouvelle rubrique sur Old School Panini avec des mini-portraits des joueurs étrangers du championnat de France intitulé : « Ils sont venus d’ailleurs ». Une rubrique qui m’a été inspiré par mon ami Cédric qui m’aide énormément (ainsi que Claude) à animer les concours et notamment les quizz de la page Facebook : OldSchool Panini – Les Quizz. Cédric est un stakhanoviste de la vignette sur cette page et le plus souvent il l’aborde d’une façon que j’adore avec un joueur étranger de notre championnat avec une vignette d’un autre championnat (soit avant de venir en France soit après son passage dans notre bonne vieille division 1). JE trouve l’idée excellent et j’ai décidé de développer le sujet en parlant un peu plus des joueurs qu’on propose en quizz sur Facebook, histoire d’être complet et cohérent. Pour ouvrir le bal un joueur proposé il ya quelques semaines : Richard OWUBOKIRI. Vous allez-voir un parcours étonnant avant d’arriver à Laval et peut être même encore plus après son départ du FC Metz.

Du Nigéria au Brésil.

Je me souviens que ce joueur je l’avais découvert en achetant un numéro de Onze où le magazine présentait chaque club de la saison 1986-87 avec un joueur en vedette et pour Laval il avait fait un zoom sur le recrue venue tout droit du Brésil, le nigérian : Richard OWUBOKIRI meilleut buteur du précédent championnat brésilien à égalité avec un certain Antonio Careca (22 buts pour les 2 bonhommes) excusez du peu ! Bon Onze à l’époque il y allait toujours dans la métaphore pour parler d’un joueur, voici la première phrase pour présenter OWUBOKIRI : « Quand un grand chef de cuisine a une spécialité, il n'en dévoile que rarement la recette. A Laval aussi, on a une spécificité, celle de dénicher des buteurs ».  Bon on va voir que là le grand chef cuistot à peu être sortit le plat un peu vite du four. Bon après le journal continue son travail sérieux pour nous présenter ce joueur en nous fournissant cette formation essentielle : Richard OWUBOKIRI aime écouter Donna Summer et Marvin Gaye. Je ne sais pas si comme moi vous relisez les vieux onze mais c’est assez creux tout de même. Lors de cette présentation, le championnat avait repris et il s’est révélé que Richard OWUBOKIRI avait quelques difficultés d’adaptations mais n’évoque pas le terrain ou le jeu mais le fait que tous ses coéquipiers l’invitent à diner. Idem aucun mot sur son transfert plutôt compliqué puisque apparemment c’est le FC Metz qui l’aurait tout d’abord signé puis prêté à Laval mais là aussi que suppositions vu que le magazine préfère s’attarder sur ses penchants musicaux. 
Ricky Owubokiri - Présentation ONZE
Heureusement à l’époque il y avait un concurrent qui s’appelait Mondial avant que les deux revues fusionne (je ne sais pas si vous savez mais à l’époque l’actionnaire majoritaire de Mondial était un certain joueur de la Juventus, Michel PLATINI). Mondial faisait alors des fiches de joueurs qui était une véritable mine d’information ainsi pour Richard OWUBOKIRI, on apprend que ce natif de Port-Hacourt au Nigéria a commencé le sport sur les terrains de…volley-ball. Que rapidement ses copains l’attire sur les rectangles verts et plus doué que les autres se fait vite remarqué et gagne un surnom : Ricky. 

Il devient international cadet puis juniors. Jouant avec le St-Charles de Port-Hacourt il signe rapidement avec le club le plus prestigieux de sa ville natale et évoluant en  division 2 nigériane, les Sharks de Port-Hacourt. Lors de la saison 1979-80 avec 23 buts, le jeune Richard Daddy Owubokiri termine meilleur buteur de D2 Nigériane avec 23 réalisations. Le parcours est fulgurant et OWUBOKIRI (qui rejoint un club de D1 le ACB de Lagos) frappe à la porte de la sélection et reçoit quelques convocations du sélectionneur brésilien Otto Gloria. Ce dernier n’hésite pas à parler de ce buteur talentueux à ses compatriotes et c’est ainsi OWUBOKIRI, à 22 ans s’envole pour le championnat brésilien. Avant-centre rapide, très bon dribbleur et doté d’un tir puissant des deux pieds, l’attaquant nigérien s’adapte tout de suite à l’América de Rio puis après deux saisons (dont la seconde à 15 buts en championnat) signe dans un club un cran au dessus, le Vitoria de Bahia. Et là c’est la consécration notamment avec sa seconde saison et son titre de meilleur buteur du championnat partagé avec Careca. Ce sont les recruteurs de Metz qui alors flairent le bon coup et le signe immédiatement après une seule observation. Le FC Metz a alors trop d’étrangers (que 2 peuvent être alignés sur la feuille de match alors et avec Zappia, Markov et Black, la liste est déjà un peu trop longue). OWUBOKIRI est alors prêté à Laval.

Une adaptation difficile en France

Sa première saison à Laval est très mitigée. 10 buts en 36matchs de championnat ce n’est pas trop mal mais c’est loin du cador tant annoncé, l’égal d’un Careca. Du coup à la fin de la saison il retourne chez son premier employeur français : le FC Metz. Il attaque la saison en Lorraine plein d’espoir et on attend beaucoup de ce nouveau duo d’attaque qui s’annonce très complémentaire avec l’écossais Eric Black. D’ailleurs le duo se monte rapidement à la hauteur de ces promesses. Lors de la 1ère journée, OWUBOKIRI crée la sensation en marquant le premier but de la saison chez le champion de France en titre les Girondins de Bordeaux au bout de 5 minutes. Metz s’incline 3-2 au final mais va faire une très bonne saison au final ponctué par une victoire en coupe de France face à Sochaux et une 8ème place en championnat. Le bilan d’OWUBOKIRI est encore mitigé là aussi. Titulaire les 2/3 de la saison il perd sa place au profit d’une formation en attaque composé du duo Carmelo Micciche et Eric Black avec les Hinschberger, Zanon et Zénier derrière. OWUBOKIRI est alors un joker de luxe et son bilan comptable est tout a fait honnête si on regarde ce statut de joker : 33 matchs de championnat et 8 buts ainsi que 5 matchs de coupe de France et 2 buts. Seulement ce statut ne plait pas OWUBOKIRI qui quitte la France pour le championnat portugais.

Un phénix au Portugal

Tout d’abord il signe au Benfica, ce qu’il prouve que le bonhomme jouit encore d’une très bonne réputation après son passage au Brésil car le Benfica est alors un très grand d’Europe et qui ira en finale de la coupe d’Europe des clubs champions. Seulement OWUBOKIRI ne s’impose pas et après 4 matchs sans claquer les filets il signe dans la formation plus modeste de l’Estrelle d’Amadora.  Un bon choix car il y retrouve des sensations de buteurs avec deux saisons à 13 et 15 buts en championnat. OWUBOKIRI à alors 30 ans et il signe dans l’un des meilleurs clubs du Portugal : le Boavista Porto où il va retrouver son meilleur niveau, peut être même l’apogée de sa carrière et marqué à tout jamais l’histoire du club et le cœur des supporters. OWUBOKIRI réalise une saison parfaite avec 30 buts en 34 matchs et obtient, seul cette fois-ci, le titre de meilleur buteur du championnat et termine second à la course au soulier d’or Européen (derrière Ally McCoist, 34 buts avec les Glasgow Rangers). Boavista termine 4ème derrière les trois cadors habituels du championnat lusitanien. OWUBOKIRI reste quelques saisons à Boavista mais le poids des ans se fait sentir et son rendement va decrescendo.

Qu’est ce qu’il devient ?

Après avoir vécu ses plus belles années au Portugal, OWUBOKIRI signe un contrat juteux d’une pige au Quatar où il claque 27 buts en 26 matchs puis retourne au Brésil. IL joue un peu dans les divisions inférieures avant d’attaquer sa reconversion. Installé au Brésil avec femme et enfants, il crée une académie de Football, la Ricky Soccer Academy. Il fera aussi quelques intérims et quelques CDD d’entraineurs adjoints en même temps dans plusieurs clubs, notamment à Fluminense mais aujourd’hui il est à plein temps, agent de joueur au Brésil. 

1 commentaire:

  1. In Portugal was "Ricky"! Best goalscorer of the championship when he was playing for "Boavista FC".

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