Et on l’appellait “The Flying Dutchman”

Eté 1973, Johann Cruyff débarque en Catalogne et au FC Barcelone, le club catalan monnayant un gros chèque pour réussir à attirer dans son escarcelle tout simplement le meilleur joueur d’Europe. Cruyff qui a explosé sous les ordres de Rinus Michels à l’Ajax, a pris une autre dimension sous Stefan Kovacs quand ce dernier a remplacé Michels partit dirigé le Barça. Stefan Kovacs lui a fait comprendre où étaient son intérêt et son avenir, en le libérant et en lui conseillant de bouger et de vagabonder sans arrêt pour fuir la pointe du combat et pour prendre plus fréquemment la direction des opérations. Cruyff plus libre remporte sa troisième coupe d’Europe des clubs Champions d’affilée avec l’Ajax et va remporter en décembre son second ballon d’or (après celui de 1971). Il faut dire qu’après avoir tout remporté avec l’Ajax, il avait envie de nouveau challenge (et aussi de bien monnayer son talent) et part rejoindre son maitre spirituel Rinus Michels qui a la double casquette d’entraineur en gardant la tête de la sélection nationale. Rinus Michels est le père du football total (voir les sujets sur le grand Ajax de 1969 à 1973 et sur la Hollande de 1974). L'équipe barcelonaise ne peut pas compter sur Cruyff dès le début de saison, problèmes politico-administratifs obligent. Cruyjff débute donc sous ses nouvelles couleurs le 28 octobre 1973. L'équipe ne perd alors plus aucun match, et est sacrée championne d'Espagne. Point culminant de ce 9e titre : le 17 février 1974, le FC Barcelone atomise le Real Madrid 5-0 au stade Santiago Bernabeu à Madrid avec un duo d’attaque inarrêtable Cruyff-Sotil (voir le sujet sur Hugo Sotil). Mais d’un point de vue personnel la fin d’année 73 est extraordinaire pour Cruyff, 3 jours avant de recevoir son second ballon d’or, il inscrit le 1er but du match face à l’Atlético de Madrid, peut être son plus beau. Ce but ancrera encore plus fort son surnom qu’il ne le quittera plus de hollandais volant, “The Flying Dutchman” référence à la légende du vaisseau fantôme qui sillonne les mers et dont on considère sa rencontre comme un funeste présage. C’est exactement le cas des défenseurs adverses.



En 1974, Cruyff va remporter son troisième ballon d’or, largement devant Beckenbauer. Pourtant le Kaiser est le capitaine du Bayern de Munich, champion d’Allemagne et successeur de l’Ajax dans la quête du Graal européen. Mieux Beckenbauer est le capitaine de la nationnalmanschaft, seul équipe qui réussi à vaincre la magnifique machine orange. Champion d’Europe, champion du monde, Beckenbauer pourtant ne rivalise pas à titre individuel avec Cruyff. Il faut dire qu’hormis la finale, le hollandais a frappé de son sceau la coupe du monde 1974. A chaque match, la Hollande a fait une démonstration et à chaque match, sa majesté Johann 1 a étalé toute sa classe, a éclaboussé les rencontres de tout son talent. Et une fois de plus, contre le Brésil, champion du monde en titre, il a rappelé pourquoi on l’appelle : “The Flying Dutchman”

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