Jean-Luc LE MARGUERESSE, la Star Ac te dit merci

On continue de balayer les carrières des footeux qui ont engendré des stars de la télé-réalité et du showbizz français alors après André TOTA, paternel de M. Pokora, voici le portrait de Jean-Luc LE MARGUERESSE papa de la jeune chanteuse Nolwenn LEROY. La principale source du sujet qui suit est une interview réalisé par shogun et disponible sur le forum de Foot Nostalgie.


Pour Jean-Luc tout commence à l’INF Vichy, natif de la Rochelle il est resté longtemps dans les Charente-Maritime, enchaînant les sélections de jeunes (départementales, régionales) mais il n’a jamais réussi à intégrer un centre de formation d’un club pro, il faut dire qu’ils ne sont pas légions non plus dans le centre-ouest de la France. Lors d’une détection il se fait remarquer par les responsables de l’INF Vichy et c’est donc là-bas qu’il va apprendre les bases. Jean-Luc Le Margueresse raconte ses débuts : « J'ai donc fait le concours et, à 16 ans, je m'y suis retrouvé pensionnaire : à cette époque, on ne rentrait que 2 fois par an chez nous ! C’était dur mais une super école de foot et de la vie, c'était fabuleux ! J’étais de la génération Thys, Cartier, Bracconi, Olmeta, Mariini, Antonetti ... ça m'a permis en foot de progresser et de rattraper le retard que j'avais ». A 18 ans, Jean-Luc Le Margueresse se fait remarquer avec Vichy lors d’une rencontre en lever de rideau ASSE - Brest à Geoffroy-Guichard, nous sommes au début de la saison 1979-80. Le Margueresse joue milieu défensif et tape dans l’œil d’Alain de Martigny, l'entraineur du Stade Brestois, au final et après en avoir discuté avec son entraineur à l’INF, Le Margueresse décide de finir la saison avec le stade et s’embarque dans une joyeuse galère. Une galère car Brest est bon dernier et bat des records de médiocrité (87 buts encaissé lors de la saison). Mais l’équipe est jeune et pleine de ressources, si bien que le stade remonte aussi vite qu’il était descendu en première division. Même si il passe sa première saison avec la réserve, il s’éclate au milieu de cette bande de " potes ", comme il le décrit : « on était de la même génération ! Et puis, on se respectait tous. Même si ça déconnait beaucoup dans les vestiaires, ça bossait, c'était sérieux » 
Mais bon les anecdotes de vestiaires sont alors terribles avec les Pardo et Joël Henry en meneur de revue. Celle que j’aime c’est la coure de homards avant un match : « Gaby Béganton, un mareyeur, nous avait offert, avant le match, notre prime de match : une caisse de homards chacun ! eh ben, dans le vestiaire, les homards trottaient partout et faisaient la course pendant la préparation du match ... C'était face à Nancy et on avait perdu ! ». Jean-Luc s’éclate à Brest même s’il n’a pas de poste défini et est baladé un peu partout sur la pelouse de Francis Le Blé. Mais si il préfère évoluer en défense centrale, Le Margueresse à appris avec son entraineur De Martigny, à se rendre au service de l’équipe, il raconte ses relations avec l’entraineur qu’il l’a fait signer à Brest : « Je le remercie de m'avoir fait venir à Brest car j'y ai réalisé mon rêve de gamin, ma passion et je la vis toujours même si ce n'est plus sur le terrain. C'était un rêve pour moi. Et puis, Alain était "hors-norme". T'en connais d'autres entraineur-joueur en D1. Il m'a marqué. Un jour, je joue arrière-gauche donc, je faisais la gueule, ce n’était pas mon poste. Alain le voit et me prend à part : - eh, c'est déjà bien que tu joues ... j'ai compris et j'ai joué ! »

Mais le vrai poste de prédilection de Jean-Luc ça restera celui, disparu aujourd’hui, de stoppeur. Un poste où il fallait se bagarrer pendant 90 minutes avec l’avant-centre adverse. Excellent de la tête, Le Margueresse se révélera redoutable à ce poste au point de dégouter alors le meilleur avant centre du championnat à l’époque, le nantais Vahid Halilhodzic qui dira après une rencontre face à Brest que de tous les défenseurs de division 1 c’était Le Margueresse qui l’avait le plus gêné. Brest s’installe solidement en division 1 et Jean-Luc devient un solide défenseur avec une réputation qui commence à sortir du Finistère. Si bien qu’à l’aube de la saison 1986-87, il part pour la capitale et signe au très ambitieux projet de Jean-Luc Lagardère au Racing Club de Paris qui deviendra la Matra Racing. C’est une période de folie dans le championnat de France, où l’on voit bon nombre de vedettes de la coupe du monde 86 débarquées dans notre championnat de France. Ainsi Le Margueresse arrive au Racing en même temps que les immenses vedettes qu sont alors luis Fernandez, Pierre Littbarski ou Enzo Francescoli. A Brest il sera remplacé par Julio César et le champion du monde José Luis Brown, une autre époque que le championnat français après ce mondial mexicain. Au Racing, c’est un peu la consécration pour Jean-Luc dans cette équipe de " galactiques " même si la mayonnaise ne prendre jamais : « une grande expérience avec de grands joueurs. J'y ai connu 3 entraineurs : Takac pendant 4-5 mois, puis Zvunka et enfin Artur Jorge. le club avait été bâti sur la structure des grands clubs européens. Au début, on s'entrainait à Colombes avec les athètes du club que ce soit les sprinteurs, les perchistes ou les lanceurs. Puis, Lagardère a acheté les terrains "Esso" à Rueil Malmaison et on y crée un centre sportif. Avec les autres joueurs ça se passait très bien mais on ne se voyait pas beaucoup. Nous étions tous un peu "perdus" dans Paris ... Moi qui venait d'un club familial, j'ai été déstabilisé ». Et de continuer sur cette expérience à part dans sa carrière : « j'étais très proche de Littbarski. Nous étions en chambre ensemble. Quelqu'un de super avec une très bonne éducation. Je me souviens qu'il nous apportait des chocolats à l'entrainement ! Quand j'étais à Guingamp, il avait essayé de me recontacter mais la secrétaire du club n'avait pas voulu lui donner mes coordonnées. Dommage ... un mec très simple avec un palmarès énorme ! Quand à Francescoli, il avait un toucher de balle fantastique. Il te faisait des contrôles orientés parfaits : la classe ! je me souviens d'une action où le gardien dégage, lui fait un amorti de la poitrine et le ballon qui reste collé à lui ! il avait des chevilles très souples, démantibulées et ça lui donnait une facilité impressionnante ! Un très grand, vraiment .... » 
La suite est un peu moins rose après l’ascension, ce sont les blessures qui s’enchaînent, une vilaine pubalgie, une opération du genou, à 27 ans Le Margueresse apparait usé par el football professionnel, aujourd’hui avec plus de recul il analyse ces difficultés physiques : « J'ai toujours été à fond, comme le demandaient les entraineurs. En fait, si j'avais un conseil à donner aux jeunes : gérez votre carrière ! sachez, par moments, lever le pied ... ». A Paris, le Racing est devenu le Matra mais l’argent, l’accumulation de vedettes ne suffisent pas. Pour Jean-Luc c’est une chose difficile à expliquer, au sein de l’équipe l’ambiance était bonne, les entraînements d’une incroyable qualité mais les jours de match l’équipe n’arrivaient pas à reproduire ce qu’elle faisait la semaine, en plus l’histoire d’amour n’a jamais pris avec le public parisien et les matchs à domiciles se déroulaient dans un parc vide qui sonnait creux.

C’est alors l’heure de rebondir pour Jean-Luc qui file au nord, à Lens histoire de retrouver un club familial avec un public proche de son équipe. Mais le club est alors en restructuration, la belle équipe sang et or qui disputait la coupe d’Europe n’est plus que l’ombre d’elle-même, beaucoup de cadres sont partis et Le Margueresse a été recruté pour jouer le rôle de nouveau patron de la défense lensoise. C’est la saison galère de chez galère, très tôt Lens occupe la dernière place et ne la lâchera jamais. C’est donc la division 2 mais Le Margueresse préfère y évoluer dans sa région d’adoption la Bretagne en signant à Guinguamp. La première saison se passe plutôt bien sous les ordres d’Eric Mombaerts qui choisit Jean-Luc comme capitaine, mais un capitaine toujours à la santé fragile et le genou rechute à nouveau. Il revient la saison suivante et retrouve son premier entraineur Alain de Martigny, comme pour boucler la boucle, hélas c’était sans compter sur ses pépins physiques et une arthrose accumulée tout au long de sa carrière qui le déclare inapte au foot. Les relations avec son président, un certaine Noël Le Graet, vont alors sérieusement se dégrader et l’affaire va se régler devant les tribunaux qui donneront raison à Le Margueresse, qui n’était plus payé par son club. Pas très glorieux de la part d’un président qui se veut si vertueux.

Pour Le Margueresse il faut alors penser à l’après football, il n’a que 30 ans et va travailler 10 ans chez un assureur à Landerneau dans le Finistère. C’est le début des années 90 et une fois de plus on va voir que la reconversion pour les footballeurs n’est pas évidente du tout surtout quand l’arrêt est brutal ; Car si le métier d’assureur est un métier des plus honnêtes (quoique je n’en suis pas vraiment sûr mais bon, pas de polémiques, pas de polémiques) c’est à la maison que la situation va imploser. En arrivant en Bretagne, 10 ans avant de raccrocher les crampons, Jean-Luc se marie avec une jeune bretonne, Muriel Leroy, Le couple va avoir deux filles, dont une certaine Nolwenn née en 1982 alors que Jean-Luc était un tout jeune professionnel à Brest. Mais en 1993, alors qu’il travaille depuis 2 ans à Landerneau, le couple Le Margueresse va imploser. Je ne vais pas rentrer dans les détails car je n’aime pas ce genre d‘histoires, je trouve ça racoleur et puis ça n’a pas grand-chose à voir avec le foot mais bon il faut savoir que la séparation ne se passe pas très bien et c’est uen des principales raisons pour laquelle la gagnante de la Star Academy s’appelle Nolwenn Leroy et pas Nolwenn Le Margueresse.
Bon d’un côté je pense que si elle avait gardé le nom de son père elle aurait pris un pseudo car autant Le Margueresse ça passe pour faire uen honnête carrière de stoppeur autant je ne suis pas sûr que ça fasse vendre des millions de disques. Aujourd’hui Jean-Luc est retourné au Stade Brestois où il est attaché commercial et est chargé de trouver différents sponsors au sein du club breton.

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