Dans la série il n'y a pas que Trifon : Felipe NERI dit “El Cavernícola”

“El Cavernícola” : un surnom donné bien avant que les anglais le donne à Sébastien Chabal : « l’homme des cavernes ». Ce surnom Felipe Neri Franco Duarte de son véritable patronyme l’a hérité lors de son passage en Espagne. En Amérique du sud on l’appelait “El Apóstol” soit l’Apôtre. Pas besoin d’explications de texte pour ces deux surnoms quoique vous allez voir pour l’apôtre il y a un double sens mais j’y reviendrais plus tard. Par contre peut être que vous voulez en savoir plus sur cet attaquant paraguayen ? Donc pour faire simple, Felipe NERI FRANCO est né au Paraguay en 1959. Cet attaquant bestial d’un mètre 86 débute au club très méconnu du Cordillerano de Itacurubí en 1977 il a alors 18 ans. En 1980 il signe en seconde division à l’Independiente de Campo Grande. Il termine alors meilleur buteur de seconde division avec 15 buts ce qui lui permet de signer un contrat au Club Cerro Porteño basé à Asunción et surtout qui joue les premiers rôles dans le championnat paraguayen. En première division il continue de se faire remarquer et signe un beau contrat vers le vieux continent et débarque à Elche en Espagne (province d’Alicante) juste après la coupe du monde de 82. Elche est un club ambitieux de la seconde division espagnole à l’époque et Felipe NERI va s’illustrer dans l’antichambre de la Liga. Pour la saison 1982-83 il inscrit 15 buts et la saison suivante 11. Cette saison 1983-84 est historique car synonyme d’accession en division 1 pour Elche. Toutefois il y a une ombre au tableau, Felipe NERI reçoit beaucoup de cartons jaunes et rouges. Cela ne l’empêche pas de fêter comme il se doit l’accession en Liga.


En Liga, par contre Felipe NERI va disparaitre de la circulation, seulement deux apparitions en première division lors de l’exercice 1984-85 qui voit Elche faire l’ascenseur, Mais bon malgré son bilan famélique il a sa vignette Cromos :


Ensuite il repart en seconde division espagnole à Cartagène, lors de la saison 1985-86 il ne disputera que les matchs allers (16 rencontres et 2 buts). Au mercato hivernal il repart en Amérique du Sud. Pendant 2 saisons à l’Unión Magdalena (Club de la ville portuaire de Santa Marta au nord de la Colombie) il va hanter les surfaces du championnat colombien et redevenir un attaquant de premier plan certes dans un championnat plus modeste que la Liga. Toutefois dans cette vidéo on voit son équipe battre le Cúcuta Deportivo par 3 buts à 1. Felipe NERI inscrit le 1er et dernier but de son équipe. On y voit quand même une sacrée habileté et une bonne dose de sang froid sur le premier but et son duel face au gardien. Le second est une reprise de volée tout en puissance comme le bonhomme.


Il allume bien le gardien du Cúcuta Deportivo. D’ailleurs la rencontre a lieu juste avant que Felipe NERI rejoigne ce club de Cúcuta Deportivo pour une saison seulement mais qui nous a valu cette magnifique vignette du championnat colombien 1988. Au Final il restera 3 saisons en Colombie et gagnera comme je l’ai dit en intro le surnom d“El Apóstol” soit l’Apôtre. Je vous disais qu’il y avait un double sens à ce surnom en voici l’explication. Outre la première raison qui est bien entendu physique, la seconde est du au comportement sur le terrain de Felipe NERI qui avait plus que le sang chaud. Ces multiples expulsions des terrains lui ont valu le surnom ironique d’apôtre par le presse colombienne car il était tout sauf un saint sur le terrain.
En 1989, “El Apóstol” va connaitre son heure de gloire en retournant dans son pays natal. Joueur modeste il signe à la surprise générale dans le meilleur club du pays l’Olimpia Asunción. Qui avec NERI va gagner la Copa Libertadores et affronter ensuite le Milan AC des Gullit, Van Basten en finale intercontinentale. Bon lors de cette rencontre à Tokyo, l’apôtre ne pourra pas se mesurer face aux élégants Maldini, Costacurta ou encore Baresi, il restera sur le banc de touche toute la rencontre. Dommage cela aurait pu être intéressant surtout que les paraguayens repartent chez eux avec un bon 3-0 dans les valises.


En tout cas il refait parler de lui et on le revoit en Espagne pour la saison 1990-91 à Salamanque alors en seconde division il ne prend part qu’à 12 rencontres, marque une fois et voit Salamanque rétrogradé en troisième division, décidemment il n’était pas fait pour l’Espagne. Mais l’histoire ne se termine pas là !! Il retourne chez lui au Paraguay et joue à 32 ans au Club Libertad de Asunción et en 1993 va avoir lieu un miracle pour l’apôtre. En préparation de la Copa América qui a lieu pendant l’été en Equateur il va connaitre ses premières convocations avec l’équipe nationale alors qu’il a 34 ans. Le sélectionneur Sergio Markarián l’appelle pour plusieurs rencontres préparatoires et il se permet le luxe de marquer le seul but de la rencontre lors du dernier match préparatoire face à la Bolivie. Mais l’apôtre n’était pas un véritable saint et la providence le lui a rappelé, une semaine avant que ne débute le tournoi il se blesse et manque la compétition. Il n’aura plus jamais de seconde chance et la saison suivante il raccroche les crampons pour définitivement à 35 ans. Aujourd’hui Felipe NERI dit “El Cavernícola” est entraineur au Paraguay.


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