Dans la série il n'y a pas que Trifon : Fernando HIERRO

Fernando HIERRO

Cromos de la saison 1988-89, une pépite. Fernando HIERRO avec les bouclettes sous le maillot du Réal Valladoid :


La saison suivante, il partira au Réal de Madrid où il fera l'essentiel de sa carrière. Si il n'abandonne pas les bouclettes tout de suite, il changera sa coupe de cheveux tout de même au fil des saisons pour rentrer dans le sobriété. La première vignette est issu de l'album Panini Liga 1990 et la seconde de l'album Panini de la coupe du monde 2002 :

Un coup de boule avec les tripes !!

Bon je vous parlais de Ruud GEELS et du fait que cet avant centre à plus de 300 buts en division 1 hollandaise et belge n'avait pas disputé le moindre match de coupe du monde. Dans les raisons évoquées, légèrement je parlais de sa calvitie contradictoires avec le style des cheveux longs dans le vent des idoles Cruyff ou Neeskens et plus sérieusement de son style peu orthodoxe. Le but qui suit va illustrer parfaitement mon propos. Alors que Rinus MICHEL, dans son football total cherchait des joueurs complets et élégants, Ruud GEELS va se révéler tout son contraire, à savoir un homme de surface de réparation avec un style très très particulier. Saison 1974-75, l'Ajax reçoit le Feyenoord dans un classique entre les deux meilleurs équipes du pays. L'ajax l'emporte 6-0 et GEELS plante pas moins de 5 pions !! Il fuat dire qu'il avait quitté le Feyenoord avec pas mal de rancœur (voir le sujet Rudd GEELS, les cheveux dans le vent). Parmi ses 5 buts, voici sa deuxième réalisation personnelle. Avouez quel e style est peu commun :


Allez quelques clichés, du cabri en plein vol :
 
Si son style l'a privé d'une grande carrière internationale, GEELS ne s'est jamais caché derrière les excuses et à toujours revendiqué son football, voici une déclaration lorsqu'il il était à la fin de sa carrière au début des annés 80 : "Je suis un attaquant à l'ancienne. Dangereux dans la surface et fort de la tête. Vous ne verrez plus trop d'attaquant de ce style désormais bien qu'il y ait de moins en moins d'espaces dans les défenses adverses". J'aime beaucoup cette analyse et il y a du vrai dans ce qu'il dit.

Ruud GEELS, les cheveux dans le vent

Le Gerd MULLER batave

Un buteur incroyable ce Ruud GEELS, 318 buts en 473 rencontres de championnat en 17 saisons en division 1 (hollandaise et belge). Pour donner une idée de son rendement, en 4 saisons à l’Ajax d’Amsterdam, entre 1974 et 1978 il dispute 131 rencontres de championnat et inscrit 123 buts !! Et pourtant durant cette période si l’équipe de Hollande dispute deux finales de coupe du monde lui n’y prend pas part. En 1974, Rinus MICHEL le convoque dans le groupe mais il ne disputera pas une seule minute de la coupe du monde en RFA. Pourtant à quelques jours de l’ouverture, il dispute l’intégralité de la rencontre amicale face à la Roumanie mais ne convainc pas. Et c’est du banc de touche qu’il voit les Cruyff, Rensenbrink et Rep animé l’attaque des Oranje. En 1978, c’est autre chose. Cruyff n’est pas en Argentine (voir le sujet : Cruyff loupe le mondial 1978 a cause d’un kidnapping) et Johnny Rep n’est plus aussi magique alors que Geels enfile de plus en plus de buts. La réponse remonte à 1970, et Geels raconte : « La plus grand regret de ma carrière reste mon éviction pour la finale de la Coupe d’Europe des clubs champions à Milan entre le Feyenoord et le Celtic de Glasgow. Ernst HAPPEL (son entraineur à Feyenoord) n’avait même pas jugé bon de me retenir à titre de remplaçant. Le contact était difficile avec lui » (Voir le sujet sur Ernst HAPPEL). En tout cas les deux hommes sont fâchés à mort, si bien que GEELS quitte Feyenoord pour les Go Ahead Eagles. Mais quel rapporta avec la coupe du monde 1978 ? Et bien le sélectionneur. Rinus MICHEL est parti et Ersnt HAPPEL l’a remplacé si bien que GEELS l’attaquant le plus prolifique de l’histoire des Pays-Bas déclinait la sélection et refusait de se rendre en Argentine. Après la coupe du monde, Happel une fois parti, GEELS revêtit de nouveau le maillot Oranje de la sélection batave. Avec George Best et Eric Cantona il reste un es plus incroyables joueurs à n’avoir jamais disputé le moindre match de coupe du monde. 


GEELS aura eu la particularité de jouer avec tous les grands clubs hollandais (Feyenoord, Ajax, PSV, Sparta Rotterdam) mais aussi belges (Clubb Bruges et Anderlecht). Il a remporté plusieurs titres de champions, dans les deux pays, terminé meilleur buteur à maintes reprises mais il n’a jamais eu l’aura des Cruyff, Rep ou Neeskens. Peut être était-ce du à son attitude à son allure. Alors que la vague Oranje de la bande à Cruyff reflétait un air de liberté et de jeunesse, jeunes, décontracté, les favoris sur le côté. Geels lui avait de plus en plus de mal à camoufler sa calvitie. Voici sa paninomorphologie express et force est de constater que la chute des cheveux est inexorable.


Alors ça, ça l’a contrarié notre buteur batave et une fois les crampons raccrochés il n’a pas hésité à donner son corps à la science, enfin il l’a vendu plutôt. C’est Hair Fusion qui va le transformer, bon d’accord a des fins mercantiles mais le résultat est saisissant. Voici un arrêt sur images d’une pub TV au début es années 80 qu’on n’a pas eu la chance de voir en France, bon d’un côté pas sûr que le crâne de Geels soit très vendeur dans notre beau pays :











En plus ça ne l’empêche pas de faire des têtes come à la belle époque. Plus sérieusement son manque de reconnaissance en équipe nationale est aussi dû à son type de jeu. Très comparable au bombardier Gerd MULLER, il contrastait sérieusement avec le football hollandais de l’époque et le football total de Rinus MICHEL (voir le sujet sur la grande équipe de Hollande 1974). MICHEL voulait des joueurs polyvalents mais aussi élégants (ce qu’étaient les attaquants comme Cruyff, Rep ou Rensenbrik) tandis que Geels était qu’un vulgaire renard des surfaces. Mais peut-être que c’était là, le maillon faible de cette incroyable équipe, jamais championne du monde ?

Robbie FOWLER son plus beau but

Pour moi son plus beau but. Nous sommes dans la saison 1996-97. Ian RUSH est parti et Robbie FOWLER hérite, enfin, du numéro 9. Il faut dire qu’à 20 ans il vient de réaliser un exercice à 28 buts en championnat le jeune FOWLER. La dernière finale de la Cup perdue contre Manchester United (0-1 Cantona à la 85ème) envoie tout de même les Reds en coupe d’Europe des vainqueurs des coupes. En effet Man U réalisant un doublé cette saison là. Et c’est en ¼ de finale, que FOWLER va réaliser son chef d’œuvre. Liverpool se rend en Norvège pour affronter Brann Bergen le 06 mars 1997. On joue la 9ème minute quand sur un contre il réalise ce chef d’œuvre. Imparable, il n’y a qu’a observer l’attitude du défenseur norvégien, ça va trop vite pour lui.


En tout cas ce but intervient à une époque dorée pour Robbie FOWLER et qui va en 3 semaines défrayer la chronique. Le 20 mars, soit 2 semaines plus tard Liverpool reçoit les norvégiens pour le match retour. Si la qualification ne fait pas de mystère. Après le match nul 1-1 à l’aller, Liverpool l’emporte 3-0, Avec un doublé de Fowler. Seulement le jeune Robbie après son premier but soulève son maillot et arbore un tee-shirt avec un message de soutien aux Dockers licenciés car ils étaient en grève depuis deux ans. L’affaire fait grand bruit au Royaume-Uni mais à Liverpool Robbie Fowler est plus populaire que jamais. 4 jours après cette affaire, Liverpool se rend à Highbury, le match est à 0-0 quand Fowler déboule dans la surface, se présente seul face à David SEAMAN et fait un petit saut de cabri. L’arbitre siffle mais Fowler lui dit que non il n’y a pas faute. Trop tard l’arbitre a sifflé et ne veut pas écouter l’avant centre de Liverpool. Robbie poussera la classe du fairplay jusqu'à raté son péno mais Liverpool marquera quand même par Jason McAteer. Il reste que le geste, l’attitude de Fowler témoigne de la classe du bonhomme, un joueur entier qui va fêter ses 22 ans un mois plus tard. Voici ce penalty célèbre et l’interview de SEAMAN après le match. Au fait Liverpool gagnera 2-1 à Highbury ce jour-là.

Robbie FOWLER se fait un rail de Coke

Le 03 avril 1999, Liverpool reçoit Everton pour le derby de la Mersey. Pour Fowler la saison 1998-99 doit être celle du retour après sa très grave blessure au genou qui lui a fait manquer la coupe du monde 98. Incroyable avant cette blessure, Robbie FOWLER battait tout les records de précocité. Depuis 1993 et ses débuts avec l’équipe première et en 4 saisons avec les Reds, Fowler a inscrit 140 buts avant la saison 1997-98. 140 buts en 188 matchs, ce n’est plus un joueur c’est une machine !! Alors qu’il est une des plus grandes vedettes du football anglais et qu’il vient seulement de fêter ses 22 ans, la saison 1997-98 va être la saison noire. En Février 1998, c’est la rupture des ligaments croisés. Pas de coupe de monde, et pire le jeune attaquant qui doit le remplacer va casser la baraque, il s’agit du futur ballon Mickaël OWEN. A son retour sur les pelouses, FOWLER ne sera plus jamais le même et s’il avait déjà connu quelques frasques monumentales, a partir de ce jour il ne fera la une des gros titres que pour ça, malheureusement. Donc en cette fin de saison 1999, avant le derby de la Mersey, les journaux ne parlent plus des buts qu’ils enfilent mais des rails de coke qu’il se mettrait dans le nez. Pour FOWLER ce sont les supporters d’Everton qui sont à l’origine de ces rumeurs. Alors quand il égalise sur penalty au bout d’un quart d’heure de jeu, il file devant la tribune des Toffees et sniffe ce rail de coke. Franchement, et ça n'engage que moi, quand on voit sur la vignette Panini du sujet, sa coupe de cheveux et ce joli blond, il y a de quoi donner pas mal de crédit à ces allégations.Voici la célèbre vidéo :

Pour la petite histoire, Fowler inscrira un autre but dans la rencontre que les Reds remporteront 3-2. Mais ça ne l’empêchera pas de passer en commission de discipline et de prendre une douloureuse qui elle aussi rentrera dans les records : 600 00 £ (environ 1 million d’€ à l’époque). Ce qui est marrant c’est que c’est un des rares incidents marquant le derby de Liverpool (voir le sujet sur la grande rivalité entre Liverpool et Everton) et que tout petit Robbie FOWLER est un very loyal fan des blues.

Le hat-trick de Robbie FOWLER en 4 minutes.

Le 2ème match de la saison 1994-95 voit un classique à Anfield Road où les Reds accueillent Arsenal en ce 28 août 1994. Les Reds sont en train de vivre une véritable transition sous la houlette de Roy EVANS leur manager. Huitième du dernier exercice, le club s’est séparé de figures illustres comme Bruce Grobelaar le gardien mythique du Zimbabwe et héros de la dernière coupe d’Europe des clubs champions remporté par le club en 84, 10 ans plus tôt. Evans met aussi sur la touche des anciens, comme Jan Molby ou John Barnes au profit de jeunes joueurs comme Phil Babb, Rob Jones ou encore Steve Mc Manaman. L’idée d’Evans est de créer un amalgame entre jeunes et anciens qui savent rester performants. Et c’est l’attaque qui illustre le mieux cette idée où il associe le vétéran Ian RUSH (33 ans) et le jeune fou Robbie FOWLER (19 ans). Les 2 hommes vont former un duo détonnant disputant en tout (championnat, coupe et coupe de la ligue) 50 matchs chacun. Sur ces 50 matchs chacun, le vétéran a inscrit 19 buts et le jeune coq 31. Soit à eux deux, 50 réalisations !! 50, le chiffre clé de cette saison réussie des Reds qui termine 4ème du championnat. Le jeune Robbie Fowler pour sa seconde saison en plus haut niveau inscrit 25 buts en championnat ! Sur ces 25 buts il y’a son hat-trick face à Arsenal. Dans un stade d’Anflied en construction pour l’Euro 96, Liverpool l’emporte 3-0 et tout s’est déroulé de la 27ème à la 31ème minute. Robbie FOWLER pendant ces 4 minutes et 33 secondes fera plier à lui tout seul la défense des gunners et rentrera dans l’histoire de la Premier League avec le hat-trick le plus rapide de l’histoire du championnat anglais. Ce hat-trick en 273 secondes le voici en vidéo. Désolé je n’ai pas trouvé en meilleure qualité.


Post Scriptum : A la fin de la saison, Robbie FOWLER sera élu sans aucune contestation possible : Meilleur Jeune de la Premier League par ses pairs. Un honneur qu’il connaitra de nouveau la saison suivante. Ils ne sont que trois joueurs a avoir été consacré deux fois, lui, Ryan Giggs et Wayne Rooney.

Le but historique de Ricardo VILLA

Comme on l’a vu dans le sujet sur la 100ème finale de la CUP entre Tottenham et Manchester City, c’est l’argentin Ricado VILLA qui donna la victoire aux SPurs à ¼ d’heure de la fin du match, du replay entre les deux équipes. Ce but est entré dans la légende car il ponctuait un duel époque, un des plus beaux qu’ait connu le football anglais. C’est pour ça que de l’autre côté du Channel, ce but a reçu tant d’éloge et de distinctions. En outre le fait qu’il soit le dénouement de la 100ème finale y joue beaucoup également. Retour sur le moment le plus fort de cette 100ème finale. Les deux équipes après un premier match nul 1-1, se retrouvent 5 jours plus tard, de nouveau à Wembley pour en découdre une seconde fois. On joue la 75ème minute et depuis la 70ème les Spurs viennent ‘égaliser à 2-2 partout. L’argentin va partir dans un slalom fou, lui qui a ouvert la marque dès la 8ème minute dans cette finale. IL faut dire que c’est le jour et la nuit pour Villa entre ces deux finales. 5 jours plus tôt il avait été fantomatique et sortit à l’heure de jeu. Un peu à l’image de sa saison très décevante. D’ailleurs Tottenham avait décidé de se séparer de son champion du monde 1978 à la fin de cet exercice. Donc VILLA récupère le ballon, suite à un débordement de son coéquipier Tony GALVIN. VILLA fixe la défense et tel Alberto TOMBA, part dans un slalom à se casser les reins. Il passe le ballon sous les le ventre de Joe CORRIGAN le géant gardien de City (1.93 m) et offre la victoire finale aux Spurs dans cette finale épique. Voici ce but historique en vidéo


Interrogé sur ce but par le Daily Telegraph à la fin de sa carrière il dira : « De par mon jeu j'ai toujours été attiré par le but, venir m'engouffrer dans la surface adverse balle au pied. Donc cette fois-là je l'ai fais instinctivement pour ensuite trouver un coéquipier dans l'espace. Mais il y a eu un tel enchainement que ce qui m'intéressait dès lors était de ne plus perdre le ballon. » Il ajoute : « Quand j'ai pris le ballon, j'ignorais totalement que ça finirait par un but de la sorte, par ce véritable solo. Mais il est vrai que j'aimais dribler et j'ai senti que plus je m'approchais du but, plus les défenseurs paniquaient ». Cela ne respire pas la plus grande sincérité je trouve, sur le fait qu’il voulait trouver un coéquipier démarqué. Quand on voit le slalom et qu’on entend la suite de ces propos, ça sent le bonhomme qui veut marquer son but car il est passé un peu au travers de sa saison. L’orgueil du champion. Si le champion du monde 78, a raté sa dernière saison en Albion, il aura été l’homme de cette 6ème Cup pour les Spurs. Non seulement il marque 2 des 3 buts de la finale pur son équipe, mais en demi-finale face aux Wolves de WOLVERHAMPTON, il expédia ce bijou dans la lucarne. On comprend mieux pourquoi il aura marqué à jamais les fans des Spurs. Villa n’aura pas marqué énormément de buts sous le maillot des Spurs mais ils auront été non seulement importants mais aussi superbes. Voici cette frappe du gauche en pleine lucarne


Enfin pour clore le sujet, arrêt sur images du slalom de Villa en finale :

FA CUP 1981 : Tottenham - Manchester City

FA CUP 1981, Manchester City affronte les Tottenham Hotspurs pour la 100ème finale de la plus prestigieuse des compétitions en Angleterre. Deux équipes de milieux de tableau en cette saison, où les Spurs termineront 10ème et les Citizens 12ème. Pour City la grande déception de la saison fut l’enchainement des blessures de son joueur vedette Kazimierz DEYNA dit « le général ». DEYNA sera transféré en milieu de saison vers la très lucrative ligue nord-américaine, voir le sujet sur l’un des plus grands joueurs de l’histoire du football polonais : L'exode des polonais : Le « général » DEYNA. Cette finale c’est une bouée de sauvetage pour sauver leur saison. Cette double confrontation va rester comme l’une des plus mémorables de l’histoire de la FA.CUP. Tout d’abord le 9 mai 1981 alors qu’en France on ne parle que de l’élection de Miterrand, de l’autre côté du Channel, on a d’yeux que pour la 100ème finale de la Cup à Wembley.

Ce match, il sera celui du vétéran Tommy HUTCHISON, ancien international écossais, présent à la coupe du monde 74. HUTCHISON ouvre la marque pour les Citizens d’un coup de boule magistrale à l’entrée de la surface. On joue la 30ème minute. Les Spurs poussent mais restent stériles. Ce sera encore Tommy HUTCHISON qui va s’illustrer. A 10 minutes de la fin, son coup de tête va encore envoyer le cuir au fond des filets mais cette fois-ci dans ceux de sa propre équipe. Un CSC très étrange sur un coup franc de Glenn HODDLE qui paraissait très mal tiré. City se voyait déjà repartir avec la CUP quand il fallait tout recommencer dans des prolongations qui ne donneront rien. Comme en Angleterre on ne décide pas du vainqueur par des tirs aux buts il faudra rejouer la finale. Si cela n’est pas très fréquent, la dernière finale rejouée remontait à 11 ans (et seulement la 2ème depuis 1912), celle-ci aura un petit côté exceptionnelle. Pour la première fois de l’histoire, la finale sera rejouée à … Wembley. Il faut dire que la fédération anglaise ne voulait pas voir la 100ème édition voir son déroulement ailleurs que dans son temple du football.
Voici les deux buts de cette première finale en vidéo. Les deux buts de Tommy HUTCHISON de la tête :


5 jours plus tard comme expliqué précédemment, les deux équipes se retrouvent dans un stade de Wembley chauffé à blanc. Certes il en est de même à chaque finale mais ça donne toujours cette magnifique impression lorsque les deux équipes entrent sur le terrain (voir le début du résumé vidéo, plus bas dans le sujet).


City met la pression d’entrée mais c’est l’argentin, champion du monde 78, Ricardo VILLA qui ouvre la marque pour Tottenham. VILLA qui sera l’homme du match, marque un but de renard des surfaces à la 8ème minute. 1-0 pour Tottenham.

Mais le plus beau va venir seulement 3 minutes plus tard. Le jeune attaquant de City, Steve MacKenzie va marquer un des plus beaux buts de la longue et riche histoire de la CUP. Une reprise de volée à l’extérieur de la surface, pure et limpide qui file à la vitesse du son dans la lucarne d’Aleksic, le portier des Spurs. Tout est à refaire une nouvelle fois. Tottenham : 1 – Man. City : 1. Les eux équipes d’ailleurs regagnent les vestiaires sur ce score mais ce n’est pas faute d’avoir tenté !! Le ballon va d’un camp à l’autre, les actions succèdent aux enchainements et aux arrêtes des gardiens. La plus belle action reste ce coup franc de Glenn Hoddle sur le poteau. Au retour des vestiaires c’est l’arbitre qui va animer les débats. Dave Benett s’infiltre dans la surface de réparation de Tottenham et pris en sandwich, il s’écoule, l’arbitre siffle le péno. Kevin REEVES le transforme. Tottenham : 1 – Man. City : 2. Il reste 40 minutes à jouer et les Spurs vont se lancer une nouvelle fois dans une course poursuite. Le match devient tendu et âpre. Sur un tacle appuyé de Gerry GOW (voir le sujet sur Gerry GOW) sur Osvaldo ARDILES les esprits s’échauffent. Pourtant les Spurs vont encore une fois recoller au score, à la 70ème minute, Garth Crooks se jette comme un mort de faim sur un ballon qui trainait devant le but de City. Tottenham : 2 – Man. City : 2.

5 minutes plus tard, le clou du spectacle, le but qui va rester dans l’histoire et dans toutes les compilations sur la FA CUP. Ricardo VILLA part dans un slalom fou, décidément les anglais ont du mal à arrêter les argentins quand ils sont partis dans leurs dribbles mais je m‘égare. VILLA se charge de faire tout le boulot lui-même et ça paye ! Voir le sujet sur ce but historique de Ricardo VILLA. En tout cas Tottenham reprend la tête à un ¼ d’heure de la fin : Tottenham : 3 – Man. City : 2. La fin du match est d’un rythme incroyable, les Spurs manquent à plusieurs reprises le break et les citizens jettent toutes leurs forces dans la bataille mais en vain. Tottenham remporte leur 6ème Cup en 6 finale et devienne dès lors le meilleur spécialiste de cette épreuve. Tout le monde faite Villa comme un héros.


Voici la vidéo de ce replay, un match incroyable, 9 minutes 32 secondes de bonheur :


Voici la présentation des deux équipes par les Editions Panini. A noter qu’il manque le vétéran et héros du premier match Tommy HUTCHISON alors qu’on note, logiquement; la présence de Kazimierz DEYNA. On peut aussi voir des têtes familières sur Old School Panini avec Paul POWER la capitaine de City, l’ancien monégasque Glenn HODDLE ou encore Steve ARCHIBALD, le génial écossais. Honneur au vainqueur de la 100ème édition de la Cup : Tottenham Hotspur


Keith Burkinshaw (manager)

Barry Daines

Chris Hughton

Paul Miller

John Lacy

Gordon Smith

Steve Perryman

Osvaldo Ardiles

Ricardo Villa

Terry Yorath

Glenn Hoddle

Steve Archibald

Garth Crooks

L’équipe de Tottenham 1980-81
Et le malheureux vaincu, Manchester City 1981 :


Malcolm Allison (manager)

Joe Corrigan

Ray Ranson

Tommy Caton

Dragoslav Stepanovic

Nicky Reid

Tommy Booth

Steve Daley

Paul Power

Kazimierz Deyna

Steve MacKenzie

Dennis Tueart

Kevin Reeves


















P.S : Merci à Christophe

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