OSP-RFC League Session # 17 : Radomir ANTIC

Radomir ANTIC


Il s'agissait de Radomir ANTIC avec le Partizan de Belgrade en 1975. Voici la réponse en image :

Voici  le podium de la session # 17 :

1st :  Claude - 3 pts
2nd : Astucieux-Jaws - 2 pts
3rd : Xavier - 1 pt

Et voici le classement général du grand championnat OSP-RFC :


Je rappelle que tous les candidats ici ont marqués un point et sont donc automatiquement qualifiés pour le grand tirage au sort pour remporter un maillot vintage. En outre le grand vainqueur aura le privilège de choisir une veste + un maillot de son choix sur le Retro Football Club. Ainsi il pourra prendre par exemple la veste de l'équipe de Yougoslavie ou encore le magnifique maillot de Radomir ANTIC avec le Partizan de Belgrade dans les seventies (Cliquer sur les maillots pour avoir toutes les infos nécessaires) :

 
 

Un petit mot sur Radomir ANTIC :

Si il est plus connu comme entraineur, le sélectionneur de la Serbie à la dernière coupe du monde a été un grand joueur et un grand libéro. C'est avec le Partizan de Belgrade qu'il connaitre ses plus belles heures en étant champion de Yougoslavie en 1976. Il partira ensuite tenter sa chance à l'étranger en Espagne où il fera eux saisons au Réal Saragosse dont une en seconde division puis en Angleterre où il connaitra aussi la seconde division avec Luton TOWN. Une fois les crampons raccrochés il entame une très riche carrière d'entraineur, tout d'abord avec le Partizan de Belgrade où il sera sacré champion de Yougoslavie en 1986 et 1987 devant la grande équipe, et éternel rival, l'étoile rouge de Belgrade. 

Puis il part en Espagne où il va entrainer tous les grands clubs, d'ailleurs il est le seul coach au monde à avoir entrainé l'Atlético de Madrid, le Réal et le Barça (pour ses 2 derniers ils sont seulement 2 entraineurs à l'avoir fait, lui et Enrique VIOLA). C'est en entrainant l'Atlético de Madrid du fantasque président Jésus Gil y Gil qu'il connaitra son plus haut fait d'arme, avec un doublé coupe du roi-championnat en 1996

Sondage : La Vignette du mois de Février 2011

Voici le moment tant attendu de la fin du mois, le sondage pour votre vignette préférée, je ne vous cache pas que ça été difficile de faire une présélection surtout au niveau des yougoslaves (voir le sujet sur les gitans yougoslaves) et pour la première fois à noter une représentante féminine (parité oblige) et qui, selon moi, à toutes ses chances de figurer au panthéon des vignettes du mois aux côtés des Trifon IVANOV, Léonardo CUELLAR ou Willy VAN BOMMEL, bon je sais c'est pas très flatteur comme comparaison. En attendant voici les 15 vignettes présélectionnées :

01-JUNIOR
02-Bob HOOGENBOOM
03-RONALDO
04-RONALDINHO
05-Per FRIMANN
06-Gregorz LATO
07-Ole QVIST
08-Ruud GULLIT
09-Martine THIVOLLE
10-Bozur MATEJIC
11-Darko NESTOROVIC
12-Dejan RAICKOVIC
13-Ljupce NAUMOVSKI
14-Nevzet HASANBASIC
15-Zoran VARVODIC



















Bon vote à tous même si ça va être difficile de faire un choix, un choix strictement personnel car il s'agit de voter pur votre vignette préféré tout simplement. Et puis n'hésitez pas à faire partager ce sondage à vos amis facebookiens.

Carmelo MICCICHE

Saison 1986-87, le championnat offre plein de paradoxes où après avoir recruté à tour de bras des grands vedettes internationales (Julio César, José-Luis Brown, Enzo Francescoli, Pierre Littbarski, Karl-Heinz Forster ou encore Klaus Allofs) ce sont les jeunes attaquants français qui vont se révéler : Jean-Pierre Papin, Stéphane Paille, Eric Cantona ou Philippe Fargeon et parmi toutes ces révélations, celui qui va exploser c’est Carmelo MICCICHE. Meilleur attaquant du championnat il sera appelé, logiquement, en équipe de France pour son premier match quand Michel PLATINI lui effectuera son dernier. Comme une transmission de témoin le débutant marque son premier but pour son premier match sur une passe du triple ballon d’or. Pour les journalistes la transition est facile entre ces deux lorrains d’origine italienne, la relève du grand Michel est assurée. Mais entre les deux hommes il n’y aura pas la même trajectoire à l’arrivée comme au départ, retour sur une carrière plus que chaotique.
Originaire de San Michele Canzaria en Sicile, la famille Micciche s’est installé e n Lorraine dans les années 60. Le père y avait trouvé un emploi de machiniste et engendré un 4ème enfant : Carmelo. Celui-ci était donc né en France mais avait gardé un peu (beaucoup) de son cœur là-bas, au bout de la grande botte. MICCICHE avoua même au cours d’une interview : « petit, quand la France rencontrait l’Italie, j’étais pour la Squaddra… »

Fou de foot, il était rentré une première fois au FC Metz. Filière classique pour un joueur doué. Le centre de formation sous la houlette de Marcel HUSSON son mentor, la division 3, les premiers matchs en pro. L’histoire était prometteuse, belle mais le compteur allait se bloquer. A 18 ans c’est l’accident, Carmelo allait être fauché en plein envol. Cela s’est passé en coupe Gambardella face à Strasbourg, un vilain tacle et double fracture malléole-péroné. Et vogue la galère, un an sans jouer puis un prêt à Quimper et finalement l’arrêt.. « Au bout de 6 mois j’ai effectivement quitté Quimper pour m’installer à Sarreguemines. J’étais au chômage. J’avais tiré un trait sur le foot, j’étais au fond du trou. » Le club de Sarreguemines allait toutefois l’en sortir. Il lui proposait de s’y remette, doucement, en division 4. Carmelo acceptait et retrouvait petit à petit peu des sensations. L’année suivante, il effectuait même une super saison avec Sarreguemines, qui avait la chance de se hisser jusqu’en 1/16ème de finale de la coupe de France. Après la finale remporté par le FC Metz de Marcel HUSSON qui venait de remplacer Kasperczack (voir le sujet sur Kasperczack), le nouvel entraineur se rappelait au bon souvenir de son protégé du centre de formation lorrain et lui donnait une seconde chance avec les grenats de Metz. La suite ? Mûri par son expérience, Carmelo comblait vite le terrain perdu. Carmelo raconte : « En rentrant sur une pelouse, je me projetais un film. Je revoyais toutes ces images, les épreuves pas lesquelles j’étais passé. C’était suffisant »
Mais surtout il est protégé par son mentor qui voit en lui le potentiel mais aussi tous les axes de progressions et qui canalise toute la fougue de Carmelo, qui naturellement doué n’a jamais su s’imposer une rigueur défensive ou collective, Marcel HUSSON va rectifier le tir. « Il a de la qualité, c'est indiscutable. Mais il n'a pas d'agressivité. Il faudrait qu'il entre sur le terrain avec le mental de Cantona. Il doit aussi comprendre qu'il a tout intérêt à se replacer constamment, ne serait-ce que pour partir de loin, ce qui le rend d'autant plus dangereux. Avec lui, il faut parler sans cesse »
La saison 85-86 fût déjà d’un bon cru pour Carmelo (8 buts en 35 matchs) qui est devenu titulaire au sein du FC Metz, mais 86-87sera celle où tout son talent va exploser aux yeux de la France entière.

Ses co-équipier sont admiratifs, comme Bernard ZENIER : « j'ai connu Carmelo alors qu'il était gamin à Florange. Il était déjà au-dessus du lot. Je l'ai perdu de vue avant de le retrouver cette saison. Il sait tout faire, il va vite, sent bien les coups. Pour moi, c'est le type même de l'attaquant moderne ». Auteur de 14 buts, Carmelo fait chavirer les défenses pas ses dribbles courts et ses débordement incessants, Canal + qui ne retransmet alors qu’un match par semaine choisira souvent le FC Metz car le spectacle et les buts sont au rendez-vous avec Carmelo, même le sélectionneur Henri MICHEL viendra à St-Symphorien pour observer l’attaquant d’origine sicilienne. Et ce qui devait arriver arriva, dans une saison où les bleus n’avaient programmé aucun match amical, le sélectionneur convoque pour un rassemblement tant attendu (les bleus n’ont pas joué depuis 6 mois ce qui n’était pas arrivé depuis 1962) Carmelo MICCICHE. Voici alors comment Henri MICHEL justifiait son choix devant la presse : «MICCICHE sera des nôtres pour France-Islande. Il a toutes les qualités de l’attaquant moderne, la vitesse, le dribble, la créativité. Cette saison il a ajouté l’efficacité, et possède de surcroit l’avantage de pouvoir jouer des 2 côtés ».
Le 29 avril 1987 Carmelo assure donc sa première au Parc des Princes devant 32 000 spectateurs qui ignorent alors qu’ils assisteront au dernier match avec les bleus de Michel PLATINI. La France qui après son mondial mexicain a enchainé une série catastrophe : défaite 2-0 en amical face à la suisse puis deux matchs nuls en éliminatoires de l’Euro 88 0-0 en Islande et en RDA et a connu une défaite au Parc face à la grande équipe d’URSS (voir le sujet sur l’équipe d’URSS de Lobanovski de 1986 à 1988)
Donc les bleus sont au pied du mur et n’ont pas inscrit le moindre but depuis la coup du monde 1986 et c’est Carmelo qui va mettre fin à la série en reprenant un centre fuyant de Platini à la 37ème minute. Mieux en seconde mi-temps il offre le second but à Yannick Stopyra, décisif et altruiste, MICCICHE a réussi ses débuts avec les bleus. Un mois plus tard il sera titulaire en attaque avec Stopyra pour sa seconde et dernière sélection lors d’un naufrage des bleus synonymes d’élimination après leur défaite 2-0 en Norvège.

France-Islande sa première sélection aux côtés de Michel
Norvège-France sa 2ème et dernière sélection
Pour Micciche toutefois la saison était un comte de fée, meilleur attaquant du championnat auteur de 14 but, le FC Mets qui termine à une très prometteuse 6ème place et des débuts réussis en équipe de France. Malheureusement la scoumoune va revenir frapper à sa porte. Une grave blessure au genou (ligaments) le laisse sur le flanc une bonne partie de la saison mais c’est pendant sa rééducation que le divorce va s’entamer avec le FC Metz. Le 21 Octobre 1987 lors d’un PSG-Metz Carmelo se blesse gravement au genou droit et est opéré 10 jours plus tard à Colmar. Il revient à Metz le 30 janvier, après deux séjours au centre de rééducation de Saint-Jean de Monts, pour entamer sa rééducation avec le kiné du club, problème : 

Carmelo sèche systématiquement ces 2 séances quotidiennes et prétend faire sa rééducation tout seul. Cet absentéisme irrite au plus profond le président Molinari et Micciche sans la protection de Husson a failli passer plusieurs fois à la compta chercher son chèque. Aux grands mots les grands remèdes, Molinari cherche l’intendant du club de venir quotidiennement chercher Micciche à son domicile pour qu’il fasse sa rééducation, ce dernier traine les pieds et compromet sa carrière à ne pas soigner son genou sérieusement. Berner ZENIER essaye de lui faire comprendre l’importance de sa rééducation, il livre à l’est républicain : « je lui ai dit que j’avais connu ça (Zenier aussi se brisa le genou en 1982) que c’était parfois décourageant car on ne sent pas les progrès. Que cela pouvait durer plus d’un an. Lui s’imagine qu’il va rejouer demain comme si rien n’était arrivé » et de poursuivre : « On passe notre temps à lui faire la morale, moi-même, Marcel (Husson), Michel (Ettore) et le président aussi (Molinari), on lui parle des heures entières, il dit oui, d’accord et deux minutes après il repart avec ses potes et oublie tout. Le drame c’est qu’il est vraiment mal entouré »
Ces fréquentations, c’est un nouvel « agent-conseiller » qui entre deux coups de fils exerce la profession de chef d’atelier dans un garage messin, alors ça si ce n’est pas louche ! L’attitude de Carmelo provoque même le divorce avec son père spirituel, Marcel HUSSON qui déclare «Trop c’est trop ! Quand on a tout donné à quelqu’un, il arrive à un moment où on a plus rien à donner »
Malgré tout Carmelo revient après n’avoir quasiment pas joué pendant un an et redémarre la saison 1988-89 comme si de rien n’était. Malgré quelques buts la mage n’opère plus, pourtant à l’intersaison il signe chez le champion de France en titre en débarquant à l’OM. Mais alors là je ne sais absolument pas ce qu’il s’est passé mais Micciche ne fait pas long feu sur la Canebière. 

Une des rares photos de Carmelo avec le maillot de l'OM
Après 4 matchs et quelques semaines, il retourne en octobre de la même saison en lorraine au FC Metz. Incompréhensible et difficile de connaitre le pourquoi du comment. 

En Lorraine Micciche fait une saison très moyenne et est transféré la saison suivante à l’AS Cannes. Les cannois font une superbe saison terminant 4ème mais devant la concurrence est très rude pour Carmelo avec les Stopyra, Ekstroem, Simba ou encore Mrko Mlinaric. Toutefois Micciche livre des prestations intéressantes et signe un bon contrat à l’AS Nancy-Lorraine. Mais son retour en Lorraine ne sera pas victorieux le club connaissant la relégation un an après l’arrivée de Micciche. Après un an en D2, Micciche décide de tenter sa chance à l’étranger…. En Israël, dans un club dont j’ignorais même l’existence : H. Petah Tikva mais là-bas, MICCICHE va faire parler de lui avec des buts spectaculaires comme celui-ci, admirez :

video

Après 3 saisons en Israël, Carmelo décide d’aller dans un championnat encore plus huppé et se retrouve dans le duché du Luxembourg. 

Après une saison il va arrêter sa carrière professionnelle mais ne va pas raccrocher les crampons, car il v évoluer à Forbach en CFA 2. Carmelo a passé 7 années à l'US FORBACH de 1997 à 2004 il a notamment fini meilleur buteur de CFA2 avec 25 buts en 2000/2001. Joueur très adroit devant le but il pouvait à lui tout seul faire basculer le match en faveur de son équipe peut on lire sur le site du club. En fin de carrière à l'USF il a été l'entraîneur de l'équipe fanion mais il n'a pas réussi le parcours qu'il a fait en tant que joueur, voici comment il voyait se reconversion, et apparemment ce n’était pas trop sa vocation : « Ce n'est pas ce que je souhaitais, mais un jour on me l'a proposé et j'ai accepté»

Mark HATELEY, quand Attila balance

Je vous parlais récemment de Mark HATELEY lors de l’article sur l’AS Monaco champion de France 1988 mais Mark HATELEY a fait énormément parlé de lui cette semaine dans une interview où il balançait, 18 ans après les faits, avoir été approché par l’OM pour laisser filer un match de ligue des champions. Tout cela m’a donné envie de retracer la carrière de celui qu’on surnommait Attila !

Les débuts

Anglais de naissance, fils de Tony HATELEY grand footballeur anglais qui s’illustra notamment avec Aston Villa et Liverpool, c’est aux Etats-Unis que Mark découvre le football, à l’âge de 13 ans il joue en club à Boston. Ce n’est qu’à l’âge de 18 ans qu’il retourne en Angleterre et signe à Coventry qu’il le fera débuter en pro. Mais le grand Mark n'arrive pas à s'imposer malgré des qualités indiscutables, il est alors prêté à Portsmouth alors en division 2. Et c'est dans cette division que Mark HATELEY va exploser plantant 25 pions dans son unique saison avec « Pompey », qui rafle le titre et l'accession en premier league.

La reconnaissance internationale

Mark HATELEY file en 1984 dans le Calcio et signe au Milan AC, dans un club en grande difficulté et qui est loin de son lustre d’antan. HATELEY va rester 3 saisons mais n’arrivera pas réellement à s’imposer à cause de ses premiers déboires physiques et malgré de belles promesses dans le jeu. Pour lui c’est son poste son jeu qui lui a valu toutes ses blessures, ainsi à la fin de sa carrière il confessait : « mon style de jeu m'a beaucoup exposé. Beaucoup de gens ont dit que j'étais un déménageur. Je suis effectivement un joueur physique évoluant à un poste à hauts risques pour peu qu'on se donne au maximum. Je n'ai jamais calculé, mesuré la porté d'une action. J'aime le contact, j'aime le but. Quand on s'en approche, il y a danger »
En France on connaitra Attila lors de la saison 1985-86 quand avec son co-équipier Pietro VIRDIS il sorti de la coupe de l’UEFA un excellent AJ Auxerre (voir le sujet Auxerre-Milan AC saison 1985-86). Si les bourguignons avaient admirablement tenu le choc dans les débats, ils sombraient dans le jeu aérien en encaissant 3 buts de la tête à San Siro dont une de la tour de contrôle

Hateley véritable poison pout toutes les défenses qui l’affrontent à cette époque. Son entente avec VIRDIS est impressionnante et HATTELEY est naturellement et régulièrement appelé en équipe nationale. Lors de ses 2 premières saisons en Italie il ne manquera que très peu de rendez vous avec la sélection aux trois lions et inscrivant respectivement 5 et 3 buts en 8 et 9 sélections pour les saisons 84-85 et 85-86. Il inscrit 4 buts lors des 5 derniers matchs éliminatoires de la coupe du monde et participe grandement à la qualification pour le mondial mexicain. Malheureusement pour lui la réussite e Gary LIneker va le pousser progressivement au fil du tournoi sur le banc de touche. La saison post-mondial est compliquée pour lui avec des pépins physiques qui lui font manquer trop de matchs et est transféré à la fin de la saison 1986-87 à Monaco après avoir inscrit seulement 2 buts toutes compétitions confondues.

HATELEY débarque en France

En France, il arrive avec la réputation d’un des meilleurs attaquants d’Europe mais d’un joueur qui a 26 ans connait déjà des problèmes physiques récurrents et qui reste sur une saison très maigre. Débarqué sur le rocher en compagnie de son compatriote HODDLE, HATTELAY va connaitre une saison faste, avec 14 buts il participe grandement au sacre de l’ASM en championnat de France et son entraineur WENGER ne tarit pas d’éloge à son encontre : « C’est un perforateur de défense. Il a toujours envie d’aller de l’avant et n’a peur de personne. Il a apporté à l’équipe un esprit de conquête, en plus de son énorme présence aérienne. Dans les moments difficiles, l’équipe s’en est souvent remise à la tête d’Hateley. C’est aussi un excellent remiseur. Il est conscient de sa force et, comme souvent chez les anglais, ne se préoccupe pas de l’adversaire. Il a été bien accepté par ses équipiers, car il est naturellement joyeux et bon vivant ». Auteur d’une énorme saison il retrouve les honneurs de la sélection et est convoqué pour participer à l’euro Allemand où les anglais s’effondrent, éliminés au premier tous après 3 défaites.

De retour sur le rocher HATELEY va connaitre des saisons difficiles mais comme bon nombre de monégasques à l’époque, la faute à des pelouses à la Turbie et Louis 2 indignes des exigences professionnelles On ne verra plus Hateley qu’une quinzaine de matchs par an. Cela n’empêchera pas Wenger de toujours compter su son avant-centre : « son point fort, c'est son jeu de tête. Mais ce n'est pas tout : il est aussi rapide et très précis dans les tirs au but. C'est vrai qu'il n'est pas ondoyant. Au contraire, il est raide et pas vraiment esthétique mais ça ne l'empêche pas de se montrer adroit et d'exprimer en permanence sa volonté féroce de s’imposer.. ». Mais la poussée d’un jeune attaquant nommé Georges WEAH pousse HATELAY à quitter la côté d’Azur, son épart est un regret à Monaco où l’anglais n’ pas pu exprimer tout son potentiel, Wenger toujours et encore : « Mark n'a laissé que des bons souvenirs à Monaco. Il était très famille. Et, même s'il venait du Calcio, il n'avait pas du tout la grosse tête. C'était un meneur. Il disait tout le temps aux autres : " il faut y aller. Ne laissez pas de répit à l'adversaire ! ". Le prototype dy joueur britannique avec des qualités de cœur extraordinaires. Il aimait bien rigoler. Malheureusement, sa carrière a été perturbée par trop de blessures »

La fin en Ecosse

Mark HATELEY choisit l’Ecosse plutôt que la premier League, il faut dire que les Glasgow Rangers à l’époque alignent les livres sterling pour attirer les meilleurs joueurs européens afin de remporter une coupe d’Europe entre 1990 et 1994, les Rangers verront débarquer à Ibrox Park : Oleg Kuznetsov (voir le sujet sur Kuznetsov), Trevor Steven, Gary Stevens, Alexei Mikhailichenko, Brian Laudrup ou Basile Boli. Une pléiade d’internationaux pur enlever une coupe d’Europe. Et c’est lors de ces tentatives de coupes d’Europe qu’Hateley a fait parler de lui récemment. Car en Ecosse Hatteley est redevenu Attila, un guerrier qui ne fiat pas repousser l’herbe sous ses crampons ! En 5 saisons HATELEY va inscrire 111 buts en 214 rencontres et les Rangers sont une des meilleures formations d’Europe. Lors de l’exercice 1992-83, les Rangers, avec des vedettes comme Mikhailichenko et Steven impressionnants au milieu de terrain, font figure de prétendants à la victoire finale. Qualifiés pour la seconde phase de la ligue des champions qui envoient chaque vainqueur de poule en finale, les Rangers sont le vrai rival de l’OM de Bernard Tapie.
Le match aller à Ibrox Park et est une démonstration de force des phocéens, du moins pendant 75 minutes de jeu. Les Olympiens mènent logiquement 2-0 grâce à son tandem Boksic-Voller mais à la 75ème minute de jeu quand McSwegan réduit la marque c’est une véritable tempête écossaise qui souffle sur le but de Barthez et c’est le revenant HATELEY qui met les 2 équipes à égalité. Une injustice sur l’ensemble du match mais un point précieux sur les 10 dernières minutes, tant la furia des Rangers avait grondé très fortement faisant trembler tous les internationaux marseillais.
C’est donc au match retour que se disputerait le billet décisif pour la finale de la LDC 1993 face au Milan AC. Et voici ce qu’a raconté Mark Hateley la semaine dernière :

video

Je trouve très dommage que ces propos viennent 18 ans après et surtout ils sont loin d’être très précis : « l’ami d’un ami… » Ça n’apporte pas grand-chose et ceci nous laisse qu’un doute de plus sur cette année 1993 de l’OM qui traine pas mal de casseroles derrière son cul (affaire VA-OM, accusation du CSKA Moscou dans la même phase de LDC). Où alors est-ce les langues qui se délient plus facilement depuis que l’OM a été condamné de corruption face à Valenciennes ?
Moi le truc qui m’a le plus marqué en fait dans cette vidéo, c’est que le Attila il mérité plus trop son surnom et même maquillé comme un carré d’as, il ne masque pas le poids des ans. Voici quelques clichés de la transformation ‘Attila :
Tony HATELEY, le papa, avec Aston Villa en 1960, incroyable ressemblance, isn't it ?
En Italie, un surnom : ATTILA
32 sélections avec l'Angleterre et 8 buts !
Le retour du guerrier en Ecosse
Attila ?

l'AS Monaco 1988, les champions jugés par Arsène WENGER

Voilà un exercice que j’aime bien, les champions de France vu et jugé par leur entraineur il est assez amusant de voir la différence entre les différents entraineurs de juger leurs protégés.. J’avais commencé par un Suaudeau, intransigeant et acide vis-à-vis de ses canaris champion 77, où le succès ne doit pas masquer les carences affichées dans la saison. Dans un style beaucoup plus mielleux il y eu Houiller et le PSG champion 1986, où même ceux qui n’avaient pas jouer de la saison étaient exceptionnel ! Aujourd’hui c’est au tour d’Arsène WENGER de juger un des plus beaux champions de l’histoire du foot français : l’AS Monaco 1988. Emmené par un Glenn HODDLE au sommet de son art, l’ASM a dominé ce championnat 1987-88 avec à sa tête pourtant un jeune entraineur qui débarquait sur le rocher pour sa première saison. WENGER dans son style ressemble plus à HOUILLER où l’exercice se transforme en une cérémonie de remise de médailles en chocolats ; Il est amusant de voir que par la suite HOUILLER et WENGER ne seront plus champions avec leurs joueurs pourtant si forts et si au-dessus de la moyenne, alors que SUAUDEAU sera de nouveau champion avec le FC Nantes, en 1980, 83 et une toute autre génération en 1995. Peut-être que la différence entre le coach nantais et les deux autres se manifeste par une volonté de toujours mettre ses joueurs en pression et qu’ils arrivent à se dépasser alors que Houiller à Paris et à Lyon se fera « mangé » par les problèmes de vestiaires et l’égo de ses joueurs. WENGER lui à Monaco ou à Arsenal depuis pas mal de saisons n’arrive pas à transcender ses joueurs pour qu’ils aillent chercher cette ligue des champions ou même maintenant cette premier league. 

HOUILLER et WENGER sont d’admirables techniciens, l’OL en 2005-2006 pratiquait un football spectaculaire et efficace, ARSENAL est une des plus belles équipes à voir jouer en Europe ces dernières saisons, mais dans leurs différentes formations, il n’y a pas ce supplément d’âme qui leur permet de se dépasser et d’aller arracher des trophées avec les tripes et pas seulement avec le beau jeu. Peut-être que le fait de brosser leurs joueurs dans le sens du poil n’aident pas ces derniers à les faire progresser. Suaudeau qui contrairement aux deux autres à jouer au plus haut niveau (4 sélections en équipe de France) sait qu’il ne faut pas masquer les erreurs faites au cours d’un match même si l’équipe l’a remporté. Voici la revue des champions de France 1988 par Wenger, attention la brosse à reluire est de sortie, d’un côté il n’y a rien de surprenant pour celui qui commente depuis des années les prestations de ses gunners en équipe de France sur TF1 et qui ne les critiquent jamais mais quand certains passent complètement à côté de leurs matchs mais bon ce commentaire n’engage que moi.

Jean-Luc ETTORI
« Je crois que Jean-Luc arrive à son meilleur niveau. Il ajoute désormais, à ses qualités de gardien, une certaine maturité dans son métier, qui lui permet une grande régularité dans les performances et une certaine sérénité. Il est à son maximum actuellement. Par ailleurs, c’est aussi le garant de la santé morale de l’équipe. Il sait se monter, en toutes circonstances ; soucieux du bien être collectif »

Luc SONOR
« Luc, possède de grosses qualités d’interception, et c’est un remarquable joueur de contre attaque. Il sait jaillir au bon moment, grâce à une vitesse de course au dessus de la moyenne. Son principal mérite, cette saison, aura été d’avoir su améliorer sur le plan tactique. Il en a été récompensé par la consécration internationale. Il possède une bonne marge de progression. C’est un garçon naturellement joyeux. Il aime la vie de groupe »

Rémy VOGEL
« Rémy est un garçon discret, modeste mais terriblement efficace. Un défenseur né. Il nous a amené indiscutablement une stabilité dans l’assise défensive de l’équipe. On n’en parle pas beaucoup. Pas assez. Mais il est aussi utile qu’un attaquant. On peut affirmer qu’il nous sauve six à sept buts tout faits chaque saison. Il possède un grand sens tactique, une énorme puissance physique et il est rapide. Il ne perd pratiquement jamais de duels. C’est un homme rigoureux. Un gagneur »

Patrick BATTISTON
« Sous ses dehors décontractés, Patrick fait preuve d’une grande exigence envers lui-même, qui le pousse toujours à aller plus loin. C’est un perfectionniste et, cette qualité il a su la communiquer à l’équipe. Il a toujours envie de progresser. Je ne veux pas parler de ses qualités de placement, d’anticipation et de vitesse de course qui sont connues, mais de plus, c’est un rassembleur. Un de mes relais sur le terrain, dans la mesure où il n’y a pas, à ce niveau, de témoin privilégié. Il nous a apporté son vécu réussi ailleurs »

Manuel AMOROS
« En plus de qualités exceptionnelles, que tout le monde connait, Manuel est un gagneur hors pair. Il possède le don d’emmener un groupe, grâce à un allant et un enthousiasme qu’il a su communiquer souvent à l’équipe cette saison. Il est le représentant au niveau international de l’AS Monaco, ce qui doit lui permettre de progresser encore les prochaines saisons. Il a beaucoup progressé dans la constance des performances. C’est aussi un garçon très accessible pour les jeunes »

Claude PUEL
« Claude apporte beaucoup au groupe grâce à sa polyvalence. Bien sûr celle-ci peut se retourner contre lui, car elle bride quelque peu son expression personnelle. Mais un joueur comme lui est indispensable dans un groupe. I lest capable d’évoluer à tous les postes en défense ou comme milieu défensif. Je pense toutefois que sa meilleure utilisation se situe comme libéro, ou comme milieu défensif, un joueur comme Claude c’est de l’or »

Marcel DIB
« Marcel est un milieu de terrain très complet qui possède une forte capacité de travail. C’est un récupérateur de ballons extraordinaires dont la complémentarité avec Rohr fait merveille. C’est un joueur hypergénéreux qui a ce qu’on appelle la « grinta ». Il a la faculté de savoir se dépasser et, de match en match, de repousser ses limites. Sur le terrain comme dans la vie, c’est un garçon généreux »

Jean-Philippe ROHR
« Après pratiquement deux ans d’absence, Jean-Philippe est revenu à son meilleur niveau. C’est un joueur qui se dépense énormément. Il a une activité énorme, un potentiel physique impressionnant et une endurance à l’effort prodigieuse. C’est le relayeur de l’équipe. Il est adroit dans les volées, mais il doit prendre plus de risques dans les phases de pénétration. Il a lui aussi beaucoup progressé cette saison sur le plan tactique »

Fabrice MEGE
« Fabrice est venu de Nice pour seconder, à Monaco, Hoddle, dans la construction du jeu. Il a montré qu’il avait beaucoup de potentialités en ce domaine. Il a, cette saison, beaucoup progressé, notamment dans le domaine de la disponibilité collective. Mais il lui reste à apprendre à se dépasser et à aller au bout de ses possibilités. C’est un garçon gentil, réceptif et modeste qui sait assez bien s’analyser »

Glenn HODDLE
« Glenn est un homme qui sait être à l’écoute du groupe. Sa grande qualité, c’est de tirer la quintessence des joueurs qui l’entourent. Il a le don de faire jouer les attaquants, selon leurs points forts. Il possède le sens des responsabilités et des valeurs de groupe. Il a réussi l’exploit de s’intégrer facilement à l’équipe sans parler un mot de français, grâce à sa gentillesse et sa simplicité. Dans le jeu, c’est le créateur »

Jean-Marc FERRATGE
« Jean-Marc s’est imposé petit à petit dans l’équipe comme milieu droit, grâce à son tempérament, son esprit de gagneur, son sens tactique et sa disponibilité collective. C’est un joueur pénétrant, imprévisible, qui n’a peur de rien. Il nous a marqué beaucoup de buts importants. Il possède un grand sens des responsabilités. C’est un garçon sur lequel on peut compter. Mais c’est aussi un garçon sur lequel le groupe peut s’appuyer »

Mark HATELEY
« C’est un perforateur de défense. Il a toujours envie d’aller de l’avant et n’a peur de personne. Il a apporté à l’équipe un esprit de conquête, en plus de son énorme présence aérienne. Dans les moments difficiles, l’équipe s’en est souvent remise à la tête d’Hateley. C’est aussi un excellent remiseur. Il est conscient de sa force et, comme souvent chez les anglais, ne se préoccupe pas de l’adversaire. Il a été bien accepté par ses équipiers, car il est naturellement joyeux et bon vivant »

Youssouf FOFANA
« Youssouf a réalisé un remarquable début de championnat, puis il a été blessé gravement et a dû être opéré. Il n’est pas encore revenu à son meilleur niveau. Je pense qu’il tourne actuellement à 60% de ses moyens. Quand il est pleinement opérationnel, c’est un joueur qui apporte beaucoup à l’équipe, grâce à sa facilité de pénétration, son côté imprévisible et ses enchainements. Mais il faut qu’il soit plus exigeant avec lui-même. Il est trop fataliste. Il doit apprendre à se révolter »


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