La carrière de Carlo ANCELOTTI en Panini

Si aujourd'hui on ne parle que de l'entraineur, Carlo ANCELOTTI a d'abord été un brillant milieu de terrain du Calcio. Si il fait ses armes en Série C à Parme, de 1976 à 1979, c'est lors de la saison 1979-80 qu'il va se faire connaitre du grand public en signant à l'AS Rome, il n'a alors que 20 ans. A partir de là il va se bâtir un solide palmarès et ne côtoyer que le sommet du foot italien que ce soit avec Rome ou le Milan AC par la suite. Treize saisons au plus haut sommet, avec à la clef : deux coupes d'Europe des Clubs champions et deux coupes intercontinentales (1989 et 1990 pour les deux trophées), 3 Scudettos (1983, 1988, 1990) et 4 coupes d'Italie (1980, 1981, 1984 et 1986). Bien sûr Carlo Ancelotti fréquentera la Squaddra Azzura de 1981 à 1991 mais paradoxalement son nombre de sélections est peu représentatif de sa longévité auprès de la sélections. Seulement 26 caps pour Carletto en 10 ans de convocations. Mais de tout ça on va en parler en images. Voici la carrière de Carlo ANCELOTTI, le joueur en Panini. On commence par l'AS Rome car pour être honnête je n'ai pas de vignettes de son époque à Parme vu que l'équipe était en Série C (Merci Numero_6). Tout ce que je vais dire sur sa période Parmesane, c'est qu'Ancelotti devient un pilier de l'équipe à 18 ans et qu'il est l'un des principaux acteurs de la montée du club en Série B à 19. Il est alors repéré par l'AS Rome qui sur le coup devance l'Inter également sur les rangs.
Un des rares clichés d'Ancelotti sous le maillot parmesan
AS ROMA 1979-80
Le jeune Carlo ANCELOTTI brille dans une formation romaine qui déçoit en championnat et termine seulement 7ème sur 16 équipes. Ancelotti dispute tout de même 27 rencontres sur les 30 journées de championnat et inscrit 3 buts. Pour des débuts dans l'élite, le jeune milieu défensif impressionne. Surtout qu'il inscrit une première ligne à son palmarès avec la Coupe d’Italie remportée par les romains aux tirs aux buts face au Torino.


AS ROMA 1980-81
Carlo ANCELOTTI confirme ses bons débuts, il enchaine 29 rencontres sur 30, marque à deux reprises et surtout l'AS ROMA termine 2ème derrière la Juventus de Turin mais surtout le club de la louve conserve sa coupe d'Italie, en l’emportant une nouvelle fois en finale, dans un remake, face au Torino. Ancelotti dépasse le cadre du grand espoir car à un an du mondial espagnol, Enzo BEARZOT l'appelle avec la Squadra Azzura. Il sera convoqué pour le mondialito en Uruguay, ancêtre de la coupe des confédérations. Il joue trois fois avec l'équipe nationale et marque même à cette occasion face à la Hollande son seul but sous les couleurs de son pays. 


AS ROMA 1981-82
L'année où l'Italie devient championne du monde mais sans Ancelotti. Il prendra part pourtant au match de qualification face au Danemark (victoire Italienne 3-1) au début de la saison mais une vilaine blessure l'écarte des terrains quasiment toute la saison. Il ne dispute que 5 rencontres avec Rome (3ème du championnat). Dur de se blesser gravement une année de coupe du monde pour un jeune joueur d'autant qu'Ancelotti connaitra par la suite les années maigres de la Squadra Azzura.


AS ROMA 1982-83
Le retour de l'enfant prodigue. Ancelotti revient et l'AS Rome fait l'une des plus belles saisons de son histoire avec un championnat quasi parfait et distance la grande Juve de Platini pour remporter le second titre de son histoire. Un titre attendu depuis plus de 40 ans dans la capitale romaine. Ancelotti est l'un des principaux artisan de ce scudetto. Le milieu défensif réalise une saison pleine et se permet de marquer deux fois en championnat. 


AS ROMA 1983-84
C'est la rechute pour Ancelotti, bien que rappelé dans le groupe de la sélection nationale à plusieurs reprises depuis un an par Bearzot, notamment pour les éliminatoires de l'Euro, Carletto connait beaucoup de pépins physiques et fait une saison en dent de scie (9 matchs de championnat sur 30). Il connaitra toutefois un très beau lot de consolation puisqu'il remporte sa troisième coupe d'Italie en 5 saisons avec Rome. Mais la saison 1983-84 est surtout marquée par la défaite dans leur antre face aux Reds de Liverpool en finale de la coupe d'Europe des clubs champions. L'AS Rome s'incline aux tirs aux buts au Stade Olympique face à un Bruce Grobelaar faisant le show et un Ancelotti qui lui était absent des débats.


AS ROMA 1984-85
Ancelotti revient au premier plan et devient même le capitaine de l'AS Rome. Mais une équipe romaine bien décevante, incapable de se mêler à la lutte pour le scudetto et qui termine son exercice à la 7ème place. Ancelotti marque à 3 reprises et prend part à 22 rencontres sur 30.


AS ROMA 1985-86
ANCELOTTI est désormais un des piliers et leader de l'AS Roma. Une saison plus que frustrante pour le milieu défensif pour deux raisons. Tout d'abord son club perd le scudetto à deux journées de la fin se faisant dépasser par la Juve de Platini dans le sprint final. Et la victoire en coupe d'Italie face à la Sampdoria en finale, n'est qu'une maigre consolation pour les romains qui ont dominé quasiment toute la saison de football en Italie.


MEXICO 86
Ensuite à titre personnel et ce malgré une saison pleine avec son club (il ne ratera qu'un match de championnat) Ancelotti va connaitre une nouvelle déception avec la Squadra Azzura. Carlo Ancelotti est bien dans le groupe d'Enzo Bearzot qui s'envole pour le Mexique mais il va regarder toute la compétition depuis le banc de touche. C'est la seconde coupe du monde qu'il voit ainsi en spectateur.


AS ROMA 1986-87
La dernière saison pour Ancelotti dans la capitale italienne. Encore un bon exercice mais encore une fois l'AS Roma s'écroule en fin de parcours. Ancelotti ne manque que 3 rencontres et il inscrit encore 2 buts. Son parcours avec l'AS Roma reste impressionnant, un scudetto, 4 coupes d'Italie et une finale de coupe d'Europe des clubs champions. Ancelotti a été un des piliers et le capitaine de la plus belle époque de l'histoire de l'AS Rome.


MILAN AC 1987-88
La carrière d'Ancelotti va connaitre pourtant un nouveau souffle en Lombardie. Il intègre le projet d'Arrigo Sacchi et va en devenir un pilier au même titre que les Baresi, Maldini, et autre Gullit et Van Basten. Pour sa première saison au Milan il remporte son second scudetto. A titre personnel il dispute 27 matchs de championnat sur 30 et marque 2 buts. Intégration réussie dans une équipe qui va devenir rapidement la meilleure d'Europe et du monde.







RFA 1988
L'Euro Allemand est la seule grande compétition internationale à laquelle va pleinement prendre part Carlo Ancelotti. Carlo Ancelotti va disputer en effet toutes les rencontres. D'ailleurs l'Italie livre un très bel euro, sortant brillamment d'une poule de la mort (Italie, RFA, Danemark, Espagne) pour ne chuter qu'en demi-fianle face à l'ogre soviétique ( voir d'ailleurs à ce sujet : L'URSS 1986-88 de l'Architecte Lobanovski). En tout cas il y a eu un petit loupé Panini sur cet Euro car dans l'album il n'y a pas la vignette de Carlo Ancelotti alors qu'il est dans la photo d'équipe, bien présente dans le dit album pourtant :

Pour ceux qui ne l'auraient pas vu :


MILAN AC 1988-89
L'année du triomphe européen. Le Milan AC remporte la ligue des champions, Ancelotti est l'un des pions essentiels dans  le rouage de la machine Sacchi et il va même se permettre de sublimer son rôle de libéro du milieu de terrain. Lors de la demi-finale retour face au Réal de Madrid dans ce qui sera vraiment une finale avant la lettre, c'est Ancelotti qui fait exploser le verrou madrilène avec ce coup de tonnerre. Au final le Milan fait une démonstration de force, laminant le Réal 5-0 (voir le sujet complet sue ce match : 19 Avril 1989 Milan AC - Réal de Madrid 5-0). 





Le Milan AC va rentrer dans une ère où il va tout gagner, lors de cette année 1989. En finale de la coupe d'Europe des Clubs champions, le Milan lamine une nouvelle fois son adversaire (4-0 face au Steaua de Bucarest) et remporte en décembre la Caupe Intercontinentale face aux colombiens l'Atlético Nacional de Medelin du regretté Andres ESCOBAR. Lors de ces deux finales, Ancelotti a disputé les rencontres dans son intégralité, il est un des hommes de bases du système Sacchi. Associé à Frank Rijkaard, il est l'essuie glace du milieu de terrain devant la défense et aussi le premier relanceur devant Donadoni.


MILAN AC 1989-90
Bis reptitia ! De nouveau une coupe d'Europe des clubs champions et une coupe intercontinentale dans l'escarcelle. Ancelotti joue un peu moins lors de cette saison mais c'est en raison de pépins physiques. Il a toujours la confiance de son coach et quand on voit ce qu'il fait sur le terrain. 


ITALIA 1990
Pourtant malgré ses prestations, Ancelotti ne convainc pas Azeglio VICINI le nouveau sélectionneur.  Ce dernier l’appelle dans le groupe pour disputer ce mondial si important aux yeux des italiens, celui qui se déroule sur leurs terres et qui ne peut leur échapper. Ancelotti est pourtant titulaire pour le premier match face à l'Autriche mais Vicini le sort à la pause pour le remplacer par De Agostini. On ne le verra quasiment plus du mondial, le sélectionneur lui préférant Nicolas Berti au coté de De Napoli. Ancelotti rentrera en 1/4 de finale face à l'Irlande quand il faudra préserver le score et jouera le match de la 3ème place. Décidément, il n'aura jamais eu de chance lors des différentes coupes du monde le milieu du Milan AC.



MILAN AC 1990-91
Cela va moins bien pour le grand Milan. Déjà sur la scène nationale il n'arrive pas à remporter le scudetto depuis 3 saisons (Inter, Naples et Sampdoria l'on en privé dans l'ordre). Mais surtout le Milan va boire la tasse dans son jardin. Battus par l'OM en 1/4 de finale de coupe d'Europe, le Milan AC part la tête basse refusant de terminer la rencontre et se verra disqualifier (officiellement la rencontre s'est terminé 3-0 par forfait). Milan sera même suspendu de coupe d'Europe la saison suivante. Ancelotti était de cette partie au Vélodrome mais Sacchi l'avait sorti quelques temps avant le but de Waddle au profit d'un attaquant supplémentaire. Tactique pas payante.



MILAN AC 1991-92
La der des ders pour Ancelotti, qui voit un jeune pousse lui prendre sa place en la personne de Demetrio Albertini. Au Milan, Sacchi est parti et Capello est arrivé pour lui succéder comme il était écrit. Le "vieux" Ancelotti (33 ans) paye les dommages collatéraux du changement de direction. Mais part la tête haute, avec un Milan, qui débarrassé de ses obligations européennes récupère sa couronne nationale. Ancelotti raccroche les crampons à 33 ans avec un dernier titre de champion et une carrière bien remplie. Il aura tout gagner en club et aura été maudit en coupe du monde.




Enfin et pour conclure sur la carrière de joueur de Carlo Ancelotti, j'ai très peu parlé de son style de jeu. Milieu défensif, on a vu dans le sujet ses heures de gloires et ses plus beaux buts. Mais l'essentiel de son quotidien c'était plutôt la bataille du milieu de terrain. Loué pas ses différents entraineurs pour son abnégation, il ne faut pas y aller par 4 chemins, Ancelotti c'était tout sauf un poète sur le terrain. Et bien c'est amusant mais du temps où il jouait à l'AS Roma cela lui a valu une reconversion amusante. Figurez vous que Carlo Ancelotti a joué dans Don Camillo. Oh non pas celui avec Fernandel qui remonte à Mathusalem mais celui de la série TV Italienne avec Terence Hill dans le rôle titre. Vous ne me croyez pas ? Et bien voici un extrait on l'on voit les "diables" de l'équipe communiste de Pépone affronter les "anges" de Don Camillo. C'est burlesque mais Ancelotti joue le vrai (très belle prestation notamment à la 2.00 minute de la vidéo) :

2 commentaires:

  1. Il n'y a pas de figurines Panini d'Ancelotti à Parme parce que l'équipe jouait en Serie C et pas en Serie B.

    RépondreSupprimer
  2. OK merci de la précision ! Alors j'aurais pu chercher longtemps !! En tout cas bien vu pour la correction et merci

    RépondreSupprimer

LinkWithin

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...