L'Ajax d'Amsterdam de Marco VAN BASTEN (saison 86-87)

C'est la rentrée de la ligue des champions sur Old School Panini. 6 journées et 6 adversaires décortiqués. L'inter de Milan, Arsenal, le Borussia Dortmund, le Dynamo de Zagreb, Arsenal et l'Ajax d'Amsterdam. On ouvre le bal cette semaine avec le dernier cité et plusieurs sujet sur l'Ajax. Le premier sur cette équipe 1986-87, emmené par Van Basten et Johann Cruijff qui retrouve les sommet européens 14 ans après sa dernière finale de coupe d'Europe. Avant de commencer la lecture du sujet, hormis la vignette de Marco Van Basten, ci-dessous toutes les autres vignettes qui illustrent ce sujet sont issues d’une collection de cartes crée pour célébrer le triomphe de l’Ajax en coupe des coupes et éditée au début de la saison 1987-88.

Retour sur la saison 19867-87, L’Ajax affronte le Réal Saragosse en demi-finale de la coupe d’Europe des vainqueurs de coupes. A l’arrivée, une place en finale, quatorze ans après le dernier volet d'un triplé historique. Quatorze ans après cette équipe qui avait fait rêver. Celle de Suurbier, Hulshoff, Blankenburg, Krol, Neeskens, Muhren, Haan, Rep, Cruijff et Keizer (voir le sujet sur le grand Ajax de 1969 à 1973). Cruijff avait été l'homme du grand Ajax, sur la pelouse. Il était celui du nouvel Ajax, sur le banc. Entre les deux, Johan avait fait le tour du monde. Barcelone, les Los Angeles Aztecs et même Feyenoord, l'éternel rival des années 70. Puis il était revenu à ses premières amours, sans un gramme de plus et à peine quelques rides. C'était en 1985. Ais Harmsen, nouveau président de l'Ajax, lui avait alors offert le poste de directeur technique. Johan avait accepté. A une condition: « Je veux être mon propre maître. J'ai des préceptes, je veux les faire appliquer ». Depuis l'époque dorée, les tactiques avaient profondément évolué. Mais Cruijff croyait fermement en un retour au football total, qui avait révolutionné le jeu quinze ans plus tôt. Dès son retour, il mettait ses principes en pratique, bousculant du même coup le poids de nouvelles habitudes. Mais la réussite n'était pas immédiatement au rendez-vous.


L'opération se soldait d'abord par un rejet. Les joueurs n'étaient pas prêts. Cruijff restait toutefois persuadé qu'il était dans le vrai. Ses joueurs étaient jeunes, perfectibles. Il pouvait les façonner à son image. Ce serait juste une question de temps. Son système comprenait trois défenseurs seulement, sans libero, et trois véritables attaquants de pointe. Il exigeait un football sans cesse en mouvement, une disponibilité constante de tous les éléments, quel que soit leur poste. Quand l'équipe entrait en possession du ballon, les défenseurs devaient prendre des initiatives, monter en soutien, offrir des solutions, créer la supériorité numérique. Dès qu'elle l'avait perdu, les attaquants se muaient en revanche en récupérateurs, en empêcheurs de jouer en rond. La première saison donnait des résultats surprenants. En championnat, Ajax marquait le total colossal de 120 buts, soit près de quatre par match, mais avait encore du mal à trouver le juste équilibre, à digérer cette fantastique débauche d'efforts. L’équipe subissait ainsi sept défaites dans la saison et terminait à huit points du champion, le PSV Eindhoven. Elle se consolait toutefois en remportant la coupe des Pays-Bas face au RBC Roosendaal, finaliste surprise. Ce premier trophée de l'entraîneur Cruijff agissait tel un déclic, un tremplin. Dès l'automne suivant, Ajax se lançait sans retenue à la conquête de la coupe des Coupes, avec ce football total qui avait fait sa gloire. Les Turcs de Bursaspor, les Grecs d'Olympiakos et les Suédois de Malmöe passaient successivement à la moulinette. Le petit stade De Meer devenait vite trop exigu pour tous les spectateurs désireux de constater le phénomène.


Le football néerlandais, absent de tous les grands rendez-vous internationaux depuis la finale de la coupe UEFA disputée par AZ'67 Alkmaar, en 1981, retrouvait enfin des raisons d'espérer, une source de fierté. En demi-finale, le tirage au sort avait donc placé le Real Saragosse sur la route de l'Ajax. Autour du Dam, la confiance était telle que deux mille supporters avaient aussitôt acheté leur billet ... pour la finale. Le match aller leur donnait effectivement raison. Sur la pelouse de Saragosse, transformée en piscine par un violent orage, l'équipe néerlandaise s'adaptait beaucoup plus vite que sa rivale à des conditions très particulières. Le terrain était une piscine ? Elle trouvait son salut dans les airs, marquant trois fois par Witschge et Bosman. Trois buts de la tête.


Après son succès en Aragon (3-2), l'Ajax se devait toutefois de confirmer dans le grand stade olympique d'Amsterdam, réquisitionné pour la première fois de la saison. Un stade plein, bourré, ivre de bonheur. De bière. Cruijff avait cependant dû pallier deux forfaits d'importance: ceux de Ronald Spelbos, meilleur défenseur du club, opéré du genou, et de John Bosman, meilleur buteur des trois coupes européennes 86-87, suspendu après son exclusion au match aller.

Mais le système passait toujours avant les hommes. «J'ai besoin d'éléments réceptifs, malléables, pas de stars ... » De fait, cette double absence était inaperçue. Saragosse prenait une nouvelle raclée. 3 -0, buts de Van't Schip, Witschge et Rijkaard. Un régal. L'Ajax tenait enfin sa finale, quatorze ans après. La ville des canaux renouait avec les fêtes d'antan, des beaux, des grands soirs. Sur le port d'Amsterdam, quelques marins chantaient. A propos. Cette cinquième finale avait failli se dérouler à… Rotterdam. Mais cet autre port, le plus grand du monde, avait été doublé par Athènes, faute d'avoir donné les garanties réclamées par l'UEFA. Au lieu de faire une heure de route, la colonie ajaxienne allait donc devoir traverser l'Europe. Mais qu’importe. Quand on aime ... Le club organisait donc un véritable pont aérien entre le plat pays et celui d'Ajax, héros grec du siège de Troie. Seize mille Néerlandais s'embarquaient ainsi au domaine des dieux. Pour la tornade blanc et rouge, il s'agissait maintenant de passer à l'attaque en Attique, sans rien renier de ses principes. Cruijff avait insisté sur ce point. « Prenons l'initiative, jouons notre jeu, donnons une bonne image du football. » C'était ambitieux, sincère, louable, mais l'Ajax n'en avait peut-être plus les moyens. Pour la première fois depuis le début de l'aventure, les jeunes Néerlandais, 23 ans de moyenne d'âge, ressentaient en effet une forte pression sur les épaules. Ils allaient jouer toute leur saison en moins d'une semaine, avec cette finale européenne, aussitôt suivie d'un match de la dernière chance contre Feyenoord, en championnat, puis d'une demi-finale de coupe délicate à Groningue. En six jours, ils pouvaient tout gagner. Et tout perdre. L'équipe avait déjà perdu, on le sait, Spelbos et Bosman. Deux autres problèmes s'y ajoutaient à Athènes. Le vétéran Arnold Muhren, à peine remis d'une récente blessure, n'était pas à 100 % de ses possibilités, et Blind déclarait forfait à la suite d'un choc à un genou lors du dernier entraînement.

A court d'effectifs, Johan 1" décidait donc de titulariser le jeune Frank Verlaat, qui avait effectué ses débuts en pros… trois jours plus tôt. Cruijff, seul entraîneur au monde qui signe davantage d'autographes que ses joueurs, s'apprêtait donc à vivre sa cinquième finale européenne avec Ajax. La première sur le banc. « Avant, mon travail commençait au coup d'envoi. Aujourd'hui, il s'arrêtera à ce moment là. Je ne serai plus ensuite qu'un spectateur ». Les Néerlandais avaient tout le public pour eux. Leipzig n'avait pas grand-chose pour lui. Le Lokomotiv avait laissé Bordeaux sur le quai de la gare. Là, il jouait surtout pour ne pas prendre un wagon. Dès la seizième minute, Van Basten trompait pourtant Mueller d'un vigoureux coup de tête, consécutif à un centre de Silooy. C'était le premier but de la soirée, ce serait aussi le dernier. Voici le, très court, résumé de cette rencontre très insipide :


L’Ajax, lessivé, moins spontané qu'à l'ordinaire, allait se contenter ce ce but de l’inévitable Marco Van Basten, jugulant sans difficulté les modestes velléités d'un piètre adversaire. Le soleil s'était depuis longtemps couché, là -bas, par-delà les toits et le Parthénon. Dans la douceur d'un autre stade olympique, les héritiers avaient suggéré, plus que montré. L'Europe du foot avait toutefois eu un aperçu de la facilité de Rijkaard , du talent de Van't SChip, et aussi la présence en seconde mi-temps d’un joueur qui venait de fêter ses 18 ans quelques jours plus tôt, Dennis BERGKAMP





Elle avait surtout été convaincue par la présence, l'efficacité d'un capitaine courageux de 22 ans nommé Van Basten. Une complicité très forte unissait Cruijff et Van Basten. Johan ne pouvait plus pénétrer dans les limites du terrain. Marco y était comme son prolongement. Van Basten était né dans un milieu de foot. Son père avait joué en division 1, à Utrecht. Non pas avant-centre, mais arrière latéral. Il lui avait inculqué l'abnégation, la haine du renoncement.


C'est toutefois dans le berceau des stars que Marco s'était accompli. Depuis son arrivée à l'Ajax, il avait marqué des buts à la pelle. En veux-tu, en voilà. Telle cette fameuse « bicyclette » contre Den Bosch, qui avait fait le tour du monde et le générique de Télé-Foot (voir le sujet sur ce but fabuleux de Marco VAN BASTEN). Il avait même reçu le Soulier d'or européen, huit mois plus tôt, au Lido de Paris, des mains d'un certain Franz Beckenbauer. Marco était un buteur très complet et un linguiste avisé. Deux pieds, une tête, trois langues. Avant même la finale d'Athènes, Milan AC était venu le chercher. Pour de nouvelles réussites, où les souliers d’or allaient se transformer en ballon.

Voici la photo de l'effectif 86-87 de l'Ajax d'Amsterdam, ainsi quel e reste des cartes hommage au triomphe d'Athènes.








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