Mexico 86 : Bernard GENGHINI

Le talent et la discrétion

Sa saison 85-86 en chiffres : 34 Matchs en championnat et 13 buts. 9ème du championnat de France avec Monaco. 2 Matchs en coupe d’Europe des Vainqueurs de Coupes (1 but) et Monaco éliminé au premier tour face aux polonais de Cracovie. 1 Match en coupe de France et une élimination en 1/32ème de finale face au Havre.

« Je n'aime pas faire de bruit. » L'aveu est signé Bernard Genghini. Il résume toute sa personnalité. Celle d'un joueur hyper doué, indispensable à n'importe quelle équipe. Le registre de Bernard Genghini est suffisamment riche: d'abord, c'est un meneur de jeu clairvoyant et un travailleur acharné; ensuite, c'est tout une technique et des démarrages bien au-dessus de la norme ; enfin, c'est un formidable pied gauche qui s'exprime pleinement, en particulier lorsqu'il faut tirer les coups francs. Pourtant Bernard Genghini vit un drame. La France l'avait découvert lors de l'épopée du FC Sochaux demi-finaliste de la Coupe de l'UEFA en 1980-1981 , mais son arrivée au top a souffert de la super-domination de Michel Platini, voire d'Alain Giresse. N'empêche, cette double concurrence ne le priva pas d'évoluer rapidement dans le onze tricolore et de faire l'unanimité autant auprès de ses équipiers que du sélectionneur Michel Hidalgo. Il a marqué, il est vrai, quelques buts qui arrangèrent bien les affaires françaises. 

Sa consécration, il l'a connue en Espagne en 1982, lors du Mundial. La presse internationale, réunie pour l'occasion, note avec plaisir ce joueur qui sort avec habileté des situations critiques. Elle insiste sur ce jeu simple mais tellement efficace et sur sa bonne résistance physique. Bernard Genghini, c'est un mélange de talent et de discrétion. C'est aussi un ruisseau de louanges dès que son nom est prononcé. Ainsi, Patrick Battiston dit: « Il a une mentalité exemplaire ».Ou Michel Hidalgo: « Jamais il ne dira un mot plus haut qu'un autre et pourtant il sait tout faire ». Ainsi, a-t-il gagné respect et sympathie de ses co-équipiers mais il est l’une des principales victimes du changement de système des bleus. Après le mondial 82 Hidalgo a changé son milieu composé de trois joueurs offensifs (Platini-Giresse-Genghini) pour un milieu avec deux récupérateurs-relayeurs (Fernandez-Tigana). Ainsi l’éclosion de Fernandez a poussé sur le banc Genghini. De la même génération que Platini, l’arrivée des jeunes Vercruysse et Ferreri dans el groupe sonne un peu le glas dans la succession de Giresse et Platini après le mondial.


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