France - Luxembourg du 30 octobre 1985

Après deux défaites consécutives sur terrains adverses (voir les sujets sur les matchs Bulgarie-France et RDA-France), une fois encore, la France jouerait sa qualification pour la Coupe du Monde au dernier moment. Avant de se retirer, Fernand Sastre et Michel Hidalgo lui avaient toutefois confectionné un calendrier sur mesure. Deux matches au Parc pour finir, contre le Luxembourg puis la Yougoslavie. Home: sweet home ... C'était un atout de plus, mais pas une garantie. Sofia et Leipzig avaient éclaté comme deux vilains orages dans le ciel bleu. Ce n'était pas l'état de crise, mais l'état de cierge. L'heure des prières, des confessions, des suppliques. C'était un dimanche, à Bron. Henri Michel avait décidé de réunir tout son monde pour le stage le plus court de l’Histoire. Pour une prise de conscience. Au menu? Une discussion en commun, un peu de terrain et quelques petites salades. Avec truffes du Tricastin et poitrine de pigeon en vessie, spécialités du restaurateur Alain Chapel, à Mionnay. L'équipe de France était passée à table. Elle en ressortit plus légère. « Il est bon d'avoir fait le point, d'avoir pris le temps de la réflexion, d'avoir rappelé certains principes pour vivre en bonne harmonie, expliqua Henri Michel. Notre groupe a envie d'aller au Mexique. Encore plus qu'avant. .. ». Comme on le disait après le match de la RDA, face aux premières critiques interne sur la méthode Michel, il était urgent de déclarer l’union sacrée à l’entame du dernier col. Le Luxembourg n'avait qu'à bien se tenir. Ou essayer. Avant de venir au Parc, son bilan était déjà calamiteux. Vingt-sept matches éliminatoires de Coupe du Monde, vingt-sept défaites, cent onze buts encaissés. Les joueurs du Grand-Duché ne se ménageaient d' ailleurs pas la moindre illusion. Surtout pas le gardien John Van Rijswick, un électricien très branché sur le football français. Ses idoles s'appelaient Platini et Giresse. En une heure, l'affaire était réglée. Les Bleus avaient frappé six fois. Un triplé de Rocheteau, une tête de Touré, un petit festival de Giresse et un penalty de Fernandez.


Les plombs de Van Rijswick avaient sauté. Le hors-d’œuvre luxembourgeois avait cependant fait deux victimes: Rocheteau, souffrant d'une fracture d'un métacarpien, et Bossis, blessé à la cuisse gauche. Le grand Max n'était resté que vingt huit minutes sur le terrain, associé à Patrick Battiston en défense centrale. Le temps pour Henri Michel de porter un premier jugement. « Cette formule ne m'a pas convaincu. On ne m'y reprendra plus. » Comme le dit si bien la revue scientifique Entrevue : « il a dit, il a menti ».

Voici le résumé en vidéo de la  rencontre + la fiche du match




1 commentaire:

  1. Chaud pour voir de bons ralentis. Y avait pas toutes caméras.

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