Coupe intercontinentale des nations 1985 : France - Uruguay

On continue de préparer la coupe du monde 1986 sur Old School Panini ave le parcours des bleus avant le mondial mexicain. On avait laissé les bleus en déplacements et après un match nul en Yougoslavie qui stoppait l’incroyable série de victoires, on avait vu la défaite des bleus en Bulgarie. Décidément la France voyage très mal et avant un très important RDA-France à Leipzig, la France en ce mois d’Août 1985 retrouve le Parc des Princes pour un interlude dans ses matchs de qualifications. Qu'on est bien chez soi en cet été 1985, l'équipe de France retrouve sa pelouse, son parc, son jardin. Arrosez un peu, il y pousse toujours des victoires. Le premier adversaire de la saison s'appelait l'Uruguay. Champion d’Europe contre champion d'Amérique du Sud, titre intercontinental en jeu. Ce trophée est tout neuf et est tout simplement le pendant de la Coupe intercontinentale des clubs mais pour les nations. l'épreuve est née en 1985 mais disparaitra en 1993, pour être remplacé par la coupe des confédérations. A dire vrai et à l’époque, ce trophée nouvellement créé excitait beaucoup plus les imaginations sur les rives de la Plata que sur les bords de la Seine. Onze pays d’Amérique Latine en avaient acheté les droits. Le Paris d'août allait manquer à ses devoirs. 20 000 spectateurs. Une misère. Pour ce rendez-vous estival, Henri Michel avait fait sans Manuel Amoros ni Jean Tigana, premiers blessés d’une saison 1985-86 qui avait à peine démarré. En défense on assiste au grand retour de menhir de Plouvorn, Yvon LE ROUX. Le grand stoppeur a vécu une saison noire en sélection, payant son opération du genou après le championnat d’Europe.

En tout cas son retour va mettre fin à la polémique Battiston-Bossis qui secoue l’équipe de France depuis des mois. Enfin c’est ce que l’on pense mais en ce début de saison mais c’étais sans compter sur la nouvelle situation du grand Max. Maxime Bossis, après avoir vu son hégémonie contesté par Battiston, se retrouve au cœur d'une nouvelle polémique. Max, l'indiscutable, était en effet discuté. Il avait quitté la volière dorée des canaris pour l'anonymat de la division 2, au Matra Racing. Ses adversaires ne s'appelaient plus Bordeaux, Monaco ou PSG, mais Besançon ou Dunkerque. En descendant d'un étage, Max avait dégringolé dans l'opinion. Elle ne lui faisait pas la guerre, mais la moue. « Depuis dix ans, tout le monde était avec moi. Depuis juin, tout le monde est contre », déplorait-il. L'ancien Nantais se retrouvait dans une situation pour le moins singulière: le jour même où il égalait le record de sélections de Marius Trésor (65), il jouait sa place, tel un débutant. Devant il y a des changements aussi, les deux derniers matchs sans buts n’ont pas plu à Henri MICHEL.

Exit le duo Stopyra-Bellone qui débute la rencontre sur le banc au profit de José TOURÉ et du revenant Dominique ROCHETEAU qui retrouve une santé au PSG depuis que l’ange vert a été repositionné avant-centre.
Les Uruguayens, eux, avaient battu le rappel de tous leurs « étrangers». Le sélectionneur Omar Borras n'occupait plus un bureau, mais une agence de voyages. Sur les onze joueurs alignés au Parc, trois venaient du Brésil, deux de Colombie, deux d'Uruguay (quand même), un d'Argentine, un d’Espagne, un de Grèce et un du ... Pas-de-Calais. Le Lensois Venancio Ramos. Au coup d’envoi, les Sud-Américains n'avaient pas récupéré du décalage horaire. Quatre minutes plus tard, les Français allaient leur infliger un nouveau retard.
Une ouverture lumineuse de Platini trouvait Rocheteau, qui dribblait le gardien Rodriguez, échappait au tacle de Diego et glissait le ballon au premier poteau, malgré une tentative désespérée de Gutierrez (qui restera au tapis après avoir heurté le poteau). Ce but le voici en vidéo.


Les spectateurs avaient à peine eu le temps de s’asseoir qu’ils étaient déjà debout. Les Français se mettaient alors à faire joujou avec leurs adversaires qui, à défaut de bons ballons, commençaient à distribuer des coups, Diogo et Pereira étaient aussi avertis, tandis que Francescoli descendait méchamment Tusseau par-derrière. La star de River Plate et le Bordelais ne se doutaient pas qu'un an plus tard, ils seraient Coéquipiers sous le maillot du Matra Racing, sur cette même pelouse ... En seconde période, les Bleus avaient changé de côté. Mais le match allait toujours dans le même sens. Les champions d'Europe continu aient leur numéro sous les « Olé, olé ».

Les Sud-Américains n'étaient pas ceux que "on croyait. Ou plutôt si, Tel Touré, surnommé « le Brésilien » réussissait une énième feinte sur un Uruguayen et filait vers la surface adverse. Giresse comprenait et lui adressait une petite merveille de passe en profondeur. Giresse qui reviendra quelques années après sur cette finale et qui dira : « Je m'en souviens parce qu'on avait vraiment eu une maîtrise totale du match. Rarement notre jeu avait été aussi fluide... Les Uruguayens, eux, manquaient de vitesse. Ils étaient un peu lourds derrière, mais très habiles techniquement ». Fin de la parenthèse et retour sur cette superbe ouverture de Giresse pour Touré, José contrôlait et marquait en coin. Un but d'école. Le voici en vidéo, à voir car c’est du grand José Touré.


La réussite tient décidément à peu de chose. A l' origine, Touré devait regarder France-Uruguay à la télévision. A l'arrivée, il était le meilleur homme du match, Cherchez l'erreur ... Entre les deux ? Un entraînement du Racing Club de Lens, quelques jours plus tôt, au Stade Félix-Bollaert. Aucun rapport, direz-vous. Eh bien si, justement. Daniel Xuereb, sélectionné pour les réjouissances du Parc, s'y claqua de telle sorte qu’Henri Michel dut lui trouver un remplaçant. Touré prit ses cliques, son sac, et vint faire sauter l'applaudimètre du Parc. « Henri MICHEL ne s'était pas trompé, dit-il. En ne me retenant pas, il avait voulu m'inciter à me bouger davantage. » Se bouger. Après cette victoire propre, nette, indiscutable, l'équipe de France allait devoir le faire, quinze jours plus tard, en RDA. Dernier déplacement sur la route du Mexique.
Voici la fiche du match et la composition des deux équipes en planche Panini. Cliquez sur les iamges pour voir les équipes en taille optimale.


Tout d'abord honneurs aux nouveaux champions intercontinentaux, l'équipe de France 1985 :


et son challenger, l'Uruguay 1985


Et le diaporama de la rencontre :

5ème minute : But de Rocheteau
56ème minute : But de Touré
Francescoli plus bagarreur qu'artiste sur sa future pelouse
Un troisième titre majeur en un an pour l'équipe de France de football

4 commentaires:

  1. wah quelle archive! ce match était pour moi un mythe, jamais vu les images! José Touré...quel gâchis!

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  2. Y a-t-il eu d'autres sélectionnés que Maxime Bossis, en EdF, évoluant en division inférieure (hormis Barthez) ?

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  3. Oui Didier Six lors de l'Euro 84 qui jouait alors à Mulhouse en D2 et puis il y a même eu Daniel HORLAVILLE qui lui était amateur et en D3 (bon il ne l'est pas resté longtemps après sa première sélection)

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  4. Daniel Horlaville une référence du foot normand et amateur! Il était à l'US Quevilly si je ne m'abuse!

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