1/4 de finale coupe de France 1988 : NICE-LILLE

Avant de vivre la première demi-finale de la coupe de France 2011, j’ai essayé de retrouver la dernière confrontation significative entre le l’OGC Nice et le LOSC dans cette épreuve et je suis remonté à la saison 1987-88, cette année-là, le Gym sortit Lille en quart de finale
Les deux équipes misent alors tout sur la coupe de France, car en championnat les affaires ne tournaient pas à plein régime. Nice a tremblé toute l’année et il a fallu attendre les dernières semaines de la saison pour voir Nice s’éloigner de la zone rouge et terminer 16ème. Le LOSC terminera 11ème mais la déception fût aussi grande tant le club nordiste à défaut de jouer les premiers rôles dans ce championnat espérait au moins figurer dans la première partie du classement surtout avec sa paire belge Vandenbergh – Demet.
A l’époque les confrontations en coupe de France dès 1/16ème de finale jusqu’à la finale se disputaient en manche aller-retour, voici un petit résumé de cette double confrontations qui tournera à l’avantage des aiglons.

Match aller Nice – Lille : 3-0

Après avoir jeté Ajaccio, Monaco et Toulouse par la fenêtre, le Gym attend derrière la porte d’un Ray en fusion l’arrivée de Lille et de son entraîneur-stratège belge Georges Heylens. Il en faut plus pour impressionner Nenad Bjekovic qui ne change rien à ses plans et aligne un 4-2-4 qui ravit les fêtards et fait trembler les frileux. Oui, vous avez bien lu : quatre attaquants (N’Dioro, Kurbos, Bocandé, Djelmas) chargés de mettre le feu au stade et à la défense lilloise. Et tant pis si Philippe N’Dioro souffre un peu d’une cheville. « Quand on joue un quart de finale, personne n’a mal ! », souffle Bjeko, le dur.


En face, si le LOSC est sponsorisé par Peaudouce, ses défenseurs (Prissette, Buisine, Thomas, Galtier) ne sont plus des poupons. Ils auraient même une fâcheuse tendance à mettre la semelle. Heureusement, les Niçois n’ont peur de rien. Bocandé, spécialiste du contact sur le pré ou même après, bouscule les géants du Nord dès les premières minutes. Jules est partout. Suite à un corner d’Oleksiak, il dévie du crâne pour Kurbos qui, d’un ciseau tranchant, coupe déjà les mains et les espoirs d’un certain Bernard Lama. « Le public avait oublié mon retourné face au PSG, alors j’ai voulu lui rafraîchir la mémoire », lâchera Tony dans les vapeurs du vestiaire. Peu avant la mi-temps, Djelmas met son grain de folie en reprenant du plat du pied un centre d’Oleksiak : lucarne. Deux chefs-d’œuvre et des spectateurs en lévitation.

Le troisième et dernier but ? Un coup de boule de Bocandé, homme du match et âme du groupe. « Il nous a fait un mal fou. A lui seul, il a déstabilisé la défense et rompu l’équilibre de mon équipe. C’est sa victoire et elle est amplement méritée », avoue Georges Heylens. Bocandé, lui, dira s’être bien éclaté. Ses coéquipiers et le public aussi. Le match retour a lieu huit jours plus tard. Vexés par la première manche, les Lillois attaquent à tout va.

Match retour Lille – Nice : 0-1

« Les Niçois ont dressé leur camp dans la surface. Les Lillois ? Les Indiens à Fort Apache », peut lire dans le Nice-Matin du lendemain. Mais, pas besoin d’appeler la cavalerie, Amitrano suffit. Il stoppe, détourne, jaillit, s’envole, repousse, dégage, se jette, sauve. Il est imbattable.

« Le public de Grimonprez-Jooris n’en revient pas. Il a porté son équipe à bout de bras. Il est à bout de souffle et le score n’a pas bougé », note encore l’envoyé spécial-du journal niçois. En seconde période, ‘‘Dédé’’ Amitrano finit d’écœurer les Nordistes en arrêtant un penalty de Desmet. A la 79e, Nice a une occasion. La première, la dernière, la bonne. Le duo Bocandé-N’Dioro sème la pagaille chez Lama et c’est Kurbos qui conclut. Le GYM fait le hold up parfait mais n’en avait pas besoin suite au match aller.

Avant de voir les 2 équipes de cette saison 87-88 j’aimerais revenir sur cette formule de la coupe de France qui me plaisait beaucoup. Bien sûr vous allez me dire que les calendriers sont déjà trop chargés mais tout de même ces matchs de coupe de France en match aller-retour avaient que du bon (pour le calendrier il suffirait de supprimer cette coupe de la ligue inutile !!).
Pour moi les avantages de confrontations aller-retour sont multiples, tout d’abord ils me paraissent plus équitables qu’une manche unique qui favorise trop l’équipe qui reçoit. Ensuite les confrontations en match aller-retour donnent bien plus de piment aux rivalités et donc aux spectateurs. Je pense aussi que ça nivèle par le haut la compétition, alors désolé pour les médias qui adorent faire les choux gras avec les petits poucets chaque année mais je garde en moi les souvenirs des demi-finales chaudes des années 80 entre des Bordeaux-PSG, des Nantes-St-Etienne ou des Bastia-Marseille… Enfin je pense que les joutes en match-aller retour avec la règle du but à l’extérieur permettent aux clubs français de mieux appréhender les joutes européennes en tout cas en théorie ça devrait être le cas. Après ce plaidoyer il ne me reste plus qu’à créer mon groupe facebook pour le retour des matchs aller-retour en coupe de France et la disparition de la coupe de la ligue, ah et pendant que j’y suis, il faudrait à chaque début de saison déterminer une ville qui devrait accueillir la finale plutôt que de la jouer tout le temps à Paris ! Hop pour la saison 2011-2012 tirage au sort entre quelques villes candidates et avec stade de plus de 30 000 places minimum et une fois qu’on a obtenu la finale pas de nouvelles candidatures avant 5 ans ! Bien sûr comme la suppression de la coupe de la ligue, l’argent fera blocage !! Le consortium du stade de France peine à être rentable et à la Fédération Français est pieds et poings liés à son sort, c’est pour la raison qu’on ne voit quasiment plus l’équipe de France en province !! Sauf pour des France-Luxembourg qui, si il était disputer au SDF, risque de présenter plus de stadiers que de spectateurs et du coup faire perdre de l’argent au consortium, alors déjà qu’il multiplie les opérations si en plus on lui retire son inéluctable finale de coupe de France, il est bon à mettre la clef sous le tapis
Bon après ce plaidoyer ce vieux con qui balance : « c’était mieux avant » voici la présentation des deux équipes

L’équipe de Nice version 1987-88 by Panini :

André AMITRANO
Jocelyn RICO
Pierre DREOSSI
Carlos CURBELO
René MARSIGLIA
Eric GUERIT
Marco ELSNER
Daniel BRAVO
Roger RICORT
Milos DJELMAS
Tony KURBOS
Hervé BLANC
Claude MASSA
Philippe N’DIORO



















L’équipe de Lille version 1987-88 by Panini

Bernard LAMA
Dominique THOMAS
Jean-Luc BUISINE
Fernando ZAPPA
José PASTINELLI
Alain FIARD
Philippe PERILLEUX
Jocelyn ANGLOMA
Jean-François DANIEL
Erwin VANDENBERGH
Philippe DESMET
Christophe GALTIER
Eric PERISSETTE
Gaston MOBATI



















4 commentaires:

  1. ... Ces mêmes niçois qui tomberont face une équipe monstrueuse venant de D2 : Le FC Sochaux !

    Une équipe qui comptait dans ses rangs : Paille / Sauzée / Sylvestre / Rousset / Bazdarevic / Hadzibegic, et qui a literallement pulvérisée ses adversaires en championnat.
    4 buts face à Orléans en première journée, 7 buts face à Lyon, 5 face à Grenoble et 6 contre Istres... Tout de suite ça calme.
    résultat 97 buts en championnat contre 17 encaissés. Du jamais vu.

    L'entraineur Sylvester Tacak distille un jeu en triangle qui impressionne et qui fait des malheurs même en coupe de france :6 buts contre le PSG, puis Montpellier et ensuite Lens... Jusqu'au Niçois en demi finale dans une rencontre serrée que d'aucuns considéraient comme la finale avant l'heure.

    Et comme toutes les belles histoires du foot français se terminent mal, cette belle équipe tombe injustement aux tirs aux buts face aux voisins messins....

    Et les larmes de bazdarevic, inconsolable, se mêlèrent aux miennes lorsqu'enfant je supportais cette superbe équipe pleine de cœur...

    (et oui avant d’être supporter du PSG je fut un petit supporter de Sochaux.... Et ça c'est une autre histoire !)

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  2. J'aime Buscape !
    Moi je n'avais pas aimé le 7-1 à Gerland pour le duel entre les deux monstres supposés de la D2, au final il en restera qu'un monstre après 90 minutes ;-)

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  3. Erwin Vandenbergh et Philippe Desmet deux attaquants qui étaient complémentaires le premier a fini meilleur buteur européen et dire qu'il allait partir à Barcelone au lieu de Lille il était au sporting d'anderlecht mais aec des problèmes avec le coach de l'époque Arie Haan ancien joueur d'anderlecht de l'ajax et des oranges de Rinus Michiels.
    Philippe Desmet jouait quand à lui à Waregem et combinait avec le travail dans une usine

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  4. Du picard en veux-tu, en voila! Lama passé par Abbeville, Périlleux né à Origny-Sainte-Benoite (02), Prissette né au Nouvion-en-Thiérache (02) et Mobati qui a fini sa carrière à Beauvais. "REPRESENT!"

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