Quand Jean-Michel LARQUÉ était un footballeur

Jean Mimi, surnom nationalement connu et acolyte éternel de Thierry Roland, a été un footballeur et même un grand footballeur avant de se reconvertir dans le journalisme sportif
Le portait qui suit est inspiré d’extraits récupéré dans les livres d’or du football 1976, 1977, l’excellent forum Foot nostalgie, ainsi que d’un portrait trouver sur le site Poteaux-carrés.
Jean-Michel LARQUÉ est né le 8 septembre 1947 à Bizanos. Il fait ses premières armes dans son Sud-Ouest natal et se fait déjà remarquer sous les couleurs de la JAB PAU. C’est là que l’ASSE vient le débusquer. En 1964, il devient lauréat du concours du jeune footballeur, trophée envié à l’époque.

En 1965, il est nommé major du centre sportif Gillette, non pas pour son côté « rasoir » (pas encore tout au moins), mais plutôt sur son aisance technique. Car la qualité première de Jean Michel LARQUÉ, c’est une technique très au dessus de la moyenne, auquel s’ajoute une grande intelligence de jeu. Jean-Mimi possède donc toutes les qualités pour devenir un talentueux meneur de jeu. Son emploi du temps est, par ailleurs, déjà démoniaque. Il attrape le train de 5h52 pour aller notamment étudier à la fac de Lyon, en préparation d’un Capes (qui lui permettra d’enseigner un mois et demi dans un lycée Stéphanois), puis revient le soir s’entraîner avec les amateurs et jouer en équipe « une » le week-end. Il a alors 18 ans, et sa carrière pro peut commencer.

De 1965 à 1977, le parcours de ce joueur en avance sur son époque fut tout simplement phénoménal. Son palmarès, tant individuel que collectif peut en témoigner. Celui qui restera comme le capitaine légendaire d’une équipe mythique disputera prés de 320 matches en D1 avec les verts, pour 78 buts au global. Il remportera sept titres de champions de France (1967, 1968, 1969, 1970, 1974, 1975 et 1976), record qu’il détient avec son co-équipier Hervé REVELLI et le trio lyonnais COUPET-JUNINHO-GOVOU. Il soulèvera par trois fois la coupe de France (1970, 1974, 1975). Enfin, il sera de la fameuse épopée de 1976, et qui chutera face l’ogre bavarois en finale de la coupe des clubs Champions pour la 2ème année d’affilée. D’ailleurs il est à noter que dans cette finale, il fut complètement muselé et mis sous les éteignoirs par ROTH (en outre l’unique buteur de la rencontre).

LARQUÉ loupe totalement sa finale et ne s’en remettra jamais pratiquement, il accuse le coup psychologiquement et à partie de là ses relations avec le « Sphynx » HERBIN vont sérieusement se détériorer. Pourtant quand tout allait bien à la fin de la saison 75-76, son coach ne tarissait pas d’éloge pour le capitaine des verts : « Auparavant il faisait trop confiance à ses qualités techniques, mais il a compris qu’il devait se livrer totalement et contribuer physiquement à la générosité de l’ensemble. Son rayonnement sur la formation est important. C’est lui qui donne le ton. Quand j’ai quelque chose à lui dire je n’hésite pas, mais je n’ai jamais eu de difficulté avec lui. C’est un professionnel très consciencieux et il m’arrive souvent de lui confier la direction de l’entrainement. »

Mais la saison 1976-77, les résultats ne sont pas aussi bons et le fil casse entre HERBIN et LARQUÉ. Le problème entre LARQUE et HERBIN c’est qu’ils avaient été co-équipiers avant qu’HERBIN prennent les rênes de l’équipe et les 2 hommes n’hésitaient pas à se dire leurs 4 vérités. LARQUÉ ne se gênait donc pas pour dire en public que tout n’allait pas pour le mieux et qu’il estimait anormal que son entraineur affirme le contraire au lendemain d’une défaite 4-0 à Sochaux. Larqué enfin n’adhérait pas parfaitement aux conceptions tactiques qui l’avait conduit à enfiler un numéro 9 en coupe d’Europe en laissant entendre qu’il ne défendait pas suffisamment.

En outre HERBIN multipliait les séances « physiques » où les mêmes gestes étaient répétées des centaines de fois et que Larqué trouvait pour le moins monotone. LARQUÉ donc agaçait HERBIN et HERBIN le mit sur la touche. Le capitaine stéphanois ne le supporta pas et ce fut la rupture, car Jean-Mimi n’a pas pour habitude ni de mâcher ses mots ni de faire des concessions. Il n’admettait pas qu’Herbin prétexte qu’il était en petite forme, ce qui était de toute évidence n’était qu’un prétexte. Alors Jean-Mimi pris sa décision et il quitterait son club de toujours. Laissant des souvenirs impérissables au public stéphanois comme ce but fantastique en finale de coupe de France. A le voir et revoir, on comprend mieux qu’il nous bassinait à chaque match sur l’équilibre du corps pendant la frappe. Au moins sur ce sujet il savait de quoi il parlait notre Jean-Mimi.

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Jean-Mimi partit pou Paris, pour devenir alors l’entraineur le plu jeune de l’histoire du football français. Voici  comment il évoque son départ : « une étape de ma vie était arrivée à son terme. La saison 1977 a été décevante. Moi-même, j'ai été décevant. La mouche tsé-tsé de la Coupe d'Europe avait mordu beaucoup de monde » En quête d’un nouveau challenge il est séduit par le projet de Daniel HECHTER de créer un grand club dans la capitale et devient l'entraîneur du PSG. L'absence de meneur de jeu l'oblige à revenir sur le terrain pour occuper un poste d’entraîneur-joueur, difficilement compatible avec le niveau et l’exigence de la L1. 

Paris se retrouve dernier du championnat et il décide de se consacrer uniquement au poste d’entraîneur. Les résultats sont moyens, constatant son échec, Larqué redevient alors simple joueur un an après son arrivée au PSG, sans saveur pour le club parisien, qui plafonne dans le ventre mou du championnat. Sur le métier d'entraineur il fera ce constat amer : « Ce n’était pas un métier fait pour moi. La réalité du terrain est trop éloignée du message que je veux faire passer. Je m’en rendais malade. Je ne prenais pas mon pied. J’admire les gens qui sont capables de supporter la pression et d’avancer ». 

Il devient par la suite Manager général du club mais le départ d’Hechter, remplacé par Francis Borelli, laissera des traces et LARQUE en fait les frais. LARQUE file faire une dernière pige au Racing Club de Paris. Pendant deux saisons il cumule les mandats, il entraine l’équipe tout en rechaussant les crampons avant de mettre une croix définitive sur sa carrière de joueur-entraineur et d’embrasser celle de journaliste. Jean-Mimi quitte définitivement le pré pour le confort des tribunes de presses et rejoint l’équipe des sports d’antenne 2 où il officie déjà avec Thierry ROLAND et ce pour un sacré bail.

Si LARQUÉ a eu une très grande carrière, il faut souligner qu’il a du mal à s’adapter hors du confort du club où il a grandit. Son aventure dans la capitale n’a pas été un franc succès et il n’aura jamais réussi à s’imposer en équipe de France, avec un maigre total de 15 sélections en équipe de France. C’est très peu, trop peu pour ce joueur, moderne et qui s’illustra comme l’un des tous meilleurs joueurs de l’histoire de notre championnat.


Le portfolio qui suit est sorti dans l'équipe mag l'été dernier et s’intitulait : « quand ''Jean-Mimi'' jouait au foot », il reprend avec de superbe clichés les différentes étapes de sa carrière
10 mai 1964
Lever de rideau de la finale de Coupe de France à Colombes (OL-Bordeaux 2-0). Jean-Michel Larqué, 3ème en partant de la droite, est en finale du concours du jeune footballeur qu'il remporte.
28 avril 1973
Avec Jacques Santini, son coéquipier chez les Verts.
9 avril 1975
Saint-Étienne - Bayern Munich (0-0).
3 mai 1975
Les Verts fêtent leur 8ème titre de champion de France. De gauche à droite : Christian Lopez, Dominique Bathenay, Jean-Michel Larqué et Patrick Revelli.
14 juin 1975
Saint-Étienne - Lens (2-0). Larqué marque le second but stéphanois sur une magnifique reprise de volée.
1970
Jean-Michel Larqué en 1970.

4 commentaires:

  1. très bel article! son passé de joueur lui donne une réelle légitimité mais son expérience d’entraîneur devrait lui donner un peu plus de modestie et de discernement quand il attaque les coachs actuels...
    Sacré Jean Mimi!

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  2. Je trouve qu'avec l'âge il est devenu super aigri et il devrait se retirer du monde du foot. Sa page sur France Football ne sert à rien, il se contente de commenter le sommaire du journal

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  3. PS: les photos avaient du mal à s'afficher...je comprends...je suis traumatisé...j'ai vu Jean Michel Larqué tout nu...ne refais plus jamais ça Alex mdr

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  4. Oui y'avait un petit souci je m'en suis rendu compte quand j'ai voulu te répondre. ça fout les chocottes hein ? lol

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