Mark HATELEY, quand Attila balance

Je vous parlais récemment de Mark HATELEY lors de l’article sur l’AS Monaco champion de France 1988 mais Mark HATELEY a fait énormément parlé de lui cette semaine dans une interview où il balançait, 18 ans après les faits, avoir été approché par l’OM pour laisser filer un match de ligue des champions. Tout cela m’a donné envie de retracer la carrière de celui qu’on surnommait Attila !

Les débuts

Anglais de naissance, fils de Tony HATELEY grand footballeur anglais qui s’illustra notamment avec Aston Villa et Liverpool, c’est aux Etats-Unis que Mark découvre le football, à l’âge de 13 ans il joue en club à Boston. Ce n’est qu’à l’âge de 18 ans qu’il retourne en Angleterre et signe à Coventry qu’il le fera débuter en pro. Mais le grand Mark n'arrive pas à s'imposer malgré des qualités indiscutables, il est alors prêté à Portsmouth alors en division 2. Et c'est dans cette division que Mark HATELEY va exploser plantant 25 pions dans son unique saison avec « Pompey », qui rafle le titre et l'accession en premier league.

La reconnaissance internationale

Mark HATELEY file en 1984 dans le Calcio et signe au Milan AC, dans un club en grande difficulté et qui est loin de son lustre d’antan. HATELEY va rester 3 saisons mais n’arrivera pas réellement à s’imposer à cause de ses premiers déboires physiques et malgré de belles promesses dans le jeu. Pour lui c’est son poste son jeu qui lui a valu toutes ses blessures, ainsi à la fin de sa carrière il confessait : « mon style de jeu m'a beaucoup exposé. Beaucoup de gens ont dit que j'étais un déménageur. Je suis effectivement un joueur physique évoluant à un poste à hauts risques pour peu qu'on se donne au maximum. Je n'ai jamais calculé, mesuré la porté d'une action. J'aime le contact, j'aime le but. Quand on s'en approche, il y a danger »
En France on connaitra Attila lors de la saison 1985-86 quand avec son co-équipier Pietro VIRDIS il sorti de la coupe de l’UEFA un excellent AJ Auxerre (voir le sujet Auxerre-Milan AC saison 1985-86). Si les bourguignons avaient admirablement tenu le choc dans les débats, ils sombraient dans le jeu aérien en encaissant 3 buts de la tête à San Siro dont une de la tour de contrôle

Hateley véritable poison pout toutes les défenses qui l’affrontent à cette époque. Son entente avec VIRDIS est impressionnante et HATTELEY est naturellement et régulièrement appelé en équipe nationale. Lors de ses 2 premières saisons en Italie il ne manquera que très peu de rendez vous avec la sélection aux trois lions et inscrivant respectivement 5 et 3 buts en 8 et 9 sélections pour les saisons 84-85 et 85-86. Il inscrit 4 buts lors des 5 derniers matchs éliminatoires de la coupe du monde et participe grandement à la qualification pour le mondial mexicain. Malheureusement pour lui la réussite e Gary LIneker va le pousser progressivement au fil du tournoi sur le banc de touche. La saison post-mondial est compliquée pour lui avec des pépins physiques qui lui font manquer trop de matchs et est transféré à la fin de la saison 1986-87 à Monaco après avoir inscrit seulement 2 buts toutes compétitions confondues.

HATELEY débarque en France

En France, il arrive avec la réputation d’un des meilleurs attaquants d’Europe mais d’un joueur qui a 26 ans connait déjà des problèmes physiques récurrents et qui reste sur une saison très maigre. Débarqué sur le rocher en compagnie de son compatriote HODDLE, HATTELAY va connaitre une saison faste, avec 14 buts il participe grandement au sacre de l’ASM en championnat de France et son entraineur WENGER ne tarit pas d’éloge à son encontre : « C’est un perforateur de défense. Il a toujours envie d’aller de l’avant et n’a peur de personne. Il a apporté à l’équipe un esprit de conquête, en plus de son énorme présence aérienne. Dans les moments difficiles, l’équipe s’en est souvent remise à la tête d’Hateley. C’est aussi un excellent remiseur. Il est conscient de sa force et, comme souvent chez les anglais, ne se préoccupe pas de l’adversaire. Il a été bien accepté par ses équipiers, car il est naturellement joyeux et bon vivant ». Auteur d’une énorme saison il retrouve les honneurs de la sélection et est convoqué pour participer à l’euro Allemand où les anglais s’effondrent, éliminés au premier tous après 3 défaites.

De retour sur le rocher HATELEY va connaitre des saisons difficiles mais comme bon nombre de monégasques à l’époque, la faute à des pelouses à la Turbie et Louis 2 indignes des exigences professionnelles On ne verra plus Hateley qu’une quinzaine de matchs par an. Cela n’empêchera pas Wenger de toujours compter su son avant-centre : « son point fort, c'est son jeu de tête. Mais ce n'est pas tout : il est aussi rapide et très précis dans les tirs au but. C'est vrai qu'il n'est pas ondoyant. Au contraire, il est raide et pas vraiment esthétique mais ça ne l'empêche pas de se montrer adroit et d'exprimer en permanence sa volonté féroce de s’imposer.. ». Mais la poussée d’un jeune attaquant nommé Georges WEAH pousse HATELAY à quitter la côté d’Azur, son épart est un regret à Monaco où l’anglais n’ pas pu exprimer tout son potentiel, Wenger toujours et encore : « Mark n'a laissé que des bons souvenirs à Monaco. Il était très famille. Et, même s'il venait du Calcio, il n'avait pas du tout la grosse tête. C'était un meneur. Il disait tout le temps aux autres : " il faut y aller. Ne laissez pas de répit à l'adversaire ! ". Le prototype dy joueur britannique avec des qualités de cœur extraordinaires. Il aimait bien rigoler. Malheureusement, sa carrière a été perturbée par trop de blessures »

La fin en Ecosse

Mark HATELEY choisit l’Ecosse plutôt que la premier League, il faut dire que les Glasgow Rangers à l’époque alignent les livres sterling pour attirer les meilleurs joueurs européens afin de remporter une coupe d’Europe entre 1990 et 1994, les Rangers verront débarquer à Ibrox Park : Oleg Kuznetsov (voir le sujet sur Kuznetsov), Trevor Steven, Gary Stevens, Alexei Mikhailichenko, Brian Laudrup ou Basile Boli. Une pléiade d’internationaux pur enlever une coupe d’Europe. Et c’est lors de ces tentatives de coupes d’Europe qu’Hateley a fait parler de lui récemment. Car en Ecosse Hatteley est redevenu Attila, un guerrier qui ne fiat pas repousser l’herbe sous ses crampons ! En 5 saisons HATELEY va inscrire 111 buts en 214 rencontres et les Rangers sont une des meilleures formations d’Europe. Lors de l’exercice 1992-83, les Rangers, avec des vedettes comme Mikhailichenko et Steven impressionnants au milieu de terrain, font figure de prétendants à la victoire finale. Qualifiés pour la seconde phase de la ligue des champions qui envoient chaque vainqueur de poule en finale, les Rangers sont le vrai rival de l’OM de Bernard Tapie.
Le match aller à Ibrox Park et est une démonstration de force des phocéens, du moins pendant 75 minutes de jeu. Les Olympiens mènent logiquement 2-0 grâce à son tandem Boksic-Voller mais à la 75ème minute de jeu quand McSwegan réduit la marque c’est une véritable tempête écossaise qui souffle sur le but de Barthez et c’est le revenant HATELEY qui met les 2 équipes à égalité. Une injustice sur l’ensemble du match mais un point précieux sur les 10 dernières minutes, tant la furia des Rangers avait grondé très fortement faisant trembler tous les internationaux marseillais.
C’est donc au match retour que se disputerait le billet décisif pour la finale de la LDC 1993 face au Milan AC. Et voici ce qu’a raconté Mark Hateley la semaine dernière :

video

Je trouve très dommage que ces propos viennent 18 ans après et surtout ils sont loin d’être très précis : « l’ami d’un ami… » Ça n’apporte pas grand-chose et ceci nous laisse qu’un doute de plus sur cette année 1993 de l’OM qui traine pas mal de casseroles derrière son cul (affaire VA-OM, accusation du CSKA Moscou dans la même phase de LDC). Où alors est-ce les langues qui se délient plus facilement depuis que l’OM a été condamné de corruption face à Valenciennes ?
Moi le truc qui m’a le plus marqué en fait dans cette vidéo, c’est que le Attila il mérité plus trop son surnom et même maquillé comme un carré d’as, il ne masque pas le poids des ans. Voici quelques clichés de la transformation ‘Attila :
Tony HATELEY, le papa, avec Aston Villa en 1960, incroyable ressemblance, isn't it ?
En Italie, un surnom : ATTILA
32 sélections avec l'Angleterre et 8 buts !
Le retour du guerrier en Ecosse
Attila ?

3 commentaires:

  1. une belle fin de carrière !!!

    sinon,tu as raison: pourquoi balancer tout cela maintenant ??? pour essayer de garder une certaine notoriete ??? bon match

    RépondreSupprimer
  2. Une anecdote a propos de Coventry,leur tenue de l'époque représentant l'emblème Talbot avait été tres contreversée (il l'ont néanmoins porté pendant 2 saisons de 81 à 83!!) car le sponsor prennait un trop grande importance par rapport à leur maillot !!

    http://www.historicalkits.co.uk/Articles/Room_101.htm

    RépondreSupprimer
  3. Il est excellent ce site, merci David

    RépondreSupprimer

LinkWithin

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...