L'exode des polonais : Henryk KASPERCZAK

Incroyable milieu de terrain du Stal MIELEC avec les SZAMARCH, LATO, KASPERCZAK explose lors du mondial allemand. En Pologne pourtant KASPERCZAK est une vedette du championnat polonais permettant au club de Stal MIELEC de contester l’hégémonie du Ruch Chorzów et de s’adjuger les tires de 1973 et 1976. Cette même année là le club de Stat MIELEC s’illustre en coupe d’Europe, le club d’HAMBOURG S.V aura toutes les difficultés du monde à en venir à bout en ¼ de finale de la coupe d’UEFA. Cumulé aux résultats de la sélection nationale, KASPERCZAK est repéré pas plusieurs clubs européens, mais ce n’est seulement qu’à 32 ans qu’il peut quitter la Pologne. Il file alors au FC Mets mais il raccroche rapidement les crampons (après une saison) et devient entraineur des grenats et donnera à Metz son premier trophée national.

En 1980-81, cela fait déjà 2 saisons FC Metz est dirigé par le polonais Henryk KASPERCZAK, s'appuie sur les " jeunes pousses " que sont Marco Morgante, Jean-Philippe Rohr, Carmelo Michiche, Luc Sonor, Vincent Bracigliano ou Philippe Hinschberger, encadrés par Philippe Piette, Branco Tucak ou Philippe Mahut. Le club termine 9ème en 80/81 et de nouveau 17ème en 81/82 en raison de graves problèmes offensifs. Les artilleurs de Metz, tant redoutés, son étrangement muets.
Il faudra attendre l'arrivée du marocain Merry Krimau à la pointe de l'attaque, lors de la saison 1982-83, pour que le FC Metz retrouve le potentiel offensif qui a fait son succès au milieu des années 1970. Krimau l'intenable félin, marque à 23 reprises et termine 3ème meilleur buteur du Championnat. Le FC Metz ne réussit cependant pas à se détacher du milieu de tableau, et hérite de la 9ème place. Sur le plan extra-sportif, le club est menacé de dépôt de bilan durant l'été 1983. La municipalité de Metz appuye le retour de Carlo Molinari aux affaires ; ce dernier impose un retour à une gestion plus sage et un changement radical de structures. Grâce à son dynamisme, la confiance de la ville de Metz et l'appui de son comité, Carlo Molinari réussit progressivement à assainir les finances du club.

Le 11 mai 1984 est désormais une date historique pour le FC Metz puisqu'elle est synonyme de son premier titre majeur. Après s'être débarrassé successivement de Calais, du petit poucet Castets-en-Dorthe, de Besançon, de Laval et du FC Nantes, les messins " montent " à Paris, portés par toute une région victime de multiples plans sociaux dans l'industrie sidérurgique. Etrange signe du destin, le FC Metz, affronte un club " princier " l'AS Monaco, variation moderne sur le thème de David et Goliath. L'AS Monaco, qui a déjà disputé quatre finales de Coupe de France et en a remporté trois, est favori. Les programmes TV de l'époque (et imprimés la semaine précédente) titrent même Finale : AS Monaco - FC Nantes, tant la participation de Metz à cette Finale relève de l'incongru aux yeux des médias parisiens. Les lauriers sont coupés d'avance mais les messins prennent une revanche éclatante sur ces jugements à l'emporte pièce. Au Parc des Princes, entièrement acquis à la cause du " petit poucet", et au sein duquel on prit place 20 000 lorrains " montés " à Paris par trains, bus spéciaux ou voitures particulières, Monaco et Metz hésitent à se livrer, ne prennent pas de risques.

Il faut attendre la prolongation pour que les joueurs messins se libèrent. KO debout sur un direct de Philippe Hinschberger (102ème), Monaco s'effondre sur un uppercut de Toni Kurbos (108è) au terme d'une prolongation historique. Metz remporte son premier titre et se voit projeté en Coupe des coupes. Les Ettore, Bracigliano, Colombo, Zappia, Barraja, Thys (le pauvre " Billy " est sorti sur civière), Sonor, Hinschberger, Pécout, Kurbos, Rohr et Bernad entrent ce jour de manière éclatante dans la légende du club. A l'issue de cet exploit, Henryk KASPERCZAK quitte le club comme il l'avait annoncé plusieurs semaines auparavant et est remplacé par Marcel Husson.

Malheureusement ce titre sera la seul titre majeur de la longue carrière d’entraineur de KASPERCZAK qui passera à la tête de 11 clubs différents (dont 6 en France : Metz, St-Etienne, Strasbourg, RC Paris, Montpellier, Lille et Bastia) et 5 sélections africaines en 30 ans de carrière.
Un sacré turn-over et le dernier a eu lieu la semaine dernière, où KASPERCZAK a quitté le Wislaw Cracovie pour s’exiler en Grèce et entrainer le club de Kavala où évolue Pierre DUCROQ, Wilson ORUMA, Jean-Claude DARCHEVILLE et DENILSON, l’ancienne vedette girondine, entre autres.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

LinkWithin

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...