PARIS SG 1985-86

Hier on a vu le jugement de « Coco » SUAUDEAU sur ces canaris champions de France (FC Nantes 1976-77) et on a pu voir que ce jugement était sans concessions et même parfois les propos étaient durs. Aujourd’hui on fait le même exercice de style avec Gérard HOUILLER, dont c’est la 1ère saison à Paris, et qui juge ses champions de France, c’était à la fin de la saison 1985-86. Il est amusant de comparer les propos des deux entraineurs. Autant les propos du nantais peuvent être très durs voir blessant autant ceux du parisien sont tous consensuels. Lowitz et Jacques n’ont quasiment pas joué de la saison mais il les trouve extraordinaire dans leurs domaines ou encore sa pléiade dithyrambique sur le milieu offensif hollandais Vermeulen qui n’a planté aucun but !! Lors des deux saisons suivantes le PSG connaitra des difficultés et le technicien parisien se séparera vite fait de son hollandais qui en trois saisons au PSG n’a planté qu’un seul but en championnat !! Les seules critiques qu’il fait, ressemblent trop à des encouragements inscrits sur un bulletin de second trimestre d’élèves de 6ème, ce n’est pas un hasard si on le surnomme le prof. Et tout le problème d’Houiller dans ses différents clubs et en sélection réside sûrement sur ce coté scolaire dans ses relations avec les joueurs. 

Car on en peut pas remettre en cause ces qualités de technicien ; champions de France avec le PSG et l’OL, vainqueur de la coupe de l’UEFA avec Liverpool avec des équipes qui, à chaque fois, pratiquent un beau football. Mais à chaque fois l’histoire s’est mal terminée, l’exemple lyonnais en est flagrant. HOUILLER est arrivé à Lyon pour piloter une formule 1 (comme aimait à le dire à l’époque Bernard LACOMBE) et il apportera énormément au groupe. Pour moi l’OL d’HOUILLER était plus fort que celui de LE GUEN, Tiago au milieu à la place d’Essien apportait plus de fluidité et de mouvement au milieu lyonnais, peut être alors le meilleur d’Europe. Mais HOUILLER ne tient pas le vestiaire, et le groupe soudé, principale force de l’OL en ces temps là, devient SA principale faiblesse. Un des principaux torts d’HOUILLER c'est la starification de certains joueurs comme JUNINHO qui réalise une mauvaise saison 2006-07 mais qui n’est pas remis en cause par l’entraineur, ou encore de faire toujours jouer ABIDAL titulaire alors que ses performances sont plus que décevantes, il n’ya plus de compétition saine dans el groupe car ce sont toujours les mêmes qui jouent, quelques soit leurs niveaux. 

Sur ce point on voit bien la différence avec SUAUDEAU qui descend les joueurs qui n’ont pas assez travaillé dans la saison, accompagné de fait vu qu’il n’hésite pas à renvoyer des internationaux, jouer avec la réserve. Tandis qu’Houiller, lui reste tout le temps dans le compliment et ne veux tirer que le positif. Sur le long terme ce discours n’est pas source ce progrès, et ces échecs au PSG, en Equipe de France où son groupe à implosé (conflit joueurs PSG-OM dans le vestiaire) réussissant l’exploit de ne pas se qualifier pour le mondial américain, Liverpool qui remportera la LDC dès son départ et l’OL où il a réussi à diviser un vestiaire uni montrent qu’il n’arrive pas à gérer un groupe à moyen terme avec son discours trop lisse, où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. En tout cas voici sa revue d’effectif de cette, néanmoins, très belle équipe du PSG version 1985-86 :

BATS « gardien sûr, parce qu’il rassure. Capital dans l’attribution du titre, essentiel dans les périodes difficiles. Une force vitale en lui : sa puissance de concentration. Je n’ai jamais rencontré non plus un gardien qui aimait autant le travail. Jamais blasé il est formidable à l’entrainement. Certains ont la gloire, l’argent, la facilité et passent leur vie à mordre. Lui est sain, est sensible à bien d’autres choses que le football, à d’autres fibres, et je l’apprécie énormément. Enfin quand il se fixe un objectif, il renverserait des montagnes. J’ai pourtant un souhait : qu’il se montre encore plus agressif

BIBARD « On sait qu’il a de grosses qualités physiques, on sait moins que c’est un fin technicien. Son problème est qu’il lui faut dompter son jeu. C’est vrai qu’il doit garder les aspects surprenants qu’il possède actuellement, mais il doit trouver une maîtrise du rythme de son propre jeu. Pour résumer, je dirais qu’il doit trier son jeu. Il set aussi le boute-en-train de la bande, un personnage attachant que je qualifierai du ‘clean’ »

PILORGET « Le seul à avoir disputé tous les matchs de championnat et de coupe alors qu’il n’avait pas joué la saison précédente. Grande intelligence du jeu, comprend tout de suite les coups tactiques. D’un aspect assez froid, il montre toute sa générosité dès qu’on le connait. Il ne serait pas mal, pourtant, qu’il montre plus de chaleur, ce qu’il ne fait qu’en cercle restreint »

LOWITZ « Malheureusement pour lui, et pour nous, il n’a pu jouer qu’une quinzaine de matchs. Je suis persuadé qu’il va exploser. C’est un cocktail fantastique, fait de physique et de technique. Il faut qu’il durcisse son mental, qu’il soit moins ébranlé par les évènements contraires. J’aimerais, un peu comme pour Bibard, qu’il joue avec plus de sérénité. Il en fait presque trop, son jeu devrait perdre quelques impuretés. C’est un grand footballeur en devenir

JEANNOL « Je suis certain que Philippe peut devenir un joueur exceptionnel à son poste. Il a toutes les qualités, physiques, techniques, le jeu de tête, la frappe de balle, et le libéro allemand Augenthaler ne lui est pas supérieur. Ce que je voudrais, c’est qu’il se fixe des objectifs plus hauts, qu’il travaille un peu au-delà de ce qu’il pense lui-même devoir faire. Il ne doit pas rester dans la facilité, et l’éclosion de son jeu ira de pair avec l’éclosion de sa personnalité »

POULLAIN « Je le connaissais lorsqu’il était à Nantes, mais, depuis son arrivée à Paris son jeu à pris de l’envergure, peut être en raison de la présence de Fernandez à ses côtés, peut être aussi parce qu’il bénéficie de plus de libertés. Toujours disponible dans le jeu, partenaire idéal pour l’équipe, il a marqué es buts décisifs à Auxerre, au Havre ou en coupe de France. Il a le souci de toujours vouloir s’améliorer et, quand il s’entraine, c’st pour progresser et, non pour s’entretenir »

SENE « Sa dernière saison était en 2 volets. Une première partie, satisfaisante ni pour lui, ni pour nous, parce que trop inconstante en raison d’un manque de confiance et de problèmes d’adaptation. Et puis, un jour, il marque un but et c’est le déclic. Ce n’était plus alors le même joueur et il a été décisif à tout coup en fin de saison. Son entente avec Susic aussi a été excellente. C’est un gros travailleur et surtout c’est un homme bien »

FERNANDEZ « L’explosion du PSG a coïncidé avec l’explosion de son jeu. Il a su élever le niveau de son expression technique et tactique, et y ajouter ses qualités de capitaine et de meneur d’hommes. C’est le genre de joueur sur qui on peut compter le jour d’un match. C’est un formidable gagneur et j’ajouterai même un phénomène. Il aime rire, il aime aussi faire le mariolle, mais, pour son entraineur, c’est parois un souci, car il faut savoir le prendre. »

JACQUES « Voilà près de 10 ans qu’il roule sa bosse en 1ère division, en marquant régulièrement une dizaine de buts par saison. Pourtant lorsqu’il est arrivé au PSG, lui-même devait penser qu’il ne serait qu’un remplaçant. En fait, dans son rôle de piston sur le flanc droit, il aura été déterminant pendant les 15 premières rencontres. Il va très vite, à le sens du jeu, n’est pas maladroit devant le but. Peut être manque t’il d’un peu de confiance et de culot, sans doute aussi a-t-il été freiné par sa blessure à Lens, mais c’est un personnage loyal et attachant avec qui j’aime beaucoup travailler »

SUSIC « Sous des aspects ombrageux, c’est l’homme le plus délicieux, le plus agréable à vivre et el plus facile à entrainer. Sa richesse tactique est incroyable, il peut jouer dans une multitude de registres. Joueur de 1er plan, il ne rate pas ses rendez vous. J’aime les créateurs et lui crée toujours. Il faut être indulgent avec cette race. C’est vrai qu’il faut quelquefois équilibrer l’équipe autour de lui, mais quel talent et quelle volonté ! L’année dernière à Auxerre, il était marqué par un excellent Friard, qui ne le lâchait pas d’une semelle. Safet ne s’en sortait pas, mais jamais il n’abdiquait. Sans cesse il essayait quelque chose et, après 1h15 de jeu, Friard a craqué. Susic nous fait marquer le seul but du match. C’est un homme fier, absolument pas capricieux, et sur qui on peut compter. La preuve, il n’a manqué qu’une seule rencontre.

ROCHETEAU « J’ai beaucoup insisté pour qu’il reste au club. Lui, c’est le jeu en mouvement. Il attaque sans arrêt, ne se contente pas de remise derrière. Il passe au millimètre, fait du spectacle, et c’est normal qu’il y ait un peu de déchets. Ses qualité morales sont irréprochables et el moins qu’on puisse dire, c’est que ce n’est pas l’homme des magouilles. Sans doute manque t’il d’un peu de puissance mais il a encore de bon matchs devant lui »

DA FONSECA « Une saison malheureuse. Sa préparation avait été parfaite et, à la dernière minute du match contre Bastia, le 1er de la saison, il a été blessé. Il fut long à s’en remettre, et le rayonnement de Vermeulen n’a pas réellement permis une vraie concurrence. Il a le style classique de l’avant centre argentin, capable d’attendre un soutien, mais aussi d’être dangereux dans la surface »

VERMEULEN « je voulais un pied gauche dans l’équipe, sorte de 4ème milieu et, lorsqu’il y a eu l’opportunité, nous l’avons saisie. Je ne le regrette vraiment pas ; Sans même parler le français, il a su s’imposer par son sens du collectif, apportant son gout du travail et sa faculté d’élimination. Un seul regret, qu’il n’ait pas marqué un seul but cette saison »

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