Stade Brestois Chapitre un : l'ascension

Ce week-end le Stade Brestois remontent en 1ère division presque 20 ans après l'avoir quitté. Retour en 3 étapes de l'ascension à la chute du Stade dans les années 80 !

L'ascension du Stade Brestois 1981-1986 

En 1979, le Stade Brestois est promu en première division (D1) pour la première fois de son histoire. L'année d'apprentissage se solde par une dernière place au classement, mais le Stade remonte dès la saison suivante. Le club, dont le nouveau président
s'appelle François Yvinec, se maintient cette fois assez confortablement en D1. Malgré une certaine instabilité au poste d'entraîneur, le stade brestois compte dans ses rangs des joueurs solides qui stabilise le club breton et confirme sa place dans l'élite les saisons suivantes.  

Au premier rang de ses joueurs l'international : Yvon Le ROUX

Menhir breton au physique imposant, Yvon le Roux fait ses armes au Stade Brestois. Le club est en D2 et ferraille pour gagner sa place en D1. Habitué au ventre mou du championnat, Yvon se forge avant tout un physique dans les étages inférieurs où la violence sur les terrains est le lot quotidien de chaque journée de championnat. En 1979, il connait sa première montée terminant premier du groupe B, mais l'aventure en D1 est de courte durée, 4 petites victoires soldent une saison aussi grise que les rues de Brest un matin d'hiver, pour une place de lanterne rouge. Voir l'article complet sur le Menhir Yvon LE ROUX

 
Avec son pote Yvon POULIQUEN, qui verrouille le milieu de terrain et l'internationnal Raymond KERUZORÉ (futur entraineur du club), les bretons ne prennent que 25 petits buts en 38 matchs... le Stade Brestois est champion de D2 et réintègre l'élite. La première saison est plutôt convaincante avec une 9ème place. La saison suivante se termine sur les mêmes bases avec une 10ème place. Yvon commence à se faire remarquer. En 1983, il signe à Monaco et intègre l'équipe de France où, pour son premier match, il plante un but de la tête face aux yougoslaves.
Il s'impose en equipe de france et est titulaire indiscutable lors du championnat d'Europe en 1984. Il effectuera également une brillante carrière dont l'apogée se déroulera à Marseille. En 1987 il est transféré sur la canebière où il forme une charnière centrale avec Kaarl Heinz Forster des plus solides de l'histoire du championnat de France et remportera en 1989 un dublé historique coupe-championnat. Cepandant un genoux douloureux lui fera perdre sa place au profit de la doublette Basile BOLI - Carlos MOZER.
Après sa carrière il est devient entraineur, notamment du Stade Brestois, alors qu'il aurait pu également présenter la Dernière Séance



  
Autre joueur clé du Stade Brestois : Gerard Bernardet

Numéro 10 et meneur de jeu, BERNARDET fait le bonheur des spectateur de Francis le Blé. Joueur emblématique du club. Malgré des prestations convaincantes, Gérard Bernardet agace par son caractère de cochon. Après 2 saisons dans le Finistère, il quitte le club pour rejoindre Mulhouse, en D2, un peu à la surprise générale. La parenthèse alsacienne dure 2 saisons. Il revient alors à Brest une dernière saison. L’équipe a considérablement évoluée depuis son dernier passage, avec un accent mis sur la formation. Gérard Buscher est devenu le n°9 attiré, soutenu par Joël Henry et Slavo Muslin, Paul le Guen fait ses débuts et la saison est somme toute moyenne. Une nouvelle fois Gérard quitte le club pour une équipe prétendument plus faible.

Il rejoint en effet Montpellier qui évolue en D2. En fin de carrière il rejoindra Yvon Le Roux en 1989 et ajoutera lui aussi le doublé coupe-championant à son palmarès bien qu'il cira le banc toute l'année. Au final, malgré un talent indéniable,
 Gégé sera sans doute passé à côté d’une meilleure carrière en raison de choix de clubs pas toujours judicieux et d’un manque de stabilité chronique, qui lui aura au moins permis de sillonner la France en long et en large.



Jean-Luc Le Magueresse


Polyvalent, il est capable de jouer à tous les poste défensif, derrière ou au milieu.A son arrivée en 1980 Il n’est pas titulaire mais conscient que le Stade Brestois est en train d’écrire les plus belles page de son histoire, il travaille dur.
En1982-83 il réussit une de ses meilleures saisons. Reste en mémoire son but qui offre la victoire face aux grands Girondins de Bordeaux. Avant ce match, sa femme accouche d’une petite Nolwenn, qui sera plus connu plus tard sous le pseudo de Nolwenn LEROY

Bernard Pardo

Il arrive au Stade Brestois en 1980, alors ambitieux club de Division 2. Pardo participe à la remontée du club et enchaîne les saisons pleines de promesses. Brest était, il faut dire, à l'époque, LE choix de carrière intelligent. Bernard passe en Armorique ses plus douces années de footballeur, loin de l'agitation de sa fin de carrière. Lui, le vaillant et endurant joueur DE milieu va devenir un joueur DU milieu. Car signer au Sporting Toulon en 1986 (après un passage chez les verts) est un vrai choix, un de celui que l'on doit assumer. Bernard va y côtoyer du lourd : le tout jeune David Ginola, le déjà costaud Bernard Casoni, le fantasque Pascal Olmeta, le pré-retraité de 24 ans Laurent Paganelli et d'autres joueurs méridionaux aux noms qui sentent le pastis. Le tout, bien entendu sous les ordres de Rolland Courbis, qui vient de prendre sa retraite de joueur.

Le club nage à l'époque en plein marasme. Caisse noire, fausses factures, les pertes s'accumulent. Fin 1989 les rats quittent le navire, le club est rétrogradé. Mais Bernard tissera des liens très forts avec ses amis varois...
Sa fin de carrière et le début de sa reconversion sont couverts d'une épaisse fumée, dans laquelle on peut distinguer au loin des arrières salles de casino, des voitures rouges, des pépés, de la poudre blanche, des chaînes en or qui brille... Une mythologie entoure ces 10 années nébuleuses.
•Fin 1993 il se fait coffrer aux Baumettes puis à Luynes pour participation active à un vaste trafic de cocaïne. Au bout de 6 mois il est libéré sous caution. Sans y voir un quelconque lien de cause à effet, Pardo avait payé de sa poche quelques mois plus tôt la libération de Francis le Belge... Simultanément, il est fortement suspecté avec d'anciens joueurs toulonnais d'être impliqué dans une affaire de matches truqués. Il sera blanchi.
•1995 : un de ses nombreux partenaires financiers, Christian Claisse, se fait coffrer pour escroquerie et abus de confiance après 3 ans de cavale. Il aurait vendu à Pardo, Pascal Olmeta et Bernard Casoni des faux bons de caisse d'une valeur de 3,5 millions de Francs.
•Décembre 1997, atteint au cœur, foie et pancréas est admis aux urgences de La Timone. Transplantation cardiaque. Les médecins sont par ailleurs contraints de lui éclater les chicos suite à une infection. Un nouveau coeur, des nouvelles dents.
•1998 : il est poursuivi par le FISC pour arrièrés de paiement à hauteur de 5 millions de francs.
•Aôut 2004 : Bernard Casoni, un ami de longue date, lui offre le poste d'entraîneur adjoint de l'équipe d'Arménie. L'expérience sera de courte durée.
•Fin 2004 : Bernard, rangé des voitures, reprend le bar de la Poste à Gardanne.


4 commentaires:

  1. Alex super la description de Pardo

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  2. de jovass: quelle belle équipe et comment une équipe comme brest pouvait s offrir de tels joueurs "l énigme ivinec"

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  3. J'ai essayé de répondre à cette question dans les 3 chapitres consacrés à Brest mais la fin des années 80 a été une période un peu folle pour le foot français et qui a vécu au dessus de ses moyens. Et en 1986-87 après le mondial mexicain, les 4 clubs qui ont fait des folies : Brest, Matra Racing, Bordeaux et l'OM ont payé un lourd tribu (pour l'OM bien plus tard)

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